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LIMBE 3 : L’Etat autorise la construction d’une Smart City de 500 milliards FCFA à Mondolli

L’Auditorium des Services du Premier Ministre à Yaoundé a servi de cadre, ce mardi, à un arbitrage crucial pour l’avenir du littoral camerounais. Sous la présidence de Joseph Dion Ngute, le Conseil National du Tourisme (CNT) s’est réuni en session extraordinaire avec un seul point à l’ordre du jour : donner le feu vert institutionnel au projet Mondolli-Limbe. Cette cité, présentée comme une ville intelligente et écotouristique, n’est pas seulement un projet immobilier de plus. Elle se veut le premier marqueur concret du « Septennat de la Grandeur et de l’Espérance » entamé par le Chef de l’État pour la période 2025-2032.
Le véritable tournant de ce dossier réside dans l’identité de son promoteur, la société Enrich Hotels & Resorts Mondolli Ltd. Issue de la diaspora camerounaise, cette structure répond directement à l’appel lancé par Paul Biya en février 2022, qui invitait les jeunes compatriotes de l’étranger à s’impliquer dans l’émergence du pays.
Pour le gouvernement, valider ce partenariat est un signal fort envoyé aux Camerounais de l’extérieur afin de transformer les transferts de fonds traditionnels en investissements structurants. Le Premier Ministre a d’ailleurs rappelé que cette session est spécifiquement « dédiée à la validation d’un projet d’envergure porté par la diaspora ».
L’enjeu est de taille car le Cameroun court toujours après l’objectif de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30). Ce document de référence vise l’accueil de « 3 millions 500 mille touristes non-résidents ou externes ».
Avec Mondolli, les autorités espèrent créer un choc d’attractivité capable de transformer le secteur. Selon Joseph Dion Ngute, « ce type d’initiative contribue à positionner le Cameroun comme une destination touristique compétitive en Afrique Centrale et dans le Golfe de Guinée ». Le projet prévoit un écosystème complet incluant des infrastructures hôtelières, des espaces résidentiels, du tourisme maritime et des solutions numériques modernes.
Le choix de Mondolli, dans l’arrondissement de Limbe 3, souligne une volonté de revitaliser une zone au potentiel balnéaire immense mais sous-exploité. Cependant, l’État sait que la signature d’une convention ne suffit pas à faire sortir une ville de terre. Conscient des lenteurs administratives qui plombent souvent les grands chantiers, le Chef du Gouvernement a mis en place, par arrêté le 27 janvier 2026, un Comité de suivi dédié.
Il a fermement invité les ministres compétents à accorder une « attention particulière à ce projet », notamment sur les questions d’infrastructures routières, de conformité environnementale et de facilitation des investissements. L’un des risques majeurs de ce type de cité technologique est la création d’une enclave de luxe déconnectée de la réalité locale. Sur ce point, la primature s’est voulue rassurante en insistant sur la dimension inclusive de l’investissement.
Pour les populations du Fako, les retombées devront être palpables à travers « l’emploi décent pour les jeunes camerounais, la sous-traitance locale et la participation des petites et moyennes entreprises ». L’idée maîtresse est que Mondolli serve de moteur à « l’intégration dans les chaines de valeur locales » et à la formation aux métiers du tourisme. Si la session extraordinaire du 7 avril a acté l’offre de partenariat, le plus dur commence désormais avec la phase opérationnelle.
Le Conseil a donné mandat au Comité Stratégique Interministériel pour « assurer la réalisation intégrale dudit projet ». Parallèlement, le Secrétaire Permanent du CNT a été chargé d’un suivi régulier dont il devra rendre compte périodiquement aux membres du Conseil. Ce projet est un test de crédibilité pour l’État camerounais dans sa capacité à accompagner des initiatives qui « associent expertise internationale et participation locale ».
En validant la Smart City Mondolli, le gouvernement ne signe pas seulement un projet touristique mais valide un modèle de développement où la diaspora devient le bras armé de l’émergence.
Le Premier Ministre a conclu les travaux sur une « note d’espoir » en ouvrant officiellement la voie à ce chantier. Le succès se mesurera désormais au nombre de grues sur le terrain et à la capacité du gouvernement à « soutenir davantage l’initiative d’appel à projets lancée pour la participation des jeunes de la diaspora ».
Par Yves TCHENANG
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Brenda Biya la fille du président camerounais annonce une “très” mauvaise nouvelle

Il n’y a pas longtemps, Brenda Biya a publié un message sur les réseaux sociaux. Dans celui-ci, on apprend que « maman est au courant de la situation, elle prie beaucoup pour moi, mais elle ne peut rien faire ».
De quoi parle la fille du président ? De son homosexualité ou de son état de santé qui n’est pas très bon depuis un moment maintenant.
L’activiste Jorel Zang Jacques a répondu à la sortie de Brenda : « Comment veux-tu que les prières de ta mère soient écoutées et entendues avec ce qu’elle fait du Cameroun pour vous maintenir au pouvoir ? ».
Pour lui, c’est tout le simplement le karma : « Dieu écoute les prières des justes et il sonde nos cœurs avant d’exaucer nos prières. Les Camerounais dans leur majorité souffrent trop et ta maman fait partie des personnes qui sont responsables de cette situation et le créateur le sait ».
Donc, ajoute le membre de la diaspora, « les pleurs des Camerounais font en sorte que Dieu ne peut pas écouter vos prières. Par conséquent, tu vas seulement vivre avec tes maux ».
La source cite même un verset biblique pour étayer ses propos : « Car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont attentives à leurs prières – 1 Pierre 3:12 ».
Un internaute croit savoir que Brenda Biya est schizophrène. Il le dit même dans la partie commentaire du post de la concernée. La schizophrénie, c’est vivre avec un trouble psychique chronique altérant la perception de la réalité.
Cela provoque dans la plupart des cas des hallucinations, un sentiment de persécution avec des idées délirantes et une désorganisation de la pensée. Brenda Biya souffre-t-elle vraiment de ce mal ? Ce n’est pas la première fois qu’on en entend parler.
Alors que tous les observateurs semblent unanimes sur le fait que la fin du règne de Paul Biya et de la famille présidentielle s’approche, ce ne sont que des mauvaises nouvelles qui s’enchaînent pour les concernés : le papa entre la vie et la mort en Suisse (absent du Cameroun depuis deux mois), la fille en perte de repère, la maman ne se cachant plus pour brûler la chandelle par les deux bouts et attirer les regards critiques… Les locataires du palais d’Etoudi ne vivent pas un bon moment, c’est clair.
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Féminicide à Bollène : Katerina retrouvée morte malgré une ordonnance de protection

Comment une femme déjà protégée contre les violences de son ex-conjoint a-t-elle pu être tuée à son domicile ? À Bollène, dans le Vaucluse, Katerina, 35 ans et mère de deux jeunes enfants, a été retrouvée morte après avoir subi de nouvelles violences. Son ancien compagnon, déjà poursuivi dans cette affaire, a été placé en détention provisoire.
Katerina avait pourtant bénéficié de mesures de protection
Katerina avait 35 ans. Elle était maman de deux enfants, âgés de 8 et 3 ans. Avec son ex-conjoint, elle avait partagé quinze années de vie avant leur séparation, intervenue en juin dernier.
Mais cette rupture ne signifiait pas la fin des violences. La jeune femme avait signalé les faits et bénéficiait d’une ordonnance de protection. Elle disposait également d’un téléphone grave danger, un dispositif destiné à permettre aux victimes menacées d’alerter rapidement les secours.
Malgré cet arsenal de protection, le drame s’est produit.
Katerina a été retrouvée morte à son domicile de Bollène. Selon les éléments communiqués par le parquet d’Avignon, elle présentait de nombreuses blessures au niveau du crâne et du visage. Son visage avait été particulièrement marqué. Certaines lésions pourraient avoir été provoquées par un objet tranchant.
Une violence qui laisse forcément une question en suspens : comment une femme identifiée comme victime et déjà protégée a-t-elle pu se retrouver à nouveau face à son ancien compagnon ?
Son ex-conjoint placé en détention provisoire
Mojmir Gargulak, 54 ans, a rapidement été interpellé. Ancien légionnaire et conseiller prud’homal, il était déjà poursuivi pour des violences commises sur Katerina.
Son procès devait avoir lieu en novembre prochain. Au moment des faits, il se trouvait sous contrôle judiciaire.
Le parquet d’Avignon a ouvert une enquête pour homicide volontaire par conjoint, ainsi que pour détention d’armes de catégories B et C. L’homme a depuis été placé en détention provisoire.
À ce stade de la procédure, les investigations doivent encore permettre de déterminer précisément les circonstances du décès et les responsabilités de chacun. La qualification retenue par le parquet donne toutefois une idée de la gravité des faits reprochés.
Deux enfants de 8 et 3 ans désormais privés de leur mère
Derrière le dossier judiciaire, il y a aussi deux enfants. Katerina laisse derrière elle un garçon ou une fille de 8 ans et un autre enfant âgé de seulement 3 ans.
Ses proches la décrivent comme une femme « discrète et pétillante ».
Le drame rappelle aussi la situation particulièrement fragile des victimes de violences conjugales après une séparation. Car contrairement à une idée répandue, le moment de la rupture peut rester une période de danger. Dans le cas de Katerina, les violences avaient déjà été signalées et plusieurs mesures avaient été prises pour tenter de la protéger.
Selon le décompte cité par Le Dauphiné Libéré, Katerina serait la 86e victime de féminicide recensée en France depuis le début de l’année 2026.
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L’Université d’Ebolowa renforce son offre de formation grâce à un investissement de 91,8 milliards FCFA

Le campus universitaire de Metyipkwalé a officiellement ouvert une nouvelle page de son histoire le mercredi 5 août 2026. Le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, a procédé à l’inauguration des premières infrastructures de l’Université d’Ebolowa. Membres du gouvernement, recteurs des universités d’État, autorités administratives, municipales et traditionnelles ainsi que la communauté universitaire ont pris part à la cérémonie.
Le coordonnateur général du Programme d’appui à la composante technologique, professionnelle et facultaire de l’enseignement supérieur (ProActpf), un programme de l’État mis en œuvre par le ministère de l’Enseignement supérieur pour construire et équiper les infrastructures de la nouvelle université, a présenté les réalisations de la première phase. Celle-ci a permis la mise en service de trois infrastructures entièrement achevées et équipées, à savoir deux blocs administratifs réalisés par les entreprises Somaf et Waga, ainsi qu’un amphithéâtre de 500 places.
Ces ouvrages ont nécessité un investissement de 8,89 milliards de FCFA TTC. Mais cette première étape ne représente qu’une partie d’un programme beaucoup plus vaste. Au total, neuf infrastructures majeures sont prévues. Elles comprennent deux amphithéâtres de 500 places, deux autres de 300 places, trois blocs administratifs et deux blocs pédagogiques regroupant 60 salles de cours. Le programme représente un investissement de plus 91,7 milliards FCFA TTC.
UN CAMPUS PENSÉ COMME UN MOTEUR DE DÉVELOPPEMENT
Le projet s’étend sur un domaine de 97 hectares. Au-delà de la construction des bâtiments, les autorités voient dans cet espace un futur écosystème universitaire capable de structurer le développement du Sud. Le campus doit desservir les sites universitaires d’Ebolowa, de Sangmélima et de Kribi. À l’achèvement de la première phase, les infrastructures pourront accueillir jusqu’à 18 000 étudiants par jour grâce à une organisation des enseignements sur trois plages horaires. Une telle capacité d’accueil devrait rapidement produire des effets sur l’économie locale.
L’arrivée de milliers d’étudiants et de personnels renforcera la demande en logements, en restauration, en transport, en commerce et en services. Les entreprises locales pourraient également profiter des besoins liés à la maintenance des bâtiments, aux équipements et aux prestations diverses nécessaires au fonctionnement du campus. Pour les opérateurs économiques de la région, ce projet ouvre ainsi un nouveau marché appelé à se développer progressivement autour de l’activité universitaire.
Dans son intervention, apprend-on, le Chancelier des Ordres académiques a appelé les responsables universitaires, les enseignants et les étudiants à gérer ces infrastructures avec rigueur. Il les a invités à assurer leur entretien, leur préservation et leur utilisation optimale. Selon lui, cette exigence est indispensable pour « la consolidation de l’assurance-qualité, la professionnalisation des formations, la transformation numérique des enseignements et le renforcement de l’employabilité des diplômés ». Le message traduit une volonté de faire du campus un outil de formation en adéquation avec les besoins de l’économie et du marché du travail.
UN TRANSFERT ATTENDU DÈS LA PROCHAINE RENTRÉE
Le ministre d’État a demandé au recteur de l’Université d’Ebolowa de procéder, dès la prochaine rentrée académique, au transfert effectif et intégral des activités universitaires vers le campus de Metyipkwalé. Il a également appelé les autorités administratives, les chefs traditionnels et les populations riveraines à protéger les 97 hectares du domaine universitaire contre toute tentative d’empiètement ou de spoliation.
Cette sécurisation foncière apparaît comme une condition essentielle pour garantir la poursuite des investissements et le développement futur du campus. À travers ce projet, les pouvoirs publics ne misent pas uniquement sur de nouvelles salles de cours. Ils cherchent aussi à créer un pôle universitaire capable d’attirer les investissements, de stimuler les activités économiques et de renforcer l’attractivité des bassins d’Ebolowa, de Sangmélima et de Kribi.
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