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Zone CEMAC : près de 900 000 microcrédits mobiles accordés en 2024 pour 14,45 milliards de FCFA

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Zone CEMAC : près de 900 000 microcrédits mobiles accordés en 2024 pour 14,45 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le crédit mobile s’installe progressivement dans les usages financiers de la CEMAC. Selon le rapport 2024 de la Banque des États de l’Afrique centrale sur les services de paiement, 897 021 microcrédits mobiles ont été accordés dans la sous-région en 2024, pour un montant total de 14,45 milliards de FCFA. Le montant moyen ressort ainsi à 16 114 FCFA par crédit, ce qui confirme le positionnement de ce produit sur des besoins de trésorerie de faible montant.

Ces crédits, accessibles depuis un téléphone mobile, visent notamment les populations faiblement bancarisées ou exclues du crédit bancaire classique. Pour la BEAC, leur progression s’explique par la combinaison de trois facteurs : l’expansion du mobile money, l’automatisation de l’évaluation du risque et les partenariats entre banques, établissements de paiement et fintechs.

Le modèle repose généralement sur une répartition des rôles. Les établissements de crédit apportent les ressources financières et portent une partie du risque. Les établissements de paiement assurent l’accès aux clients à travers leurs plateformes mobiles. Les fintechs fournissent, quant à elles, les outils technologiques, notamment les interfaces numériques et les systèmes d’évaluation automatisée fondés sur les données transactionnelles.

Cette architecture permet d’accorder des prêts rapidement, sans passer par les procédures classiques du crédit bancaire. Elle offre aussi aux banques un nouveau canal d’accès à des clients jusque-là difficiles à intégrer dans le système financier formel. Mais elle soulève en parallèle des questions de supervision : qualité du scoring, transparence des conditions de crédit, protection des données personnelles et prévention du surendettement.

La dynamique du crédit mobile s’appuie sur l’essor plus large des services de paiement mobile dans la zone. En 2024, la CEMAC comptait plus de 51 millions de comptes de paiement mobile, en hausse de 28%, pour 3,74 milliards de transactions représentant 31 788 milliards de FCFA. Le réseau de distribution a également continué de s’étendre, avec plus de 634 000 points de service recensés.

Recul du taux d’activité

Ces indicateurs doivent toutefois être interprétés avec prudence. La BEAC rappelle que la possibilité pour un même utilisateur de détenir plusieurs comptes, ainsi que la dissociation entre numéro de téléphone et opérateur, compliquent l’évaluation du niveau réel d’inclusion financière. Autre signal de nuance : malgré la progression du nombre de comptes, le taux d’activité a reculé de 17,3% en 2024.

Le marché attire néanmoins de nouveaux acteurs. Le partenariat annoncé le 28 juillet 2025 entre Orange Money Group et la fintech JUMO pour le déploiement d’offres de microcrédit en Afrique illustre cet intérêt croissant. Le Cameroun figure parmi les marchés ciblés. Avec plus de 11 millions d’abonnés Orange Money, le pays offre une base importante d’utilisateurs susceptibles d’accéder à des produits de crédit directement depuis leur téléphone.

L’enjeu dépasse donc la seule croissance des volumes. Pour les ménages, les commerçants et les très petites activités économiques, ces microcrédits peuvent constituer un premier accès au crédit formel. Mais leur contribution réelle à l’inclusion financière dépendra de plusieurs conditions : le coût effectif du crédit, la transparence des offres, la fiabilité des mécanismes d’évaluation du risque et la capacité des régulateurs à encadrer un marché appelé à se développer rapidement.

Amina Malloum

Lire aussi :

1-08-2025 – Micro-crédits : Orange Money cible plus de 11 millions de clients au Cameroun grâce au partenariat avec la fintech JUMO

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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