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Crowdfunding en CEMAC : la Cosumaf prépare un nouveau guichet de financement pour les PME

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Crowdfunding en CEMAC : la Cosumaf prépare un nouveau guichet de financement pour les PME
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(Investir au Cameroun) – La Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) prépare l’entrée du financement participatif dans le paysage réglementé de la CEMAC. Dans sa note sur les actions prioritaires 2026, adoptée par son Collège le 1er avril 2026, la Cosumaf inscrit l’« opérationnalisation du Crowdfunding » parmi les chantiers destinés à faciliter l’accès des très petites, petites et moyennes entreprises au marché des capitaux.

Le principe est simple : permettre à une entreprise ou à un porteur de projet de lever des fonds auprès d’un grand nombre d’investisseurs, via une plateforme numérique. Mais, dans le cas envisagé par le régulateur du marché financier régional, il ne s’agit pas d’un simple mécanisme de dons. Le crowdfunding visé relève d’un cadre d’investissement, donc d’un univers où la protection de l’épargne, l’information des souscripteurs et la supervision des plateformes deviennent centrales.

Un nouveau guichet pour des PME encore dépendantes des banques

L’enjeu est d’abord économique. Dans la CEMAC, l’accès des PME au financement reste limité par la dépendance au crédit bancaire, les exigences de garanties et la faible profondeur du marché des capitaux. En ouvrant un compartiment encadré au financement participatif, la Cosumaf cherche à élargir la gamme des instruments disponibles pour les entreprises qui ne peuvent pas, ou pas encore, accéder aux circuits classiques de levée de fonds.

Cette ouverture ne transformera toutefois pas immédiatement le financement des PME. Son efficacité dépendra de plusieurs conditions : la clarté des règles applicables aux plateformes, la sélection des projets, la transparence des informations fournies aux investisseurs, le coût des opérations, la gestion des risques de défaut et la capacité du régulateur à prévenir les abus. Sans ces garanties, le crowdfunding pourrait exposer les épargnants à des projets mal évalués ou à des plateformes insuffisamment contrôlées.

La démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de structuration du marché financier régional. Le règlement n°01/22/CEMAC/UMAC/CM/COSUMAF du 21 juillet 2022 a posé le cadre d’organisation et de fonctionnement du marché financier de l’Afrique centrale. Il a été adopté par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale réuni à Douala. Depuis, la Cosumaf complète progressivement l’architecture réglementaire par des instructions destinées aux acteurs du marché.

Parmi ces textes figure l’Instruction n°46-25 du 15 décembre 2025, relative à l’agrément des dirigeants des structures agréées sur le marché financier d’Afrique centrale. Ce texte ne porte pas spécifiquement sur le crowdfunding. Il fixe plus largement des exigences applicables aux dirigeants des structures agréées, notamment en matière de compétence, d’honorabilité, d’expérience et de disponibilité. Pour les futures plateformes de financement participatif, l’enjeu sera donc de s’insérer dans un cadre de supervision déjà exigeant.

La confiance, condition décisive du décollage

Le marché régional reste encore étroit, mais il progresse. Selon la note de la Cosumaf, les opérations d’appel public à l’épargne recensées en 2025 ont atteint 361,78 milliards de FCFA, tandis que les placements privés mentionnés dans le même tableau totalisent 6 milliards de FCFA. Ces chiffres donnent une indication de l’activité récente du marché, sans permettre d’évaluer à ce stade le potentiel réel du financement participatif.

Pour le régulateur, le défi est donc double : créer un nouveau canal de financement pour les entreprises et éviter que l’innovation ne se développe en dehors de règles claires. Pour les PME, le crowdfunding peut devenir un outil complémentaire de levée de fonds. Pour le marché financier régional, il peut élargir la base des investisseurs et des émetteurs. Mais son impact dépendra moins de son lancement que de la confiance qu’il parviendra à installer.

À ce stade, le financement participatif en CEMAC doit donc être lu comme une construction réglementaire en cours, non comme une révolution déjà acquise. Sa réussite se mesurera à sa capacité à financer des projets viables, à protéger les investisseurs et à renforcer progressivement la profondeur du marché financier régional.

Frédéric Nonos

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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Affaire lynchage supposé de Samuel Eto’o au MRC : Mamadou Mota annonce une plainte contre Salomon Beas

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Mamadou Mota, ancien vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé une plainte contre Salomon Beas, ancien militant du parti. Sur sa […]

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar
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Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.

L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.

L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.

L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.

Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.

Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.

Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.

Source : Esbi Media

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