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le constat alarmant du Dr Roger Etoa

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Selon le membre du Conseil de l’Ordre national des médecins du Cameroun, plus de la moitié des médecins, soit environ 55 %, se sont évaporés cinq ans après leur formation.

C’est un constat alarmant que dresse le Dr Roger Etoa, membre du Conseil de l’Ordre national des médecins du Cameroun. Invité ce dimanche sur le plateau de Club d’Elites sur Vision 4 Télévision, il a révélé le sort des médecins camerounais après leur formation.

« Nous avons analysé le devenir des médecins cinq ans après leur sortie de formation. Les résultats sont assez préoccupants. Plus de la moitié d’entre eux, soit environ 55 %, se sont évaporés après cinq ans. Par ailleurs, près de 10 % se retrouvent au chômage.

Il est tout de même surprenant de constater que des médecins formés se retrouvent sans emploi, certains étant contraints de faire du benskine, de se lancer dans l’élevage ou dans d’autres activités de subsistance. En ce qui concerne la rémunération, le salaire moyen d’un médecin, cinq ans après sa formation, se situe entre 200 000 et 300 000 francs CFA.

Et il s’agit là d’une moyenne, ce qui signifie qu’il existe des niveaux encore plus bas. L’étude a par exemple révélé des cas de médecins percevant à peine 50 000 francs CFA. Cette situation pose donc une question d’ordre général sur les conditions d’exercice et la valorisation de la profession médicale », a déclaré le Dr Roger Etoa.

Selon une enquête de 2018 de l’Ordre national des médecins du Cameroun plus de cinq mille médecins camerounais exercent à l’étranger, alors que nous n’avons que quatre mille à l’intérieur du pays.

L’« émigration croissante » des médecins camerounais est occasionnée par « les conditions de travail difficiles » ainsi que les «salaires qui sont bas et (…) tout ce qui accompagne le salaire pour le confort du médecin », souligne l’enquête.

Le départ des médecins s’est accru avec la double baisse de salaire dans la fonction publique camerounaise en 1993 où certaines catégories de personnel ont perdu jusqu’à soixante pour cent de leurs revenus. Actuellement, le salaire un médecin est d’environ 175 000 francs CFA.

« Si nous formons cent médecins chaque année à la Faculté de médecine de Yaoundé, et dans d’autres écoles à travers le pays, il y a près de mille jeunes Camerounais qui vont frapper aux portes des Facultés de médecine d’Afrique et d’Europe », indique l’enquête.

Dans l’optique d’arrêter la saignée, l’Ordre national des médecins du Cameroun préconise une revalorisation des salaires, l’amélioration des conditions de travail des personnels soignants et l’ouverture d’autres facultés de médecine au Cameroun.

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Incendie à Metafrique Stell : le ministre des Mines sur les lieux du drame !

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Le Ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique par intérim, Fuh Calistus Gentry s’est rendu ce mardi 3 novembre sur le site de […]

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pourquoi la vente du livre de Paul Atanga Nji dans les services du gouverneur suscite la polémique

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pourquoi la vente du livre de Paul Atanga Nji dans les services du gouverneur suscite la polémique
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L’annonce de la disponibilité de l’ouvrage dans les services du gouverneur de la région de l’Adamaoua dans un communiqué en date du 2 novembre 2026 alimente des interrogations. Mais les critiques participent à faire connaître le livre.

Le communiqué signé du gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguieke Boukar, lundi dernier, s’adresse aux populations de la région, aux autorités administratives, traditionnelles et religieuses. Le document annonce la disponibilité, au cabinet du gouverneur, de l’ouvrage « Comprendre le sens de mon combat permanent pour le respect de la légalité républicaine » écrit par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Le livre coûte, d’après le gouverneur, 10 000 FCFA. Mais l’annonce qui devrait attirer les intéressés pour l’achat de l’ouvrage semble faire un autre effet.

Elle suscite des interrogations. Celle sur la mise à disposition des services administratifs pour la commercialisation d’un ouvrage privé. Et celle de la nécessité de communiquer ou non sur cette commercialisation qui se déroule au sein des administrations sensées rendre des services publics gratuits aux usagers. Ceux qui s’interrogent à ce sujet posent sur la table le problème de la transformation des services publics administratifs en espaces de vente. Des réactions et critiques qui affluent depuis la publication de la communication hier, celle du député Cabral Libii retiennent l’attention.

Dans une sortie maquillée de rhétorique, le président du parti camerounais pour la réconciliation nationale recommande l’attachement à deux valeurs au sein de l’État. « Malgré les circonstances, nous devons demeurer attachés à une conception élevée de l’État, ainsi qu’au respect scrupuleux de ses institutions et des principes qui fondent leur autorité », réagit-il via les réseaux sociaux.

Paru aux éditions De La Sangha le 10 septembre 2025, l’ouvrage du ministre Paul Atanga Nji a pour titre complet : « Atanga Nji Paul, 37 ans de fidélité sans faille au Président Paul Biya et aux institutions républicaines ». « Comprendre le sens de mon combat permanent pour le respect de la légalité républicaine » est le sous-titre de l’ouvrage. Le livre de 391 pages est un récit autobiographique qui retrace la carrière politique du ministre et son engagement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Il explique l’action politique de l’auteur, le sens de la légalité républicaine selon lui.

Il a été publié un mois avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et contient aussi des éléments destinés à fournir des éclairages sur la personnalité du président de la République Paul Biya. Sa parution faisait partie d’une série d’autres ouvrages publiés durant cette année dans l’optique de favoriser la réélection du candidat du Rdpc lors du scrutin.

Atanga Nji Paul, 37 ans de fidélité sans faille au Président Paul Biya et aux institutions républicaines. Comprendre le sens de mon combat permanent pour le respect de la légalité républicaine (c) Droits réservés

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Route Babadjou-Bamenda : la CDEC annonce avoir récupéré 4,2 milliards de FCFA dans l’affaire BOFAS

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Route Babadjou-Bamenda : la CDEC annonce avoir récupéré 4,2 milliards de FCFA dans l’affaire BOFAS
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(Investir au Cameroun) – La Caisse des dépôts et consignations du Cameroun (CDEC) affirme avoir récupéré la totalité des cautionnements bancaires liés au marché de réhabilitation de la route Babadjou-Bamenda attribué à BOFAS Sarl, pour un montant annoncé de 4,2 milliards de FCFA. L’information a été communiquée le 30 octobre 2026 à Yaoundé, lors d’un déjeuner de presse organisé par l’institution. Ce recouvrement intervient après plusieurs mois de différend avec Afriland First Bank, qui avait émis les garanties du marché, et de procédures visant des établissements détenant des fonds appartenant à cette banque.

Selon les informations recueillies parInvestir au Cameroun, BGFIBank Cameroun a contribué à ce recouvrement en reversant à la CDEC des avoirs appartenant à Afriland First Bank. Sollicitée en qualité de tiers détenteur, elle avait décidé, à compter du 26 mars 2026, de se retirer des procédures judiciaires en cours afin d’engager des négociations avec la CDEC. Le montant précis de sa contribution au recouvrement annoncé n’a toutefois pas été communiqué.

Cette intervention s’inscrit dans une procédure engagée plusieurs mois auparavant. Le 26 février 2026, la CDEC avait adressé des commandements de payer à BGFIBank Cameroun et à Orange Money Cameroun, leur réclamant 3,68 milliards de FCFA, dont 3,58 milliards de principal et 101 millions d’intérêts de retard. Les deux établissements étaient visés en raison des avoirs d’Afriland qu’ils étaient susceptibles de détenir, et non parce qu’ils avaient eux-mêmes émis des garanties pour BOFAS.

Des garanties contestées après la résiliation du marché

Le différend trouve son origine dans un marché de 14,32 milliards de FCFA attribué de gré à gré à BOFAS en 2022. Le contrat portait sur la réhabilitation de la section 3 de la route Babadjou-Bamenda, correspondant au contournement de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. Il a été résilié le 26 février 2024 par le ministère des Travaux publics, qui invoquait la défaillance de l’entreprise dans l’exécution des travaux.

Pour sécuriser ce marché, Afriland First Bank avait délivré deux garanties : une garantie de restitution d’avance de 2,864 milliards de FCFA et une caution personnelle et solidaire d’environ 1,4 milliard. Ces deux montants représentent ensemble près de 4,26 milliards de FCFA.

Dans une correspondance du 10 septembre 2025, la CDEC évaluait toutefois sa créance à 4,296 milliards de FCFA et exigeait son recouvrement intégral. Les éléments disponibles ne permettent pas de rapprocher précisément ce montant des 4,2 milliards aujourd’hui annoncés comme récupérés.

Avant l’engagement des dernières procédures de recouvrement, une tentative de médiation avait été organisée le 7 août 2025 à la direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), à Yaoundé. Un projet d’accord prévoyait notamment un premier versement de 900 millions de FCFA. La CDEC avait refusé de valider cet arrangement, estimant qu’il ne garantissait pas le paiement intégral de sa créance. Le différend s’était ensuite poursuivi sur le terrain judiciaire.

La procédure visant les tiers détenteurs avait également donné lieu à une contestation d’Orange Money Cameroun. Le 7 avril 2026, le tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif avait rejeté sa demande d’annulation du commandement de payer du 26 février. BGFIBank avait, pour sa part, privilégié la négociation.

Le recouvrement annoncé dans le dossier BOFAS s’ajoute aux opérations engagées par la CDEC pour récupérer les ressources qu’elle estime lui être dues. Lors de sa présentation du 30 octobre, l’institution a indiqué avoir recouvré 19,3 milliards de FCFA de principal en 2025, dont 11,7 milliards auprès de banques poursuivies en justice et 7,6 milliards correspondant à des cautions de marchés publics appelées par le ministère des Travaux publics.

Amina Malloum

Lire aussi :

14-04-2026 – Affaire BOFAS-Afriland : la justice déboute Orange Money, BGFIBank se retire face à la CDEC

25-03-2026 – Route Babajou-Bamenda : les dessous de la médiation avortée entre la CDEC et Afriland First Bank

06-03-2026 – Route Bamenda–Babajou : Afriland, BGFIBank et Orange Money exposés à des mesures de saisie dans l’affaire BOFAS

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