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Jean-Marc Soboth révèle « la vérité cachée » sur le Prof Joseph Owona

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Jean-Marc Soboth révèle « la vérité cachée » sur le Prof Joseph Owona
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Le journaliste révèle ce qu’il sait du Pr. Joseph Owona Nguini, régulièrement accusé d’anti-Bamiléké notoire suite à un enregistrement mémorable d’une conversation que ce dernier avait eue avec mon confrère Ndzana Seme, alors directeur du journal Le Nouvel Indépendant.

Dans une tribune en guise de témoignage, Jean-Marc Soboth fait savoir que : « l’homme qui aimait bien son pseudonyme Mama Yo avait toujours eu une grande sympathie pour les Bamiléké. Pas pour les raisons qui circulent dans les réseaux sociaux ».

« TÉMOIGNAGE : LE PROF. JOSEPH OWONA N’ÉTAIT PAS ANTI-BAMILÉKÉ!

Je fais une mise au point — que personne ne m’a demandée — au sujet de l’ancien secrétaire général de la présidence et universitaire, le Pr. Joseph Owona Nguini, régulièrement accusé d’anti-Bamiléké notoire suite à un enregistrement mémorable d’une conversation que ce dernier avait eue avec mon confrère Ndzana Seme, alors directeur du journal Le Nouvel Indépendant.

J’ai quelque peu connu Massa Yo. Je l’ai rencontré deux ou trois fois.

Je l’avais connu dans les méandres du putsch du 06 avril 1984 alors que j’étais au collège. Un jour, il devisait avec mon oncle René Tsoungui à l’aune de la brouille entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya dont il était déjà proche. Il ne décolérait pas contre l’ancien président de la République. Il nourrissait lui aussi le rêve que le Cameroun allait enfin amorcer l’ère de la modernité. Il avait une Renault 12. Mon oncle me le présenta comme étant son cousin.

Voilà ce que je sais de lui.

Il n’était pas tribaliste pour un sou. Surtout pas anti-Bamiléké. Il était le genre à se permettre à tout moment autant de subites postures et coups de gueule « tribalistes » à l’égard des tribus les plus éloignées et les plus proches, dont la sienne : les Ewondo — c’était un Mvog-Owon-Tsogo (Mvog-Tsoung-Mballa) de Mvengué.

Pour ce que je sache, l’homme qui aimait bien son pseudonyme Mama Yo avait toujours eu une grande sympathie pour les Bamiléké. Pas pour les raisons qui circulent dans les réseaux sociaux.

Lisez bien. Le Pr. Joseph Owona avait efficacement torpillé des projets tribalistes comme l’offensive de l’ancien ministre Joseph Mama Fouda qui avait entraîné l’élite Beti de la capitale à poser des actes historiques, dont la signature d’une pétition pour « chasser les Bamiléké » de Yaoundé.

J’ai personnellement assisté à la rencontre avec un de ses lieutenants, une notabilité Ewondo, contactée par le réseau Mama Fouda pour signer une pétition. Il leur a demandé de boycotter. De refuser de signer. L’argument juridique ? « Si un jour, ce pays prenait feu, un tel document sera une preuve à charge devant un tribunal criminel ». Je parle de faits vécus.

Le Pr. Joseph Owona savait qu’on disait de lui qu’il était le fils du Docteur Pierre Dzietham. Information évidemment inexacte. C’est son frère cadet qui est le fils du défunt médecin Bangangté. Il avait lui-même bien connu le médecin. Je sais qu’il s’est impliqué discrètement dans les obsèques du gynécologue.

Massa Yo voulait présider le Conseil constitutionnel dont il était un architecte. À la place, son tortueux « ami » Paul Biya qui le savait — mais qui avait toujours craint d’être écrasé par la personnalité forte de l’universitaire de haut vol — lui a plutôt offert la normalisation de la FECAFOOT en lui suggérant ironiquement de rééditer au Mondial brésilien (2010) son double exploit de Surulere 2000 (22ème CAN Nigéria-Ghana, remportée par le Cameroun) et Sydney 2000 — champion olympique! Vexé, il a fait cadeau de cette FECAFOOT à Tombi à Roko. On connaît la suite.

Enfin, au moins trois de ses fils ont épousé des filles Bamiléké. L’une d’entre elles est la fille d’un hiérarque connu de « l’Association culturelle » Laakam habitant à Bastos. Rien à signaler donc. Circulez. Dégagez.

Leçon des choses? Une simple déclaration — dans un contexte précis ? — ne peut pas révéler la personnalité. Elle peut pourtant traverser des générations.

J.-M.S.

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Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations de l’article IV. Les échanges avec […]

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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