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André Onana qui refuse de saluer Roger Milla, le bal des hypocrites

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André Onana qui refuse de saluer Roger Milla, le bal des hypocrites
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Dans une sortie sobre, Jacques Marcel Itiga Itiga, responsable de communication du Synafoc, souligne que si l’on exige d’Onana qu’il s’incline devant la légende Milla au nom de l’éthique sportive, on ne peut valider que le président de la Fédération humilie publiquement Gérémie NJITAP, lui également légende vivante du football camerounais.

Lire ici sa tribune :

Salut interdit ou mépris sélectif : Le bal des hypocrites.

Le football camerounais, c’est désormais un feuilleton quotidien où chaque poignée de main — ou son absence — devient une affaire d’État.

Le dernier épisode en date est né de la présence d’André Onana le dimanche 22 mars 2026 au stade militaire à l’occasion de la 11ème journée de MTN Elite One. Devrions-nous parler d’une affaire André Onana vs Roger Milla ou d’une simple indignation à géométrie variable des « Églisiens » ?

Mon commentaire d’actualité…

Le gardien des Lions Indomptables aurait, selon les fidèles de « l’Église de Tsinga », ostensiblement ignoré le Vieux Lion, Son Excellence Roger Milla, tout en saluant ses voisins immédiats.

Le sang des partisans de Samuel Eto’o n’a fait qu’un tour. On crie au sacrilège, on invoque le respect dû aux aînés, on fustige l’arrogance d’un gardien qui oublierait d’où il vient. Pourtant, cette indignation morale laisse un arrière-goût d’amnésie collective.

Le « un poids, deux mesures »

Comment ne pas mettre ce grief en miroir avec certains épisodes impliquant le « Pasteur » de cette même Église ? Au Maroc, lors du tirage au sort de la CAN 2025, Samuel Eto’o a offert un spectacle de mépris calculé en saluant toutes les légendes africaines… sauf Gérémie Njitap. Une scène répétée avec une précision chirurgicale dans le vol retour : saluer tout l’avion, sauf l’ancien coéquipier.

À l’époque, les mêmes qui s’offusquent aujourd’hui pour S.E Roger Milla applaudissaient le « caractère » et la « fermeté » du président de la Fecafoot. On justifiait l’acte par des rancunes personnelles ou des trahisons supposées. Pourquoi la liberté de choisir qui l’on salue serait-elle un privilège présidentiel, mais un crime de lèse-majesté pour un joueur ?

Mémoire sélective ou mauvaise foi ?

Entre l’attitude d’Eto’o envers Njitap et celle d’Onana envers Milla, la différence ne réside pas dans l’acte, mais dans l’identité de celui qui le commet. En érigeant le refus de saluer en acte de bravoure pour l’un et en preuve d’indécence pour l’autre, les partisans de Tsinga tombent dans une mauvaise foi flagrante.

Ce qui est un péché capital pour le gardien de Trabzonspor devient étrangement une grâce présidentielle lorsqu’il s’agit du patron de la Fecafoot.

Le respect des icônes ne peut être un menu à la carte. Si l’on exige d’Onana qu’il s’incline devant la légende Milla au nom de l’éthique sportive, on ne peut valider que le président de la Fédération humilie publiquement Gérémie NJITAP, lui également légende vivante du football camerounais, double champion d’Afrique et double vainqueur de la l’UEFA Champions League.

En fin de compte, cette polémique révèle le mal profond de notre football : une passion qui a déserté le terrain pour se loger dans le culte de la personnalité. Samuel Eto’o n’a pas plus le « droit » de snober Njitap qu’Onana n’aurait celui d’ignorer Milla. Mais tant que l’indignation sera sélective, le débat restera stérile. À force de vouloir sanctifier les uns et diaboliser les autres, n’est-ce pas le respect lui-même que l’on finit par enterrer ?

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le Cameroun réunit le Tchad, le Nigeria et la RCA pour renforcer la riposte sanitaire transfrontalière

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le Cameroun réunit le Tchad, le Nigeria et la RCA pour renforcer la riposte sanitaire transfrontalière
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« Les épidémies ne s’arrêtent pas aux frontières, notre réponse non plus. » C’est en substance le message porté par le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, à l’ouverture, ce lundi 2 novembre 2026 à Douala, d’une réunion transfrontalière de trois jours. Elle rassemble le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et la République centrafricaine autour d’un même objectif : coordonner la lutte contre le choléra, la maladie à virus Ebola et la Mpox dans le bassin du lac Tchad.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au 30 octobre 2026, le Cameroun comptait 3 103 cas de choléra, dont 94 décès. Le Tchad en dénombrait 1 431, la RCA 784, et le Nigeria 73 416. Autant dire que nul ne peut se croire à l’abri.

Le virus Ebola Bundibugyo gagne du terrain, avec un cas importé confirmé au Nigeria. La Mpox, elle, reste un sujet de vigilance. Pour le ministre, les frontières doivent cesser d’être des points de fragilité et devenir des espaces de veille sanitaire partagée. Cela suppose d’harmoniser les dispositifs de surveillance, de transmettre sans délai les alertes et les données épidémiologiques, et de mettre en commun les moyens de détection et de prise en charge.

D’ici la clôture, les délégations doivent adopter une feuille de route commune, désigner des points focaux joignables 24h/24 et bâtir un plan d’action conjoint, avec des échéances et des financements précis.

Pour le Dr MANAOUDA Malachie, la solidarité entre les États doit devenir le meilleur rempart contre les épidémies.

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24 équipes, 24 victimes, Kylian Mbappé a déjà marqué contre toutes les équipes de Liga

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Kylian Mbappé continue d’affoler les compteurs en Espagne. En trouvant une nouvelle fois le chemin des filets face au Racing de Santander (3-0), dimanche après-midi, […]

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le SNJC rend hommage à Martinez Zogo

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le SNJC rend hommage à Martinez Zogo
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Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes/ 9 cas sur 10 de meurtres de journalistes restent non résolus à l’échelle mondiale, soit un taux d’impunité d’environ 85 à 90 %.

Ce lundi 2 novembre 2026 est la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013, cette date rend hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français assassinés au Mali le 2 novembre 2013. Le bilan humain fait état de plus de 1700 journalistes qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions entre 2006 et 2024 et les violences, intimidations et assassinats persistent à travers le monde entier.

Face à cet état de choses, l’urgence de l’appel de la justice s’impose avec une acuité singulière. La Fédération internationale des journalistes (Fij) insiste, en effet, sur la nécessité de poursuivre non seulement les exécutants, mais aussi les commanditaires de ces crimes pour que la justice soit pleinement rendue.

De nombreux cas d’assassinat de journalistes au Cameroun, mais toujours pas de coupables. Des familles qui n’ont jamais fait le deuil. Des âmes sans repos. Des familles et descendances brisées. C’est le cas de Martinez Zogo, ancien chef de chaîne d’Amplitude FM, dont le corps sans vie avait été retrouvé en état de dégradation le 22 janvier 2023 à Ebogo 3, une banlieue de la ville de Yaoundé. Le procès est toujours pendant au tribunal militaire de Yaoundé. 17 coaccusés sont devant la barre, dont un homme d’affaires, un journaliste, l’ancien patron de la Dgre et des agents de ce service de contre-espionnage.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), branche régionale du Centre, lance, ce jour, sa campagne nationale de sensibilisation dénommée « Non à l’impunité ! ». Cette corporation syndicale invite la presse nationale et internationale à son hommage à Martinez Zogo et à tous les journalistes camerounais disparus. Ce sera au siège d’Amplitude FM, chaîne urbaine dans laquelle a exercé le défunt. Cet hommage s’inscrit dans la 13ᵉ édition de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes que l’Unesco place, cette année, sous le thème « Les menaces évoluent. L’impunité demeure ».

Serge Aimé BIKOI

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