La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) prépare déjà la saison 2026-2027 avec une réforme majeure qui pourrait bouleverser l’organisation des clubs professionnels. Dans une note d’information rendue publique par le secrétaire général Isaac Blaise Mandong, l’instance dirigeante annonce une nouvelle condition incontournable pour l’obtention de la licence des clubs.
Désormais, chaque club souhaitant évoluer en Elite One devra obligatoirement engager au moins une équipe dans le championnat d’Elite jeune. Pour les clubs d’Elite Two, cette exigence entrera en vigueur à partir de la saison 2027-2028. Sans le respect de cette obligation, aucune licence ne sera délivrée, ce qui pourrait empêcher les clubs concernés de participer aux compétitions officielles.
Cette décision, présentée comme un pas vers la professionnalisation et la structuration durable du football camerounais, suscite déjà de nombreuses réactions. Si certains observateurs saluent une initiative qui pourrait renforcer la formation des jeunes talents, d’autres estiment qu’elle représente une charge supplémentaire pour des clubs déjà fragiles financièrement.
En effet, de nombreux dirigeants peinent actuellement à équilibrer leurs budgets, faute de moyens suffisants et d’un véritable soutien des partenaires économiques. L’ajout d’une équipe jeune implique des coûts supplémentaires liés à l’encadrement, aux déplacements et à la logistique, ce qui inquiète plusieurs responsables de clubs.
Pour certains acteurs du football local, l’idée est pertinente sur le plan sportif, mais elle risque de créer un déséquilibre entre les structures disposant déjà d’une organisation solide et celles qui luttent pour survivre. La Fécafoot, de son côté, reste ferme sur sa position et entend poursuivre sa politique de restructuration du football national.
À ce jour, l’instance n’a pas encore détaillé les contours précis du championnat d’Elite jeune, alors que la saison actuelle se joue sous la formule de l’Elite TDS, financée directement par les clubs participants. Cette transition laisse encore planer de nombreuses interrogations sur le modèle économique et organisationnel à venir.
Certaines formations semblent toutefois mieux préparées à cette réforme. Des clubs comme Apejes de Mfou, As Fortuna, Coton Sport ou encore Gazelle FA disposent déjà d’équipes réserves structurées, ce qui pourrait leur donner un avantage dans cette nouvelle exigence réglementaire.
Face à cette évolution, les clubs devront rapidement s’adapter afin de rester compétitifs et conformes aux nouvelles règles imposées par la Fécafoot.


