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Forages SNH/Tower Resources : une rallonge des délais en négociation

C ’est un sursis qui pourrait débloquer une situation qui s’éternisait. Dix ans après la signature du contrat de partage de production avec l’État camerounais, l’opérateur britannique Tower Resources n’a toujours pas foré le puits promis sur le bloc Thali, situé dans le bassin sédimentaire du Rio Del Rey. Alors que les délais fixés par l’administration se rapprochent inexorablement, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) va recommander au ministère des Mines de repousser l’échéance. « Au Cameroun, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) indique qu’elle recommandera au ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique d’accorder une extension d’un an de la première période d’exploration de la licence Thali, ce qui porterait son échéance à mars 2027″ indique Tower Resources dans son communiqué.
UN DÉLAI CONDITIONNÉ À UNE RECOMPOSITION DU TOUR DE TABLE
Ce répit accordé à la firme cotée à Londres n’est pas un blanc-seing. Il est lié à une opération financière majeure que la SNH valide dans le même mouvement. L’instance publique recommande en effet d’approuver le projet de farmout de Tower Resources, qui prévoit la cession de 42,5 % de ses parts dans la licence Thali à la société Prime Global Energies Ltd. Cet accord d’amodiation, récemment signé par les deux parties, doit permettre à Tower Resources d’injecter des liquidités fraîches, environ 15 millions de dollars (près de 10 milliards de FCFA), indispensables pour lancer enfin les opérations de terrain. Tower Resources indique toutefois qu’elle reste dans l’attente d’une confirmation écrite officielle de cette recommandation de la part du département ministériel compétent. Pour comprendre les origines de ce feuilleton, il faut revenir à la genèse du projet.
En septembre 2015, la SNH officialisait à Yaoundé la signature d’un contrat de partage de production avec Tower Resources pour le compte du bloc Thali, une zone offshore située dans le bassin du Rio Del Rey, une extension naturelle des riches gisements du Delta du Niger nigérian. À l’époque, l’enthousiasme était palpable. L’opérateur britannique, également intéressé par le bloc voisin Dissoni, présentait un programme ambitieux. La planification initiale prévoyait l’acquisition de données sismiques en trois dimensions dès 2016, avec un lancement effectif des forages programmé sur la période 2017-2018.
Dix ans plus tard, le constat est celui d’une exploration au point mort. La licence Thali, qui recèle pourtant des prospects identifiés comme la structure NJOM-3, n’a pas vu le moindre forage aboutir. Ce bloc est considéré comme stratégique pour le Cameroun en raison de sa localisation en eaux peu profondes, à proximité de champs pétroliers déjà en activité, ce qui promet des coûts de développement maîtrisés et des possibilités de raccordement rapides en cas de découverte. Mais le développement de l’actif butait depuis des années sur les difficultés de financement de Tower Resources, un petit opérateur londonien contraint de céder des parts pour réunir le capital nécessaire.
Le contexte pétrolier mondial, longtemps défavorable aux petits explorateurs, a également joué un rôle dans cette inertie. Avec cette extension de délai et l’entrée imminente de Prime Global Energies à son capital, l’ultimatum est désormais connu de tous : il faudra forer avant mars 2027.
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Election à la Société civile camerounaise des droits voisins : Deux têtes de listes affichent déjà leurs ambitions

L’élection est prévue le 5 octobre 2026 pendant que la campagne bat déjà son plein dans les réseaux sociaux.
A deux semaines de l’élection à la Société civile camerounaise des droits voisins (SCDV) prévue le 5 octobre 2026, les candidats dévoilent leurs intentions et leurs projets. A date, deux têtes de liste affichent leurs ambitions. Il s’agit de Dr Claude Edgard Akono, connu sous le nom de «Don Compâdre» d’une part et d’Aladji Touré d’autre part, arrangeur, directeur artistique et ancien Président du conseil d’administration (PCA) de cet organisme.
Pour Don Compâdre, la liste est déjà connue. Elle est constituée de 16 membres dont lui-même comme président, 3 vice-présidents, 2 secrétaires généraux et 10 autres membres. Ils ont été présentés au cours d’un point de presse donnée le 22 septembre dernier au Centre culturel camerounais à Yaoundé.
Dans cette liste, on retrouve le réalisateur et metteur en scène Ebénézer Kepombia, la chanteuse et productrice culturelle Sissy Dipoko et David Ayem, artiste connu sous le nom de « Fozo de Prince » comme vice-président. Cameroon Triune indique que la comédienne Blanche Bilongo postule dans cette liste au poste de secrétaire général numéro 2 et les artistes musiciens Nicole Mara, Ayissi Leduc et Jo Papyto y figurent comme membres.
Expérience
Pour la candidature de Aladji Touré, c’est plus de 600 albums arrangés et une collaboration d’environ 1 500 artistes qui seront mis en exergue. Ce musicien bassiste, arrangeur, producteur, chef d’orchestre et directeur artistique n’est pas étranger au poste auquel il aspire.il a assumé ces fonctions à la création de cet organisme en 2017 pour un mandat initial de 5 ans.
Membre fondateur de la SCDV, Aladji Touré est également le premier PCA. Dans sa déclaration de candidature, il s’engage à faire avancer concrètement la mise en œuvre de la copie privée en poursuivant le dialogue avec les pouvoirs publics et les partenaires pour une rémunération juste au bénéfice des titulaires de droit.
Pour mémoire, le processus pour les élections à la Société civile des droits voisins (SCDV) est lancé depuis le 20 août 2026, après 4 années de flou sur son fonctionnement. Un groupe de travail présidé par le magistrat Augustine Cyril Bikok Mbaby, accompagné d’une dizaine de membres a déjà été mis en place le 3 septembre dernier, sur la base des textes organiques fondamentaux issus de l’assemblée constitutive de la SCDV du 15 juillet 2017.
Cette instance est chargée de piloter l’ensemble des opérations électorales. Il s’agit entre autres de : publier la liste électorale au plus tard, 2 semaines avant le scrutin ; élaboré les fiches d’identification ; recevoir et examiner les candidatures ; traiter les contentieux ; organiser et superviser le vote ; proclamer les résultats et installer les nouveaux dirigeants.
Après le nettoyage de fichier, 1498 membres ont été retenus. Sur les 558 souscriptions enregistrées dans les services déconcentrés du ministère des Arts et de la culture (Minac), 387 souscripteurs ont été authentifiés et retenus.
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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel

Il s’agit des fonctionnaires de greffes aux commissions administratives paritaires à l’issue du scrutin du 19 août 2026. Ils ont été élus pour un mandat de 3 ans.
Grade d’administrateur principal des greffes
- Ngandeu Gabriel Sylvain, en service au parquet général près la Cour d’appel de l’Est
- René Akumbo Niyeng, chef de la section Common Law à la Chambre judiciaire de la Cour suprême
- Wandah Tchamba Armel Edith, en service au greffe du tribunal de première instance de Douala-Ndokoti
- Ngoe Itoe; greffier en chef du tribunal de première instance de Batibo.
Grade d’administrateur des greffes
- Buoyinde Amos Nyoh, en service au greffe de la cour d’appel du Sud-Ouest
- Etoundi Binzi Pierre Thibault, en service au greffe du tribunal de première instance de Bafoussam
- Aminatou Djibrila épouse Alfaki Dodo, chef de la section de droit traditionnel au greffe de la cour d’appel de l’Adamaoua
- Oumenguele Esseba, en service au parquet général près le Tribunal criminel spécial.
Grade de greffier principal
- Goldai, en service au greffe du tribunal de première instance de Maroua
- Tanyi Terence Ebini, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Mbengwi
- Dangpel Fidèle, en service au parquet général près la cour d’appel de l’Adamaoua
- Denis Tiaga Mihkom, chef de Bureau des affaires pénales et des affaires en transit au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Bangem.
Grade de greffier
- Essono Amougou Paul Cédric, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
- Nkouangue NNkouangue Cyriaque, chef de la section du registre du commerce et du crédit mobilier au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Bangangté
- Ottou Mekando Jean Claude, en service au parquet près le tribunal de première instance de Tiko
- Meliki Carold Patrick, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Nanga-Eboko.
Grade de greffier-adjoint
- Ndokayo Gbongo Anne Georges, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
- Effoudou Paul Hervés, en service au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Tibati
- Essomba Daniel Patrick, en service au parquet général près la Cour d’appel de Centre
- Ebebe Rodrigue, en service au parquet près le tribunal de Première instance de Yaoundé-Centre administratif.
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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »

Comment le Solar Connect Africa compte-t-il stimuler l’innovation, créer des opportunités d’affaires et rapprocher les acteurs pour développer le marché du solaire et du stockage d’énergie ?
Solar Connect Africa part d’un constat simple : les solutions existent, mais elles doivent être mieux connectées aux besoins des populations et des entreprises. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, le salon réunira plus de 100 exposants, 1 500 visiteurs professionnels et un large public composé de ménages, PME, grandes entreprises, industriels, investisseurs, collectivités territoriales et administrations publiques.
Un dispositif spécifique de mobilisation des visiteurs permettra d’atteindre chaque catégorie de public à travers les médias, les réseaux professionnels, les organisations sectorielles et les relais institutionnels. Merci à la CVUC et à la CCIMA pour leur soutien institutionnel, essentiel à cette mobilisation. Afin de renforcer la dimension matchmaking de l’événement, un programme structuré de rencontres B2C, B2B et B2G transformera la présence d’un public pertinent en opportunités concrètes.
Les exposants pourront présenter des solutions adaptées en matière de solaire, de stockage intelligent, de mobilité électrique et de chauffage écologique. Les porteurs de projets rencontreront des partenaires, des clients et des investisseurs capables de faire avancer leurs initiatives. Les conférences et ateliers renforceront aussi les compétences des techniciens, des entreprises et des décideurs. Notre ambition est claire : transformer chaque rencontre en partenariat, chaque projet en investissement et chaque innovation en solution utile contre la pauvreté énergétique.
Vous identifiez le coût élevé des équipements et l’accès limité au financement parmi les principaux obstacles au développement du marché. Quelles solutions de financement seront concrètement mises sur la table durant cette édition pour les PME, les collectivités et les projets solaires ruraux camerounais ?
Le financement sera au cœur de cette édition : un projet utile ne doit plus rester bloqué faute de ressources. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, Solar Connect Africa mettra en relation les PME, les collectivités et les porteurs de projets ruraux avec les banques, les investisseurs et les partenaires au développement. Les discussions porteront sur des solutions concrètes : prêts verts, garanties, crédit bail, paiement à l’usage et partenariats public-privé.
Les séances plénières permettront d’identifier les conditions nécessaires pour rendre les projets solaires crédibles, bancables et finançables. Comme exemple, le FEICOM interviendra sur les plateaux de discussion afin d’enrichir les échanges sur les mécanismes de financement accessibles aux collectivités territoriales décentralisées et sur les conditions de réalisation de projets solaires bancables. Les collectivités pourront ainsi structurer des projets d’éclairage public, de pompage d’eau, d’électrification des écoles et des centres de santé.
Les PME et les opérateurs ruraux pourront présenter leurs besoins, rencontrer des financeurs et construire des partenariats adaptés à leur capacité de remboursement. Nous invitons les institutions financières qui proposent déjà ces outils ou souhaitent investir dans le solaire à participer activement au salon. Ensemble, nous devons créer une dynamique performante et durable, capable de transformer les besoins énergétiques du terrain en investissements et en réalisations concrètes.
Qu’est-ce que l’agrivoltaïque, quels projets concrets sont prévus au Cameroun et une collaboration avec le ministère de l’Agriculture est-elle envisagée pour développer ces projets dans le secteur agricole ?
L’agrivoltaïque consiste à produire de l’électricité solaire au-dessus ou à proximité des cultures, tout en continuant à exploiter les terres agricoles. Les panneaux peuvent réduire l’évaporation de l’eau et alimenter l’irrigation, le pompage, le stockage et la transformation des récoltes. Au Cameroun, les projets concernés peuvent viser les périmètres maraîchers, les coopératives, les stations de pompage, les fermes d’élevage et les unités rurales de conservation et de transformation.
L’objectif est concret : réduire les coûts d’énergie, améliorer la production et limiter les pertes après récolte. Une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est envisagée pour identifier les sites adaptés, accompagner les producteurs et développer des projets pilotes. Nous invitons tous les acteurs de l’agriculture et de l’élevage — collectivités, exploitants individuels, coopératives, entreprises et techniciens — à participer au forum en présentant leurs expériences et les difficultés énergétiques rencontrées au quotidien.
Les rencontres B2C, B2B et B2G permettront de mettre directement en relation les producteurs, les fournisseurs de solutions, les investisseurs, les collectivités et les administrations. Cette thématique sera approfondie avec des experts lors d’une séance plénière le 13 novembre 2026. Venez avec vos réussites, vos besoins et vos contraintes : c’est à partir des réalités du terrain que nous construirons des solutions solaires utiles, accessibles et réplicables.
Au-delà de l’installation de panneaux importés, comment comptez-vous développer une véritable filière solaire locale au Cameroun, notamment dans l’assemblage, la maintenance, le stockage et le transfert de compétences, et quels résultats concrets attendez-vous des partenaires de Solar Connect Africa ?
Notre ambition est de transformer le potentiel considérable de la demande solaire au Cameroun en une véritable filière industrielle, professionnelle et durable. Le volume du marché est important : ménages, entreprises, collectivités, industries, agriculture et sites isolés ont besoin de solutions fiables, abordables et adaptées. Pour y parvenir, nous devons développer l’assemblage local, la maintenance, le stockage, la formation et le transfert de compétences, tout en maîtrisant les coûts pour rendre les équipements accessibles. Il est également essentiel de définir et d’appliquer des normes claires sur la qualité des matériels, l’installation, la sécurité, la performance des batteries et le service après-vente.
Une session plénière sera consacrée à l’emploi des femmes et des jeunes, afin d’identifier des actions concrètes et évolutives pour créer des emplois de qualité sur toute la chaîne de valeur, au Cameroun et dans la région. Nous remercions le MINEFOP et le MINRESI pour leur appui institutionnel à cette démarche. Nous saluons aussi le travail intense mené par le MINEE, parrain de Solar Connect Africa, ainsi que par l’ARSEL, pour encadrer le secteur solaire et contribuer à son évolution vers une filière industrielle et professionnelle. Avec plus de 100 exposants et 1 500 visiteurs professionnels, le salon doit permettre de conclure des partenariats, de lancer des projets d’assemblage pourquoi pas ? et de structurer des programmes de formation et de maintenance. Notre objectif est clair : faire du solaire un secteur créateur d’emplois, générateur de valeur locale et capable de répondre durablement aux besoins énergétiques du Cameroun.
Interview réalisée par Fabrice BELOKO
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