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un Camerounais qui ne suit pas la CRTV est à côté de la plaque

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un Camerounais qui ne suit pas la CRTV est à côté de la plaque
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Selon cet enseignant, un citoyen normal ne suit pas les médias en fonction de ses émotions. On suit les médias pour avoir la bonne information.

Alors que le débat enfle sur le rôle des médias et leur audience, Yves Abama fait une sortie pour rappeler que la CRTV est la chaîne qui renseigne de façon crédible sur les projets gouvernementaux, et l’orientation des politiques gouvernementales dans tous les secteurs de la vie.

Pour lui, « ceux qui se contentent de ne suivre que les JT où on met 30% de faits divers, 10% d’informations et 60% de propagande anti gouvernementale sont totalement à côté de la plaque ». Un coup de pousse pour la CRTV en perte d’audience notamment chez les jeunes.

« UN CAMEROUNAIS QUI NE SUIT PAS LA CRTV, SURTOUT SON JT ET SON 17 HEURES EST À CÔTÉ DE LA PLAQUE !!!

Hier, mon excellent collègue Armand Noutack II a fait une publication sur sa page où il demandait à ses followers de dire s’ils suivent la CRTV ou non!!!

Puisque je suis l’un de ses followers, j’y ai répondu en disant effectivement que je suis la CRTV tous les jours depuis le secondaire, je loupe très rarement le 17 heures et le 20 heures 30 du média national.

En matière d’information institutionnelle, la CRTV n’a pas de concurrent au Cameroun, c’est la chaîne qui donne l’information fiable et juste sur le fonctionnement national ou international de l’État du Cameroun. C’est la chaîne qui renseigne de façon crédible sur les projets gouvernementaux, et l’orientation des politiques gouvernementales dans tous les secteurs de la vie.

Bien entendu je suis beaucoup les médias privés comme Vision 4 , Equinoxe, Canal 2 , Info Tv, STV, Balafon et autres mais de façon prioritaire, quand il est question de s’informer sur la marche institutionnelle du pays c’est d’abord la CRTV.

Un citoyen normal ne suit pas les médias en fonction de ses émotions. On suit les médias pour avoir la bonne information, on suit les médias pour comparer les informations reçues et se faire une opinion de la marche du pays et même du monde!!!

Ceux qui se contentent de ne suivre que les JT où on met 30% de faits divers, 10% d’informations et 60% de propagande anti gouvernementale sont totalement à côté de la plaque. En Europe où nous copions tout vous verrez que tous les JT par exemple ressemblent à celui de la CRTV, on donne plus de place à l’information institutionnelle et internationale.

Je vois déjà certains me répondre que la CRTV fait également dans la propagande pro gouvernementale, ce qui n’est pas faux. Mais reconnaissons qu’au delà de cet aspect propagandiste très compréhensible dans notre environnement sociopolitique, la CRTV reste et demeure le leader de la juste information sur la vie institutionnelle du pays, tout citoyen normal doit suivre ce média au quotidien s’il veut être au parfum de la marche de son pays!!!

YVES BIENVENU ABAMA »

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Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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