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Haute-Sanaga : la naissance du MCH, un pari culturel lancé à Yaoundé

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Haute-Sanaga : la naissance du MCH, un pari culturel lancé à Yaoundé
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Il y avait quelque chose de solennel dans l’air, ce samedi soir à Mvog-Mbi. L’Espace Quartier Mozart, habituellement ancré dans le quotidien du quartier, s’est transformé le temps d’une assemblée en point de départ d’une aventure collective. Les fils et filles de la Haute-Sanaga, venus de Nanga-Eboko, de Nkoteng et de bien d’autres horizons, ont officiellement donné naissance au Mouvement Culturel de la Haute-Sanaga, le MCH.

Le slogan choisi dit déjà beaucoup sur l’état d’esprit qui anime ce projet. “Beî ne Beî” (Entre-nous ) n’est pas un simple accroche. C’est une déclaration d’intention. Le MCH ne se présente pas comme une association de plus dans le paysage culturel camerounais. Il se veut une famille, construite autour de la fraternité et d’un désir sincère de développement.

Ben Martins à la tête du mouvement

Le moment le plus attendu de la soirée a été l’élection du président. C’est l’artiste Mvogo Ossama Bertrand Martin, connu sous le nom de scène Ben Martins, qui a été choisi pour porter ce rôle. Une figure reconnue dans le monde culturel, dont la légitimité n’a pas semblé faire débat dans l’assemblée.

Son discours d’investiture a frappé par sa tonalité. Pas de grandes promesses abstraites, pas d’envolées creuses. Juste une conscience claire du poids historique du moment.

« C’est l’histoire qui commence à s’écrire aujourd’hui, pour la culture en général et pour la culture qui vient du département de la Haute-Sanaga en particulier. C’est quelque chose qui a été voulu très longtemps, peut-être avant même notre naissance. Nous avons des précurseurs qui se sont battus pour que ce genre de regroupement puisse voir le jour et que cela prospère. », a-t-il déclaré.

Il a tenu à rendre hommage à ceux qui ont défriché le terrain avant eux ces précurseurs, dit-il, “qui se sont battus pour que ce genre de regroupement puisse voir le jour et que cela prospère.” Une façon de rappeler que ce soir de mars 2026 n’est pas une page blanche, mais la suite d’un combat plus ancien.

Une ressource humaine à réveiller

Sur le fond, Ben Martins est lucide. La Haute-Sanaga regorge de talents artistes, intellectuels, acteurs culturels de toutes sortes. Le problème, c’est que cette richesse reste largement sous-exploitée. C’est précisément là que le MCH entend intervenir.

“Nous avons une vaste ressource humaine qui est sous-exploitée. Nous comptons, ensemble avec le bureau qui vient d’être élu, mettre notre expertise, notre énergie au service de la culture pour que brille notre département à l’international.”, a martelé le nouveau président.

Le MCH n’a pas attendu pour se structurer. Un bureau exécutif complet a été mis en place dès cette première assemblée, avec des personnalités issues de différents horizons du monde culturel.

Parmi eux, Afana Madeleine Pascaline, surnommée “La brave madonne” prend les rênes du contrôle financier en tant que commissaire aux comptes. Elle a promis de placer la transparence au cœur de sa mission, ce qui, dans le contexte d’un mouvement naissant, est un signal fort adressé aux futurs adhérents.

Franco Rapha, Chef d’orchestre de Petit Pays et membre actif du mouvement, a quant à lui rappelé une chose essentielle que certains risquent de mal comprendre sur le MCH. “Ce n’est pas une association fermée. Elle est ouverte aux artistes et aux amoureux de la culture pour nous pousser vers l’avant.” Autrement dit, la carte d’entrée n’est pas un arbre généalogique. C’est la passion pour la culture de ce département.

Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant

Le MCH ne s’est pas donné le luxe d’une longue phase de gestation. Le president Ben Martins a été clair sur ce point dès la clôture de l’assemblée. “Les portes sont largement ouvertes, c’est à partir de maintenant que les inscriptions commencent. Nous allons procéder à la légalisation et rendre publiques les conditions d’adhésion. Aucune restriction n’est faite à un fils ou fille de la localité. Nous comptons sur l’appui et l’adhésion de tous.”

La légalisation sera l’une des premières étapes concrètes, avant que les modalités d’adhésion ne soient officiellement communiquées. Pour l’instant, le signal envoyé est celui d’une ouverture totale, pas de filtre, pas de hiérarchie entre les candidats à l’adhésion.

Ce qu’il s’est passé à Mvog-Mbi ce samedi ne ressemblait pas à une réunion ordinaire. Il y avait quelque chose de palpable dans la salle, un mélange d’émotion, d’énergie contenue et de détermination tranquille. Les gens présents savaient qu’ils participaient à quelque chose qui les dépassait individuellement.

Le MCH part de zéro, avec tout ce que ça implique de travail, d’obstacles et d’incertitudes. Mais il part aussi avec quelque chose que beaucoup de structures n’ont pas à leur naissance, une identité claire, des gens qui y croient vraiment, et le sentiment partagé que ce moment était attendu depuis trop longtemps.

L’histoire, comme l’a dit Ben Martins, commence à s’écrire. La suite appartient à ceux qui auront le courage de prendre leur plume.

La composition du Bureau Exécutif :

  • Président :Mvogo Ossama Bertrand Martin (Ben Martins)
  • Vice-présidents : Cédric EKOUT (Einstein), Wong Agathe Émilie (Pachou Dee)
  • Secrétariat : Mbelé Angoula Rodrigue (SG), Ketchakou Simpoura Jean Albert (Paramely le Dinozore) (SGA)
  • Finances & Contrôle : Assarak Bekon Anicet (Magico le Kancer) (Trésorier), Afana madeleine Pascaline (La brave madonne) (Commissaire aux comptes)
  • Censeur : Cédric Nkodo (Slamur)
  • Chargé de la communication et des relations publiques : Dimitri Amba
  • Conseillers : Régine Bibedina, Beting François (Franco Rapha), Justin Koulayo.

 

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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise

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L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.

Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.

Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.

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Mamadou Mota dévoile son candidat

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Mamadou Mota dévoile son candidat
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Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.

Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.

Retrouvez ci-dessous sa sortie

Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.

Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.

L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.

La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.

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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud

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Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.

Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.

Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.

Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.

Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.

Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.

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