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Énergie : les Camerounais Alain et Cyrille Nkontchou investissent 56 milliards FCFA dans une centrale solaire en Angola

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Énergie : les Camerounais Alain et Cyrille Nkontchou investissent 56 milliards FCFA dans une centrale solaire en Angola
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(Investir au Cameroun) – Enko Capital, véhicule d’investissement fondé et contrôlé par les frères camerounais Alain et Cyrille Nkontchou, annonce un financement de 100 millions de dollars, soit environ 56,1 milliards de FCFA au cours actuel du dollar, dans un projet de centrale solaire en Angola. D’une capacité annoncée de 724 MW, l’infrastructure est portée par Metalosul, filiale du conglomérat angolais Omatapalo Group.

Avec environ 1,6 milliard de dollars d’actifs sous gestion, Enko Capital signe ainsi l’un de ses premiers investissements d’envergure dans le secteur énergétique africain. Cette opération renforce surtout le positionnement des frères Nkontchou sur le marché de l’investissement dans les secteurs stratégiques du continent, après une année 2025 marquée par plusieurs acquisitions dans la finance africaine.

Le 15 août 2025, le groupe Ecobank a annoncé que Bosquet Investments Ltd, fonds privé d’Alain Nkontchou, avait conclu une transaction de plus de 65 milliards de FCFA pour le rachat des 21,22% de participation détenus par le Sud-africain Nedbank dans Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Cette holding, incorporée au Togo, contrôle le réseau bancaire Ecobank, présent dans 35 pays africains.

Grâce à cette opération, Alain Nkontchou devient le premier actionnaire du groupe Ecobank, devant Qatar National Bank, qui contrôle 13,5% du capital. La famille Nkontchou porte ainsi sa participation à plus de 24% dans le tour de table d’ETI, en tenant compte des 2,86% déjà détenus par Enko Capital, fonds d’investissement disposant de bureaux à Londres, Johannesburg et Abidjan.

SG Cameroun, NFC Bank et CBC en ligne de mire ?

Dans la même dynamique, la famille Nkontchou, à travers Enko Capital, a finalisé le 11 août 2025 le rachat de 100% de la filiale mauritanienne du groupe bancaire français Société Générale. Le montant de cette transaction n’a pas été révélé. Pour mener cette opération, engagée en janvier 2025, les frères Nkontchou se sont associés à l’investisseur Oronte, actif en Mauritanie depuis 1999.

En renforçant leur présence dans Ecobank Transnational Incorporated et en entrant dans le secteur bancaire mauritanien, les frères Nkontchou semblent dessiner une stratégie d’enracinement progressif dans la finance africaine. Cette offensive intervient dans un contexte marqué par le retrait partiel de certaines banques internationales, notamment Société Générale, qui cède progressivement plusieurs de ses filiales sur le continent.

Dans cette perspective, les frères Nkontchou pourraient, à terme, s’intéresser au dossier Société Générale Cameroun, dont l’État camerounais a récemment préempté la cession afin de mieux encadrer l’arrivée d’un nouveau partenaire stratégique. Outre cette filiale, bien positionnée sur le marché bancaire local, Enko Capital ou Bosquet Investments Ltd pourraient également regarder du côté de Commercial Bank Cameroon (CBC) ou de NFC Bank, deux établissements sauvés de la faillite par l’État et appelés, à moyen ou court terme, à trouver de nouveaux repreneurs.

Une entrée dans le secteur bancaire camerounais permettrait aux frères Nkontchou de renforcer l’empreinte des investisseurs nationaux dans un domaine longtemps dominé par les capitaux étrangers. Aux côtés d’acteurs comme Afriland First Bank, leur présence contribuerait à consolider une dynamique de réappropriation locale du secteur financier.

Elle permettrait également aux frères Nkontchou de diversifier davantage leurs actifs au Cameroun, où ils sont déjà présents à travers Enko Education. Ce réseau éducatif compte 16 écoles haut de gamme dans 10 pays d’Afrique subsaharienne, dont le complexe scolaire La Gaité à Yaoundé.

Brice R. Mbodiam et Amina Malloum

Lire aussi:

15-08-2025 - Ecobank : le Camerounais Alain Nkontchou obtient un accord pour racheter les parts de Nedbank à 100 millions $

16-09-2022 - Banque : Enko Capital des Camerounais Alain et Cyrille Nkontchou devient 6e actionnaire du groupe Ecobank

01-07-2020 - Le Cameroun Alain Nkontchou nouveau président du conseil d’administration du Groupe Ecobank

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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