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Vice-présidence au Cameroun : une réforme institutionnelle scrutée par les marchés et les agences de notation

(Investir au Cameroun) – Réuni en Congrès à Yaoundé, le Parlement a adopté le projet de loi n° 2094/PJL/P modifiant la Constitution de 1996. Le texte est présenté comme la réforme institutionnelle la plus importante depuis 2008. Selon les nouvelles dispositions, le vice-président sera nommé et révoqué par le président de la République, pour une durée ne pouvant excéder celle du mandat présidentiel en cours. En cas de vacance de la présidence pour cause de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel, il sera chargé d’achever le mandat. Si le vice-président est lui-même empêché, ou si le poste n’est pas pourvu, une élection présidentielle devra être organisée dans un délai de 20 à 120 jours.
La réforme met fin à une architecture institutionnelle que de nombreux observateurs jugeaient précaire. Depuis la révision constitutionnelle de 1984, qui avait supprimé le poste de vice-président au profit de la fonction de Premier ministre, le Cameroun ne disposait plus d’un mécanisme explicite de succession au sommet de l’État.
Jusqu’ici, l’intérim revenait au président du Sénat en cas de vacance du pouvoir. Mais ce dernier ne pouvait exercer cette responsabilité que dans le cadre strict de l’organisation d’un nouveau scrutin présidentiel, sans possibilité d’achever le mandat en cours. Le texte adopté change donc la logique de continuité institutionnelle : il déplace le centre de gravité de la succession vers l’exécutif lui-même.
Ce que les agences surveillaient déjà
La création du poste de vice-président intervient précisément sur un point que les grandes agences de notation souveraine identifiaient comme un facteur de risque structurel. Le 7 novembre 2025, Fitch Ratings a confirmé la note du Cameroun à B, avec perspective négative. Dans son analyse, l’agence soulignait que toute transition future du pouvoir comportait des risques importants, en raison de l’absence de plan de succession clair, mais aussi des rivalités internes au sein du parti au pouvoir.
Ce facteur politique pesait sur l’appréciation globale de Fitch, alors même que l’agence relevait une situation budgétaire relativement solide, avec une dette publique projetée à 40 % du PIB en 2025, puis à 38,2 % en 2027, contre une médiane de 50 % pour les pays notés dans la catégorie B.
Moody’s maintenait, de son côté, le Cameroun à Caa1 avec perspective stable, tout en pointant l’absence d’un schéma clair de succession et la forte centralisation du pouvoir décisionnel comme sources d’incertitude politique. S&P Global Ratings, qui avait confirmé la note du pays à B-/Stable le 24 mars 2025, soulignait également la centralisation du système institutionnel camerounais et le fait qu’aucun transfert de pouvoir au sommet de l’État n’avait encore été réellement testé.
Un verrou institutionnel saute, pas toutes les incertitudes
La réforme d’avril 2026 apporte donc une réponse directe à cette lecture du risque politique. Elle ne dissipe pas, à elle seule, les incertitudes liées à un éventuel changement de leadership dans un système fortement centralisé. Mais elle introduit, pour la première fois, un mécanisme constitutionnel explicite de continuité de l’État.
Les prochaines évaluations des agences permettront de mesurer si cette évolution modifie effectivement leur perception du risque politique camerounais. Celle de S&P, attendue au premier semestre 2026, sera particulièrement suivie. Pour les investisseurs, les partenaires internationaux et les institutions financières, la réforme constitue déjà un signal. Sa portée réelle dépendra aussi du choix que fera Paul Biya pour occuper ce poste : ce nom constituera, à bien des égards, le premier test politique de cette nouvelle architecture.
Le risque politique a aussi un prix
L’enjeu n’est pas seulement institutionnel. Il est aussi financier, et touche directement à la capacité du pays à financer son développement. Le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire évalue les besoins de financement de la SND30 à environ 88 000 milliards de FCFA sur la décennie. Les infrastructures concentrent à elles seules 31,7 % de ce montant, devant le secteur rural (23,8 %) et la santé (18,5 %).
Un tel volume ne peut être absorbé ni par les seules ressources budgétaires nationales ni par le seul système bancaire local. Le FMI l’a régulièrement rappelé dans le cadre de ses revues du programme économique du Cameroun : l’atteinte des objectifs de la SND30 suppose un élargissement substantiel de l’espace budgétaire pour financer les dépenses prioritaires, notamment dans les infrastructures, tout en préservant la viabilité de la dette.
Or, plus le risque politique perçu est élevé, plus les conditions de financement se durcissent : primes de risque plus lourdes, accès plus contraint aux marchés internationaux, exigences accrues des bailleurs et renchérissement du coût des financements privés. Pour un pays comme le Cameroun, qui a déjà eu recours au marché international via un eurobond et demeure structurellement dépendant des appuis budgétaires multilatéraux, cette équation est loin d’être théorique.
2026, l’année de vérité
L’arbitrage majeur pour 2026 reste, à cet égard, la négociation d’un nouveau programme avec le FMI pour la période 2026-2029. Sans nouvel accord, le Cameroun s’exposerait à la perte des appuis budgétaires multilatéraux, qui ont représenté environ 2 600 milliards de FCFA entre 2017 et 2025.
Le gouverneur de la BEAC a d’ailleurs signalé une baisse des réserves de change entre juin et août 2025, conséquence directe de la fin du précédent programme. Le nouvel accord en discussion devrait ainsi jouer un double rôle : consolider la discipline budgétaire dans le nouveau contexte institutionnel et envoyer aux marchés un signal de continuité des réformes.
Dans cette perspective, la réforme institutionnelle d’avril 2026 ne relève pas uniquement de la politique intérieure camerounaise. Elle agit aussi sur la perception du risque souverain et, par conséquent, sur la capacité du pays à mobiliser les financements nécessaires à ses infrastructures, à son secteur énergétique et à son développement humain. En d’autres termes, elle peut peser sur la vitesse à laquelle la croissance du Cameroun se transforme, ou non, en développement.
Idriss Linge
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“You are family” — a warm welcome for Chinese President Xi Jinping in Kyrgyzstan

BISHKEK, Aug. 30 (Xinhua) — A long red carpet stretched across the tarmac at the Manas International Airport on Sunday, with flags fluttering in the breeze. Kyrgyz President Sadyr Japarov and his wife had arrived early, waiting to welcome Chinese President Xi Jinping and his wife, Peng Liyuan.
As Xi and Peng stepped down the aircraft stairs, the two heads of state greeted each other with a firm handshake.
« You are family, » Japarov told Xi. « When you come to Kyrgyzstan, you are coming home. »
Xi landed in Bishkek on Sunday for the Shanghai Cooperation Organization Summit 2026 and a state visit to Kyrgyzstan.
The welcome was steeped in local tradition. Young Kyrgyz women presented Xi and Peng with traditional pastries and honey, greeting the distinguished guests with a time-honored Kyrgyz custom.
In a written speech delivered upon his arrival, Xi said that China and Kyrgyzstan share a time-honored traditional friendship, and the majestic Tianshan Mountains stand as witnesses to the millennia of friendly exchanges between their peoples.
Xi said that during the visit he will have in-depth exchanges of views with Japarov on China-Kyrgyzstan relations, cooperation in various fields between the two countries, and international and regional issues of common concern, and draw a new blueprint for building a China-Kyrgyzstan community with a shared future.
Chinese President Xi Jinping arrives in Bishkek for the Shanghai Cooperation Organization (SCO) Summit 2026 and a state visit to Kyrgyzstan upon the invitation of President Sadyr Japarov of Kyrgyzstan, Aug. 30, 2026. (Xinhua/Xie Huanchi)Connected by mountains and rivers, and closely bound by shared interests, China and Kyrgyzstan have stood together through the years, supporting each other and achieving success together.
This is Xi’s third visit to Kyrgyzstan. In September 2013, Xi made his first state visit to Kyrgyzstan, when the two countries announced the establishment of a strategic partnership. Over the past decade and more, China-Kyrgyzstan relations have made a historic journey, advancing from a strategic partnership to a comprehensive strategic partnership, and then to a comprehensive strategic partnership for a new era.
Old friends keep in touch. Last year alone, Xi met with Japarov three times. The two leaders reached important consensus on further deepening the China-Kyrgyzstan comprehensive strategic partnership for a new era and building a China-Kyrgyzstan community with a shared future defined by good-neighborliness, friendship and shared prosperity, opening a new chapter in bilateral relations.
Chinese President Xi Jinping and his wife Peng Liyuan, together with Kyrgyz President Sadyr Japarov and his wife Aigul Japarova, jointly appreciate Chinese songs singing by local teenagers in Bishkek, Kyrgyzstan, Aug. 30, 2026. (Xinhua/Yan Yan)As the two couples walked together along the red carpet, taking in a series of traditional Kyrgyz cultural displays, including performances featuring traditional musical instruments, falcons and hounds, as well as a formation of traditional warriors, horsemen and yurts, Japarov took the time to explain each display to Xi.
Inside the airport VIP lounge, Kyrgyz children and young people sang Chinese songs in Mandarin for the visiting guests, offering their own heartfelt welcome. Among the welcoming crowd was a 19-year-old university student named Sadat, who said she was excited to see Xi and hoped he would have a smooth and memorable visit.
The songs, the traditional performances and the smiles along the red carpet all spoke to the warmth between the two peoples — a friendship with deep roots that continues to flourish through frequent exchanges and close ties. ■
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Yango Cameroun certifié Great Place to Work® en 2026, renforçant son engagement envers les talents

(YANGO) – Yango Cameroun, filiale du groupe technologique international Yango Group, a officiellement obtenu la certification Great Place to Work® 2026, marquant une nouvelle étape importante dans son engagement à promouvoir une culture d’entreprise centrée sur l’humain au Cameroun. Cette distinction s’inscrit dans l’expansion du programme de certification de Yango Group, passé de 9 pays certifiés en 2025 à 17 pays en 2026, sur la base des retours de 938 collaborateurs à travers le monde.
Cette certification reflète directement l’expérience des collaborateurs de Yango Cameroun, dont 83 % estiment que l’entreprise est un excellent lieu de travail. L’enquête met également en évidence une culture d’entreprise exceptionnelle fondée sur la collaboration, le sens de la mission et l’orientation client :
- 96 % déclarent que leurs collègues sont prêts à fournir des efforts supplémentaires pour atteindre les objectifs ;
- 96 % affirment pouvoir compter sur leurs collègues pour collaborer efficacement ;
- 96 % estiment que leur travail a un impact significatif ;
- 96 % indiquent que les nouveaux collaborateurs sont chaleureusement accueillis ;
- 96 % pensent que les clients évalueraient la qualité des services comme excellente.
Pour Yango Cameroun, cette reconnaissance dépasse le simple cadre de la qualité de vie au travail. Elle témoigne de l’investissement durable de l’entreprise dans le développement des talents locaux tout en contribuant à la croissance de l’économie numérique camerounaise. Présente sur l’un des marchés les plus dynamiques d’Afrique centrale, Yango Cameroun a constitué une équipe qui allie expertise internationale et connaissance approfondie du contexte local afin de développer des solutions technologiques adaptées aux réalités des utilisateurs, partenaires et communautés camerounaises.
« Chez Yango Cameroun, nous sommes convaincus que les meilleures technologies sont conçues par des équipes engagées qui comprennent les communautés qu’elles servent. Cette certification reflète la confiance, la collaboration et le sens du collectif qui caractérisent notre entreprise. Chaque jour, nos collaborateurs œuvrent à améliorer la mobilité urbaine et les services numériques, tout en générant un impact positif pour des milliers de chauffeurs, partenaires et utilisateurs à travers le Cameroun. Nous sommes fiers que nos employés reconnaissent Yango comme un environnement où ils se sentent valorisés, accueillis et encouragés à faire la différence. » Dr Clovis Pilla, Directeur Pays de Yango Cameroun.
Cette distinction intervient à un moment où le Cameroun connaît une transformation numérique accélérée, les entreprises technologiques jouant un rôle croissant dans la création d’emplois qualifiés, le soutien à l’entrepreneuriat et l’élargissement de l’accès à des services numériques innovants.
En tant que membre de Yango Group, Yango Cameroun bénéficie également de programmes mondiaux de développement des compétences tels que Yangoversity, qui favorise le partage d’expertise entre collaborateurs de différents pays, ainsi que Go to the Fields, un programme immersif permettant aux équipes de travailler directement aux côtés des chauffeurs, partenaires et utilisateurs afin de mieux comprendre les besoins locaux et d’améliorer continuellement les services.
À l’échelle des 17 marchés certifiés, 88 % des collaborateurs considèrent Yango comme un excellent lieu de travail, tandis que 97 % estiment évoluer dans un environnement physiquement sûr, 96 % déclarent que chacun est traité équitablement, indépendamment du genre, et 94 % affirment que les nouveaux employés sont bien accueillis.
La certification Great Place to Work® est attribuée exclusivement sur la base d’évaluations confidentielles réalisées auprès des collaborateurs, portant sur des critères essentiels tels que la confiance, l’équité, le respect, la fierté et le sentiment d’appartenance.
À propos de Yango Group
Yango Group est une entreprise technologique internationale dont le siège est situé à Dubaï. Sa mission est de transformer des technologies mondiales en services du quotidien adaptés aux réalités locales. Présent dans plus de 30 pays en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique latine et dans d’autres régions, le groupe propose des solutions dans les domaines de la mobilité, de la livraison, du divertissement, de la fintech, de l’intelligence artificielle et des solutions B2B. Son ambition est de mettre l’innovation mondiale au service des communautés locales afin d’améliorer durablement le quotidien grâce à la technologie.
À propos de Great Place to Work®
Great Place to Work® est l’autorité mondiale de référence en matière de culture d’entreprise, d’expérience collaborateur et de pratiques de leadership favorisant la performance, la fidélisation des talents et l’innovation. Grâce à sa méthodologie d’évaluation exclusive et à son programme de certification, l’organisation distingue les entreprises qui offrent une expérience collaborateur exceptionnelle, sur la base des retours confidentiels de leurs employés.
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Rentrée Scolaire 2026 – Douala 5e : Marcel Tadjeu offre 600 kits scolaires aux enfants des familles démunies

Ce dimanche 30 août 2026 à Vallée La Conquête, non loin de Ndogbong, Marcel Tadjeu, leader SDF et président de la circonscription électorale SDF ( Social Democratic Front ) de Douala 5e, a offert bien plus que des cahiers à 600 enfants démunis : il a offert de la dignité, informe Didier Kieretu, de Le Prince Infos.
Lire ici son texte :
Accompagné pour la circonstance du Coordonnateur départemental du SDF du Wouri Alain Tongo, Marcel Tadjeu a fait de la première édition de l’Excellence Scolaire du SYLICOMTC un moment d’humanité pure. Devant les familles des moto-taximen et autres sympathisants réunis à Vallée La Conquête, le parrain a assumé son geste modeste mais profond. « Septembre est difficile avec la conjoncture économique actuelle.
Nous nous sommes mobilisés avec la modestie des moyens qui sont les nôtres pour apporter ne serait-ce qu’un crayon ou un cahier pour que les enfants fassent une rentrée réussie. Je prie de ne pas regarder la quantité, mais de considérer le geste », a-t-il déclaré. Pour lui, c’est un « mariage de raison », le devoir d’un acteur de la société d’accompagner les couches défavorisées. « Je suis parent, je comprends la difficulté des parents en cette veille de rentrée scolaire », a-t-il ajouté avec émotion.
Au-delà des kits scolaires distribués à 600 enfants, Marcel Tadjeu a frappé fort en annonçant son second engagement : financer le permis de conduire catégorie A pour 500 moto-taximen reunis au sein du Syndicat libre des conducteurs de moto Taxi et Tricycles du Cameroun. Une promesse qui vise à sortir des centaines d’acteurs de ce secteur d’activité, de l’illégalité et de la précarité, dans le cadre de l’opération « Un moto-taxi, un permis de conduire » portée par ledit syndicat.
Face à cette main tendue, la réaction du président national du SYLICOMTC, Augustin Ngoumtsa, n’a pas tardé. « L’initiative a été lancée il y a 3 mois pour donner des kits scolaires aux enfants des conducteurs de moto taxi. Le projet est bâti sur 600 enfants, aujourd’hui 195 ont déjà reçu des craies, des tableaux et des cahiers », a-t-il expliqué. Il précise qu’aucune mairie ni collectivité n’a soutenu le projet. « Ce sont les efforts du syndicat. Nous cotisons 100 francs par jour pour dépanner la moto, c’est dans cet argent que nous avons puisé pour les familles démunies. »
Très reconnaissant, Augustin Ngoumtsa a baptisé Marcel Tadjeu « Partenaire Spécial » du SYLICOMTC. « Merci mille fois pour cet élan de cœur. Au-delà des fournitures scolaires, nous avons d’autres projets à lui soumettre », a-t-il lancé. Le syndicat compte 5000 membres à Douala 5e, dont 1500 actifs, mais beaucoup sont encore hors-la-loi. « Je suis la voix des sans-voix. J’ai reçu 1500 collègues qui me supplient pour une formation et un permis. Avec Marcel Tadjeu, nous allons les reconvertir pour une société solide », a-t-il conclu, tout en annonçant la suite : une formation avec l’auto-école Jojo sur le civisme, la sécurité routière et la rentrée sans accident.
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