Actualités locales
Anicet Ekane ou la trahison des vivants


Le vœu de Anicet Georges Ekane était clair : reposer aux côtés de son maître, Ernest Ouandié. Un testament politique et moral, répété sans détour de son vivant. Pourtant, au moment de l’accomplir, les siens hésitent, tergiversent, voire s’y opposent. Au-delà d’un simple différend familial, c’est la fidélité à une mémoire militante qui vacille, commente le journaliste Hilaire Ngoualeu Ham Ekoue.
Lire ici son texte :
Il est des volontés qui ne souffrent d’aucune interprétation. Celle d’Anicet Georges Ekane en fait partie. À maintes reprises, sur les plateaux et dans l’intimité militante, il a exprimé son désir d’être inhumé auprès de celui qu’il considérait comme son guide politique et spirituel : Ernest Ouandié. Quel testament peut valoir plus que la parole d’un homme conscient de son destin ?
La question mérite d’être posée. Car ici, il ne s’agit ni d’un murmure ni d’une confidence, mais d’une déclaration publique, constante, assumée.
La mort, terrain de calculs
Que ses adversaires politiques se réjouissent en silence ou se justifient par les logiques implacables du combat idéologique pourrait, à la rigueur, relever de ce cynisme ordinaire des luttes de pouvoir. « À la guerre comme à la guerre », diront certains — même si, ici, la guerre semble déjà lasse d’elle-même.
Mais que dire lorsque la fracture surgit dans le cercle le plus intime ? Lorsque des membres de sa famille, politique et biologique, participent à brouiller son héritage, à ternir sa mémoire, à contester ses dernières volontés ?
L’Église face à l’histoire
L’histoire, pourtant, offre des précédents lourds de sens. Sous le joug colonial, l’Église protestante avait su, malgré les contraintes, offrir une sépulture à Ruben Um Nyobè à Eseka. Plus tard, elle a permis que Ernest Ouandie et d’autres figures trouvent un repos, parfois loin, mais jamais dans le déni.
Aujourd’hui, cette même institution semble hésiter, voire se dérober, face à la demande du MANIDEM. Refuser d’honorer la volonté d’Ekane, n’est-ce pas rompre avec cette tradition de reconnaissance, même tardive, des figures de résistance ?
La honte des vivants
Pendant que le corps repose encore à la morgue de l’hôpital Laquintinie, un autre spectacle se joue : celui, indigne, de camarades chassés du siège du parti, comme si la mort ouvrait droit à la confiscation.
Peut-on aimer un homme et détruire ce pour quoi il a vécu ? La question claque comme une gifle. Car aimer, en politique comme dans la vie, c’est prolonger le combat de l’autre, non l’enterrer avec lui.
Des héros dispersés, une mémoire à réunir
Félix-Roland Moumié repose à Conakry, Ernest Ouandié à Bafoussam, Emok Elang encore à Luanda, Abel Kingue au Caire et d’autres ailleurs. L’exil, même dans la mort, semble être le destin tragique des héros Kamerunais.
Mais au fond, le lieu importe moins que la fidélité. Car viendra un jour où ces mémoires dispersées se rejoindront dans la conscience collective.
La leçon des morts
On n’enterre pas seulement un homme, on révèle les vivants. Respecter la volonté d’Anicet Georges Ekane, ce n’est pas céder à une exigence personnelle : c’est honorer une parole, une trajectoire, une fidélité. À défaut, l’histoire retiendra ceci : que ceux qui n’ont pas su accompagner dignement leur camarade dans la mort auront déjà trahi son combat de son vivant.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves

Un violent incendie s’est déclaré ce lundi 2 novembre 2026, entre 7 h et 7 h 15, dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel SA, située dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Selon les premiers éléments recueillis auprès des autorités, une explosion aurait précédé le sinistre.
Selon Cameroon Tribune, le bilan provisoire fait état de quatre corps calcinés, découverts par les sapeurs-pompiers, et de 16 personnes grièvement brûlées, évacuées à l’hôpital général de Douala. Selon une source médicale, leur pronostic vital serait engagé.
Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu au chevet des blessés. Il a déploré le non-respect des mesures de sécurité prescrites à l’entreprise après un précédent incendie. « Malgré les premiers cas d’incendie, les mesures de sécurité n’ont pas été prises », a-t-il déclaré.
Évoquant les enquêtes en cours, le gouverneur a également estimé qu’un arrêt des activités de l’entreprise devrait être envisagé.
Pour mémoire, un autre incendie avait ravagé une partie de cette usine dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, faisant plusieurs victimes.
Au moment des premières constatations, les sapeurs-pompiers poursuivaient leurs opérations pour maîtriser le sinistre.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et le Système des Nations unies devront encore mobiliser environ 657,3 milliards de FCFA pour financer leur nouveau cadre de coopération pour le développement durable sur la période 2027-2031. Les quatre enveloppes budgétaires détaillées totalisent 860,5 milliards de FCFA, dont seulement 203,2 milliards sont actuellement identifiés comme disponibles, soit 23,6 % des besoins. Le document a été signé le 30 octobre 2026 à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), et Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.
Le besoin de financement représente ainsi 76,4 % de l’enveloppe prévisionnelle. Selon les données présentées, les ressources disponibles comprennent 141,7 milliards de FCFA de financements de base, dits « core », et 61,5 milliards de ressources complémentaires, dites « non-core ». Ces montants constituent des ressources identifiées pour la mise en œuvre du programme et ne correspondent pas nécessairement à des financements déjà décaissés.
Pour combler l’écart, Issa Sanogo préconise d’élargir les partenariats avec les institutions financières de développement et le secteur privé, tout en mobilisant davantage de financements climatiques et innovants.
La transformation économique affiche un déficit de financement de 232 milliards de FCFA
Le nouveau cadre s’articule autour de trois priorités stratégiques, déclinées en quatre effets. La transformation économique et la résilience climatique affichent le déficit proportionnel le plus élevé. Sur une enveloppe prévisionnelle de 275,4 milliards de FCFA, seuls 43,2 milliards sont disponibles, soit un taux de couverture de 15,7 %. Il reste ainsi 232,2 milliards de FCFA à rechercher.
La composante consacrée à la diversification économique et à la création d’emplois décents dispose de 21,7 milliards de FCFA pour des besoins évalués à 174 milliards. Son taux de financement, limité à 12,5 %, est le plus faible des quatre effets budgétaires. Il reste 152,2 milliards de FCFA à mobiliser.
La seconde composante, consacrée à la résilience climatique et à l’accès à une énergie propre, prévoit 101,5 milliards de FCFA. Les ressources disponibles atteignent 21,5 milliards, soit 21,2 % des besoins. Le financement restant à rechercher s’élève à près de 80 milliards de FCFA.
Cette priorité doit soutenir la diversification des activités productives, l’industrialisation, le développement des économies verte et bleue ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. Elle prévoit également des interventions destinées à améliorer l’accès à une énergie propre et durable.
Près de 317 milliards de FCFA manquent au développement du capital humain
Le capital humain et la cohésion sociale concentrent la plus importante enveloppe du nouveau cadre : 427,6 milliards de FCFA, soit 49,7 % du budget total. Seuls 111 milliards sont actuellement disponibles. Le besoin résiduel atteint 316,6 milliards de FCFA, ce qui constitue le déficit le plus élevé en valeur absolue.
Les financements doivent notamment soutenir l’amélioration de l’accès aux services de santé, à l’éducation et aux dispositifs de protection sociale. À l’horizon 2031, les objectifs annoncés comprennent un taux de 95 % d’accouchements assistés, une couverture vaccinale de 95 %, un taux d’achèvement du primaire de 100 % et une couverture de 40 % des personnes vulnérables par les mécanismes de protection sociale.
La gouvernance, la décentralisation et la paix disposent, pour leur part, d’un budget prévisionnel de 157,5 milliards de FCFA. Avec 48,9 milliards disponibles, cette composante affiche le taux de financement le plus élevé, à 31,1 %. Il reste néanmoins 108,6 milliards de FCFA à mobiliser.
Les interventions prévues porteront notamment sur l’efficacité des institutions, la transparence, la gestion des finances publiques, la décentralisation et l’articulation entre l’aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.
Le cadre couvre l’ensemble du territoire camerounais, avec une attention particulière à six régions : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les principaux bénéficiaires ciblés comprennent les femmes, les jeunes, les enfants, les réfugiés, les personnes déplacées internes, les personnes handicapées et les peuples autochtones.
Un budget en hausse de 27 %, mais moins de financements disponibles qu’en 2021
Le nouveau cycle succède au cadre de coopération 2022-2026, signé le 16 septembre 2021 par Alamine Ousmane Mey et Matthias Zana Naab, alors coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.
Selon le document de programmation du précédent cycle, les interventions étaient évaluées à environ 1,15 milliard de dollars, soit l’équivalent de 676,7 milliards de FCFA au taux de change retenu pour le présent article. Cette enveloppe avait été présentée à la signature en 2021 comme dépassant 642 milliards de FCFA, sur la base du taux de change de l’époque.
À taux de conversion identique, le nouveau budget de coopération augmente d’environ 27,2 %, passant de 676,7 à 860,5 milliards de FCFA. Pourtant, les ressources initialement disponibles reculent de 226,7 milliards de FCFA pour le précédent cycle à 203,2 milliards pour la période 2027-2031, soit une diminution de 23,5 milliards de FCFA.
Le taux de couverture financière passe ainsi de 33,5 % à 23,6 %, soit une baisse de 9,9 points de pourcentage. Cette comparaison porte sur les financements identifiés lors de la programmation des deux cycles. Elle ne mesure pas les ressources finalement mobilisées ni les dépenses effectivement réalisées entre 2022 et 2026.
Le précédent dispositif associait 22 agences des Nations unies autour de quatre priorités : la croissance inclusive et durable, le développement humain et social, l’appui institutionnel et la participation citoyenne, ainsi que la durabilité environnementale et la gestion des risques climatiques.
Ludovic Amara
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Harold Moukoudi et l’AEK Athènes tombent dans le derby face au Panathinaïkós
La soirée a été compliquée pour Harold Moukoudi et l’AEK Athènes. En déplacement sur la pelouse du Panathinaïkós ce dimanche, à l’occasion d’une nouvelle journée […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















