Un point perdu qui fait très mal. Trabzonspor vient de lâcher sa deuxième place, et André Onana en est l’un des témoins impuissants.
La 29e journée du championnat turc avait pourtant bien commencé pour les hommes de Fatih Tekke. La belle victoire contre Galatasaray avait redonné de l’élan, de la confiance, une vraie dynamique. Ce samedi au Bahçesehir Okullan Arena, il fallait confirmer. Alanyaspor en avait décidé autrement.
Un scénario cruel
Première mi-temps poussive, sans réel éclat de part et d’autre. Les deux équipes rentrent aux vestiaires sans se départager. Mais la seconde période change de visage. Ozan Tufan prend les devants à la 58e minute et donne l’avantage à Trabzonspor. Le but libérateur. Celui qui semblait ouvrir la voie vers les trois points tant espérés.
Neuf minutes plus tard, tout s’effondre. Alanyaspor obtient un penalty et le convertit sans trembler à la 67e. André Onana ne peut rien faire. Le gardien des Lions Indomptables ne parvient pas à repousser le ballon. Score nul, 1-1. Un égalisateur qui tombe comme un coup de massue.
Fatih Tekke s’agite sur son banc, multiplie les changements, cherche la faille. Rien n’y fait. Le match se termine sur ce score décevant, et Trabzonspor rentre bredouille d’une rencontre qu’il devait absolument gagner.
Fenerbahçe dit merci
Les conséquences au classement sont immédiates et douloureuses. Trabzonspor quitte la deuxième place. Fenerbahçe en profite aussitôt pour s’y installer avec 66 points, pendant qu’André Onana et ses coéquipiers rétrogradent à 64 points.
Deux petits points d’écart. Une fenêtre encore ouverte, certes. Mais une dynamique qui commence à pencher dans le mauvais sens.
Les stats d’Onana
Difficile de pointer le gardien camerounais du doigt sur l’ensemble de la prestation. André Onana a touché 26 ballons dans ce match, réalisé un arrêt décisif et affiché 74% de passes précises. Sa note de 6,4 reflète une soirée dans la moyenne, ni catastrophique, ni brillante. Le penalty encaissé reste la seule ombre au tableau.
Le problème n’est pas tant le portier que le collectif. Mener 1-0 à un quart d’heure de la fin et ne pas tenir le score, c’est un problème d’équipe entière.
La course au titre se resserre
Trabzonspor reste dans la course, mais la marge d’erreur se réduit. Chaque point lâché à ce stade de la saison peut coûter une place européenne, voire bien plus. Les prochaines journées s’annoncent décisives pour André Onana et ses partenaires, qui devront retrouver la solidité défensive qui les avait portés jusqu’ici.
Le coup d’arrêt est réel. La réponse est attendue.
