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Access Bank Cameroon organise un Forum du Secteur Privé en marge de la 14ᵉ Conférence Ministérielle de l’OMC (MC14)

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Access Bank Cameroon organise un Forum du Secteur Privé en marge de la 14ᵉ Conférence Ministérielle de l’OMC (MC14)
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(ACCESS BANK) – Access Bank Cameroon Plc organisera un forum de haut niveau dédié au secteur privé en marge de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (MC14), avec un accent stratégique sur la formalisation du commerce informel et l’expansion des corridors commerciaux afin de catalyser une transformation socio-économique durable à travers l’Afrique.

Ce forum, organisé en partenariat avec le Ministère du Commerce de la République du Cameroun, vise à offrir une plateforme pratique et orientée vers des solutions concrètes, où politiques publiques, expertise du secteur privé et capitaux convergent pour libérer les opportunités du commerce formel, renforcer l’intégration des marchés, et stimuler la création d’emplois ainsi que le développement durable.

L’initiative entend impulser un dialogue collaboratif public-privé visant à élaborer des actions permettant de formaliser le commerce informel, de renforcer les corridors commerciaux et de faciliter un accès durable au financement, à l’expertise technique et aux opportunités de marché.

Les principaux objectifs incluent :

  • Développer des stratégies opérationnelles pour intégrer le commerce informel dans les marchés formels.

  • Renforcer les partenariats public-privé afin d’élargir les corridors commerciaux aux niveaux régional et continental.

  • Promouvoir l’inclusion financière et des mécanismes durables de financement du commerce.

  • Identifier des solutions opérationnelles face aux défis ESG, logistiques et socio-culturels liés au commerce en Afrique.

Principaux axes de discussion :

Le forum explorera des stratégies concrètes dans des domaines tels que :

  • La formalisation des pratiques commerciales informelles.

  • L’opérationnalisation de la coopération commerciale entre États.

  • La transformation à valeur ajoutée dans les industries clés.

  • La normalisation, la formation et le renforcement des capacités.

  • L’extension des infrastructures logistiques et commerciales.

  • Le financement du commerce, la mobilisation de capitaux et l’inclusion financière.

  • La sécurisation des corridors commerciaux grâce aux infrastructures ESG.

  • La prise en compte des barrières socio-culturelles au commerce.

Pertinence stratégique

Le potentiel commercial de l’Afrique est immense mais demeure sous-exploité. Si des instruments régionaux tels que la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), les communautés économiques régionales et les institutions multilatérales fournissent des cadres d’action, des écarts persistent entre la conception des politiques et les réalités du marché.

« Notre objectif est de transformer les corridors commerciaux, aujourd’hui caractérisés par des activités informelles et fragmentées, en canaux économiques visibles, structurés et à fort impact. En connectant capitaux, technologies et politiques publiques, nous souhaitons libérer une croissance durable et élargir l’accès aux marchés pour les entreprises africaines », a déclaré Ellis Nzo Asu, Directeur Général d’Access Bank Cameroon.

En mettant l’accent sur la formalisation, l’expansion des corridors commerciaux et la collaboration concrète entre parties prenantes, ce forum devrait générer des résultats tangibles favorisant le commerce, la création d’emplois et l’accélération d’une croissance économique inclusive.

Secteurs stratégiques de croissance

Le forum mettra en lumière des secteurs clés pour l’écosystème commercial africain :

  • L’agriculture et l’agro-transformation.

  • L’énergie et les services publics.

  • Les industries extractives.

  • La finance et les services professionnels.

  • Le transport, la logistique et les infrastructures.

  • La fabrication et la distribution.

  • L’économie numérique et l’innovation.

Les parties prenantes, entrepreneurs, entreprises et partenaires au développement sont invités à s’inscrire pour participer et à suivre les actualités de l’événement via les plateformes digitales officielles d’Access Bank Cameroon.

Assurez votre participation en vous inscrivant via le lien suivant :

https://wto.formstack.com/forms/forum_du_secteur_priv_sur_la_formalisation_du_secteur_informel ou suivez-nous sur nos réseaux sociaux (Access Bank Cameroon) pour rester informés et prendre part aux échanges.

À propos d’Access Bank Cameroon Plc

Access Bank Cameroon Plc est une banque commerciale à service complet, spécialisée dans la banque de gros, de détail, digitale et de proximité. Agréée le 3 février 2022 et officiellement opérationnelle depuis le 23 mai 2022 depuis son siège d’Akwa, Douala, la Banque est fière de contribuer au développement économique du Cameroun, carrefour stratégique des affaires en Afrique centrale.

Avec un accent particulier sur les PME, les entreprises dirigées par des femmes et l’innovation portée par les jeunes, la Banque soutient le renforcement des capacités en créativité, en éducation financière et en entrepreneuriat. Sa stratégie d’inclusion financière offre un accompagnement personnalisé pour les particuliers et entreprises de toutes tailles, comprenant l’accès au financement, le mentorat, les programmes de développement commercial, le soutien à l’accès au marché et la promotion du commerce international.

Access Bank Cameroon dessert une clientèle corporate, retail et PME, et opère actuellement à travers sept agences à Douala et Yaoundé :

  • Akwa 1

  • Akwa 2

  • Bonamoussadi

  • Bonaberi

  • Marché Central

  • Intendance

  • Hippodrome

Access Bank Cameroon Plc est une filiale du Groupe Access Bank, banque commerciale universelle de premier plan présente sur trois continents, dans 25 pays, et au service de plus de 60 millions de clients. Le Groupe dispose de filiales en Afrique subsaharienne et au Royaume-Uni, avec des succursales à Dubaï (Émirats Arabes Unis), en France et à Hong Kong, ainsi que des bureaux de représentation en Chine, au Liban et en Inde.

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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