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Le refus d’ATT face à Sarkozy : un témoignage

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Le refus d’ATT face à Sarkozy : un témoignage
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L’Universitaire camerounais, par ailleurs vice-président du Social democratic front (Sdf), Dr Louis Marie Kakdeu raconte un épisode de la vie politique du Président Amadou Toumani Touré dit ATT.

Lire ici sa sortie :

Je trouve que l’opinion publique camerounaise s’égare un peu plus et j’ai décidé de jeter une nouvelle bouteille à la mer. Peut-être que cela aidera certaines personnes qui me suivent à se sauver et à sauver le Cameroun. Vous n’avez que deux types de personnel politique au monde : les personnes qui agissent par conviction (elles sont rares) et les personnes qui agissent par opportunisme (elles sont très visibles).

Les personnes qui agissent par conviction laissent passer des opportunités : des opportunités de gloire et des opportunités d’enrichissement personnel ; elles sont moquées par le public, incomprises et abandonnées ; elles sont mises à l’épreuve lors des traversées de désert mais, elles ne reculent pas ; elles avancent malgré tout. Je vais vous raconter un épisode de la vie politique du Président Amadou Toumani Touré dit ATT.

Je ne reviens par sur son histoire à la tête du Mali. Je vais directement à l’épisode. J’ai été un des témoins de la résistance d’ATT à l’idée dominante de faire la guerre en Libye pendant que toute la communauté internationale, toute l’opinion publique internationale, tous les médias mainstream et leurs influenceurs étaient contre le Colonel Kadhafi. Une rencontre de la dernière chance s’est déroulée en marge du Sommet de la Francophonie à Montreux, en Suisse. C’était en octobre 2010.

J’étais alors membre du secrétariat du comité d’organisation du Sommet et je m’occupais entre autres des médias et des rencontres bilatérales. La rencontre entre le Président français et le Président malien avait été très tendue. Les deux délégations s’étaient affrontées. C’était dans la suite du Président malien. ATT était déjà marginalisé et la délégation française s’opposait à l’immortalisation de sa rencontre avec le Président Sarkozy. Même une partie de l’opinion malienne influencée par les ONGs financées par l’Occident s’opposait à ATT.

Le Colonel Kadhafi était présenté comme un grand dictateur à détruire avec la bénédiction des ONGs en charge des droits humains. Mais, ATT voyait les conséquences sur la déstabilisation du sahel. Il fut mis en minorité par l’Afrique et l’Union africaine qui ont soutenu la guerre. Tout le monde sait où nous en sommes aujourd’hui. C’est sans commentaire. ATT avait raison et la prétendue « volonté du peuple » était contre les intérêts du peuple.

Je veux clairement dire que le peuple africain est perpétuellement manipulé. Je l’ai vu sous ATT ; je l’ai vu sous Laurent Gbagbo ; je l’ai vu sous Dadis Camara. En réalité, il faut être contre la volonté de ce peuple manipulé pour être du côté de celles et de ceux qui défendent les intérêts réels du peuple. En 2026, le peuple africain est démocratiquement contre les personnalités qui défendent ses intérêts. Le peuple africain a faim et les prédateurs utilisent ce fait en leur avantage.

Pour comprendre le Cameroun, il faut relire Le Prince de Machiavel. Le Président Biya n’invente rien. Il applique la stratégie. Son absence tant décriée est une stratégie théorisée par Machiavel. Et ça marche ! Ce sont les faibles qui font des bruits. En politique, les bruits sont propices à la manipulation. La mode consiste aujourd’hui à faire la politique dans les médias (sociaux). Et l’on facilite le travail au renseignement ! Entre temps, Paul Biya est silencieux ; il est imprévisible. C’est puissant. Personne ne sait ce qu’il pense et ce qu’il va faire. Et c’est pour cela qu’il règne toujours ! Je m’arrête là.

Le Président ATT est aujourd’hui mort. En 2012, alors qu’il n’était pas candidat à l’élection présidentielle, il fut renversé par coup d’Etat à deux mois du scrutin. Drôle, non ? Je ne suis pas surpris par ce qui se passe au Mali aujourd’hui. Je n’ai pas été surpris par la création de l’AES. Je ne suis pas surpris par leur position contre la démocratie que certains appellent « volonté du peuple ». C’est la conséquence de la guerre en Libye et je me rappelle toujours l’ambiance électrique dans cette suite dans ce palace à Montreux. L’histoire dira !

Et l’histoire du Cameroun est entre nos mains. Il faut tirer les leçons des expériences du passé pour se sauver. Il faut prendre ses distances de l’opinion dominante. Cela nécessite beaucoup de courage. J’espère que quelqu’un ramassera cette bouteille jetée à la mer et en fera bon usage !

Louis-Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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