Actualités locales
L’Economiste Eugène Nyambal dit non aux nominations sur des bases ethniques et régionales

Il dénonce par ailleurs, la marginalisation des groupes minoritaires. «Le Cameroun serait-il divisé en blocs ou races de Seigneurs qui se partagent le pouvoir et les richesses du pays (Ékangs, Ouest, Nord) ?», questionne-t-il.
Lire ici son analyse :
État, Assemblée Nationale et Senat. Nous observons avec attention comment quelques groupes se partagent le Cameroun depuis des décennies sur des bases strictement tribales ou régionales en excluant le mérite et les groupes minoritaires comme le Grand Littoral et d’autres régions du pays. Les inégalités d’ordre tribal, linguistique ou religieux ne sont pas différentes du racisme que nous prétendons combattre chez les autres.
Dans la deuxième République du Cameroun en place depuis 1982, les postes stratégiques dans la gestion de la machine étatique et l’économie sont occupés par les ressortissants du Sud, du Centre et de l’Est, suivi par le bloc de l’Ouest et du reste du pays.
Le Cameroun serait-il divisé en blocs ou races de Seigneurs qui se partagent le pouvoir et les richesses du pays (Ékangs, Ouest, Nord) et d’esclaves (citoyens de seconde catégorie issus des autres régions) qui servent de variables d’ajustement permettant de consolider le pouvoir des blocs dominants que feu le Professeur Gabriel NLEP appelait le Triangle Équilatéral du pouvoir au Cameroun (bloc du Grand Nord, des Ékangs et des Grassfields)?
Est-ce qu’un enfant né à Douala, Eseka, Dibombari, Foumban, Bafia, Obala a les mêmes chanches de réussite dans l’appareil d’ État que ses compatriotes issus des régions qui se partagent les institutions de la République ? Pourquoi ne reserve-t-on pas des postes aux femmes au même titre qu’aux blocs ethniques ou régionaux ?
Doit-on aller vers les quotas dans l’accès aux concours dans les grandes écoles de la République, les grands corps de l’Etat (police, douane, armée, fonction publique) afin que toute la mosaïque du Cameroun soit mieux représentée au sein des institutions étatiques?-Ma réponse NON Doit-on donner plus de pouvoir et de ressources aux regions et aux villes pour donner plus d’opportunités aux camerounais dans toutes les regiions?
Est-ce qu’un État moderne en compétition avec les autres Nations a le droit de réserver les postes de décision à des groupes particuliers au détriment du mérite? Est e que le Cameroun va résoudre la crise anglophone par exemple uniquement en réservant les poste de Vice-President à un compatriote anglophone? Si c’est vrai, est ce que ça veut dire qu’ un anglophone ne sera jamais Président de la République ? Est ce que sur 10 régions, la moitié doit continuer à accepter que les postes stratégiques soient réserves à certaines régions où doit-on procéder à une rotation pour plus d’équité?
Est ce que le fait de réserver des postes stratégiques à des groupes particuliers constitue une rupture du Pacte Républicain sur l’égalité des chances entre les citoyens ou un moyen de préserver la cohesion nationale en mettant les blocs majoritaires au coeur des institutions? Est ce que nous sommes tous co-propriétaires du Cameroun dans ces conditions ?
Face au rouleau compresseur des blocs qui se partagent le pouvoir, les groupes minoritaires au Cameroun doivent mieux s’organiser, refuser de servir de forces d’appoint dans les combats qui ne les concernent pas, sortir des logiques de debouchages individuels qui n’apportent rien à leurs communautés et travailler sur des feuilles de routes susceptibles de leur permettre d’exister comme forces autonomes représentées dans la gestion du pays.
Au delà des communautés, nous n’avons qu’un seul et même pays. Nous devons forger un destin commun dans le respect mutuel et l’égalité des chances.
Aucun pays ne peut se développer par des nominations aux postes stratégiques sur des bases tribales. Ce sont les politiques publiques fortes, transversales et ambitieuses qui permettent de résoudre les problèmes des citoyens emplois, formation, santé, toutes, électricité, etc). Non la nomination d’ un parent ou d’un proche. C est pourquoi le Cameroun doit renouer avec la meritocratie, la compétence, l’exigence des résultats et l’égalité des chances. Au vu de la descente aux enfers de notre pays sur le plan économique et social, nous devons rompre avec une gouvernance basée sur le tribalisme, le népotisme, l’incompétence et l’improvisation.
Dans une société tout le monde ne sait pas. Et tout le monde ne peut pas. Dire le contraire relèverait de l’imposture. C’ est l’un des maux du Cameroun. On doit choisir les meilleurs pour résoudre les problèmes du pays. Imaginez quelle serait la performance des Lions Indomptables si nos joueurs étaient sélectionnés sur des bases ethniques ou régionales pour représenter le Cameroun dans les compétitions internationales. Regardez la beauté, le talent et la force de nos jeunes issus de toutes les régions du pays lorsqu’ensemble, ils défendent le drapeau du Cameroun ainsi que la joie et l’émotion qu’ils nous procurent. C’est ce qu’on veut retrouver dans tous les domaines de la vie nationale.
Une gouvernance basée sur la répartition ethnique ou régionale du pouvoir est porteuse d’exclusion et de crises. Le Cameroun de demain sera inclusif ou fédéral. Je partagerai davantage mes idées sur ces questions dans le cadre des débats sur la réforme de la Constitution et la reconfiguration des collectivités territoriales.
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Révolution pour les footballeurs camerounais

Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) a annoncé, ce jeudi, un tournant majeur pour la protection des joueurs au Cameroun à la faveur de l’accord historique conclu entre la FIFA et la FIFPRO. Lors d’une conférence de presse, l’organisation a détaillé les principales avancées de ce texte, présenté comme une étape décisive dans la reconnaissance des droits des footballeurs professionnels.
Au cœur de cet accord figure une réaffirmation du statut des joueurs en tant que partenaires sociaux, mettant définitivement fin à une vision qui les réduirait à de simples « marchandises ». Le nouveau cadre prévoit notamment un repos obligatoire de 72 heures entre deux rencontres, une mesure destinée à préserver la santé des athlètes et à limiter les risques de blessures.
Le texte impose également aux clubs une prise en charge médicale légalement encadrée des blessures contractées par les joueurs dans l’exercice de leur activité. À cela s’ajoutent des garanties renforcées concernant la mobilité des joueurs sur le marché des transferts, dans le but de mieux protéger leurs droits tout au long de leur carrière.
Déterminé à voir ces nouvelles dispositions appliquées sans délai, le SYNAFOC est déjà passé à l’action. Le syndicat révèle avoir adressé, le 18 juillet, une correspondance à la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) afin de demander une révision du calendrier du Tournoi Inter-poules 2026. En cause, un délai de récupération limité à 48 heures entre certaines rencontres, jugé incompatible avec les nouvelles exigences internationales.
À travers cette démarche, le SYNAFOC entend faire du respect des normes FIFA-FIFPRO une priorité dans l’organisation des compétitions nationales. Le syndicat affirme qu’il poursuivra son plaidoyer afin que ces standards soient pleinement intégrés dans le droit du football camerounais, ouvrant ainsi la voie à une meilleure protection des joueurs et à une gouvernance plus conforme aux pratiques internationales.
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Offre de 100 M€ pour Yan Diomande

Le feuilleton de l’été bat son plein. À seulement 19 ans, l’attaquant ivoirien Yan Diomande serait sur le point de quitter le RB Leipzig, et le Real Madrid a déjà sorti l’artillerie lourde. Selon l’insider Fabrizio Romano, la Maison Blanche a soumis une offre de 100 millions d’euros — jugée insuffisante par le club allemand.
L’avenir de Yan Diomande s’écrit peut-être en blanc. L’attaquant ivoirien, auteur d’une saison fracassante sous le maillot du RB Leipzig, voit son nom circuler avec insistance dans les coulisses du mercato estival. À en croire les indiscrétions du spécialiste des transferts Fabrizio Romano, le Real Madrid a transmis une première offre officielle pour s’attacher les services du joueur de 19 ans. Un chèque à 100 millions d’euros, réparti en 90 millions d’euros de part fixe et 10 millions d’euros de bonus.
Une somme rondelette, certes, mais pas suffisante pour faire céder les dirigeants saxons. Selon nos informations, Leipzig a immédiatement opposé une fin de non-recevoir à cette proposition, estimant la valeur de son joyau bien supérieure à ce montant.
Un prodige courtisé par l’Europe entière
Né en 2007 à Abidjan, Yan Diomande a débarqué en Bundesliga il y a deux ans, et n’a cessé de grimper les échelons à une vitesse fulgurante. Puissant, technique, doté d’une finition clinique, le jeune Ivoirien incarne le nouvel archétype de l’attaquant moderne. Ses performances en championnat comme en Ligue des champions ont attiré les regards des plus grands clubs du continent.
Le Real Madrid n’est d’ailleurs pas le seul sur les rangs. Plusieurs grosses écuries européennes surveillent de près l’évolution du dossier, prêtes à entrer dans la danse si les négociations entre le club madrilène et Leipzig venaient à s’enliser.
Leipzig joue la montre
En refusant cette première offre, le RB Leipzig envoie un signal clair : il n’entend pas brader son attaquant. Avec un contrat qui court encore sur plusieurs années, le club allemand est en position de force et pourrait bien faire monter les enchères.
Les discussions avec le Real Madrid se poursuivent, mais les Madrilènes savent désormais qu’il faudra remettre la main au portefeuille pour espérer rafler la mise. Une chose est sûre : à 19 ans, Yan Diomande s’apprête à vivre l’un des étés les plus décisifs de sa jeune carrière. Et le mercato, lui, ne fait que commencer.
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Star de la CAN féminine 2026

À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, tous les regards se tournent vers les grandes favorites du tournoi, mais aussi vers les talents capables de faire basculer une rencontre. Parmi elles, un nom revient avec insistance : Naomi Eto.
Considérée comme l’un des plus grands espoirs du football féminin camerounais, la jeune attaquante s’apprête à vivre une compétition où les attentes seront immenses. Grâce à sa vitesse, sa qualité technique et son sens du but, Naomi Eto est appelée à devenir l’une des principales armes offensives des Lionnes Indomptables.
À seulement quelques jours du coup d’envoi, les observateurs s’accordent à dire que la Camerounaise pourrait être l’une des révélations de cette édition. Son profil dynamique et sa capacité à créer le danger dans les derniers mètres en font une joueuse particulièrement redoutée par les défenses adverses.
Pour le Cameroun, qui nourrit de grandes ambitions dans cette CAN féminine 2026, les performances de Naomi Eto pourraient être déterminantes. Si elle parvient à confirmer tout son potentiel sur la scène continentale, la jeune pépite pourrait non seulement guider les Lionnes Indomptables vers un parcours ambitieux, mais aussi franchir un nouveau cap dans sa carrière.
Une chose est certaine : Naomi Eto sera l’une des joueuses les plus attendues et les plus scrutées de cette CAN féminine 2026, avec l’espoir de marquer la compétition de son empreinte.
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