Actualités locales
L’Afrique porte la question devant l’Onu

Une nouvelle étape pourrait être franchie dans la longue lutte pour la reconnaissance des crimes historiques commis contre les peuples africains. Le Ghana a annoncé son intention de soumettre à l’Assemblée générale des Nations unies une résolution visant à reconnaître la traite transatlantique comme « le crime le plus grave de l’histoire de l’humanité » et à ouvrir la voie à des réparations. Selon les autorités ghanéennes, cette initiative devrait bénéficier d’un large soutien parmi les États membres, malgré les réticences déjà exprimées par plusieurs dirigeants européens.
Lire le texte de Jean Foka :
Avec cette proposition, Accra franchit un nouveau cap dans la mobilisation africaine en faveur de la justice historique. Le texte vise à reconnaître l’ampleur exceptionnelle de la traite transatlantique, sa durée, sa légalisation et les conséquences durables qu’elle a laissées sur les sociétés africaines et sur leurs diasporas. Les autorités ghanéennes assurent ne pas chercher à raviver les blessures du passé mais à les refermer par la vérité et la reconnaissance.
Depuis plusieurs années, les appels aux réparations se multiplient. Les pays africains et les États des Caraïbes souhaitent notamment la création d’un tribunal international chargé d’examiner les demandes de réparations. L’Union africaine a déjà engagé un travail de coordination entre ses cinquante-cinq États membres afin d’élaborer une vision commune sur la forme que pourraient prendre ces réparations, qu’il s’agisse d’indemnisations financières, d’excuses officielles ou de réformes politiques.
Cette dynamique a été confirmée lors du sommet de l’organisation tenu à Addis-Abeba, où les dirigeants africains ont adopté une résolution visant à construire un front uni pour porter ces revendications sur la scène internationale.
Les conséquences économiques du colonialisme et de l’esclavage sont aujourd’hui au cœur du débat. Des chercheurs tentent d’en mesurer l’ampleur. Le spécialiste soudanais du droit international Dr al-Tayeb Abdul Jalil a élaboré une carte des réparations estimant les pertes subies par plusieurs pays africains en fonction de critères tels que la durée de la domination coloniale, le travail forcé, le pillage des ressources et le retard de développement.
Selon ses calculs, le Royaume-Uni devrait par exemple 700 milliards de dollars au Soudan, la France 653 milliards à l’Algérie et 177 milliards à la Tunisie, tandis que la Belgique devrait environ 1 600 milliards de dollars à la République démocratique du Congo. Le Nigeria pourrait réclamer plus de 3 200 milliards de dollars au Royaume-Uni, et des montants considérables concernent également le Mali, le Burkina Faso ou la Guinée. Ces estimations illustrent l’ampleur du préjudice historique évoqué par de nombreux experts.
Face à ces revendications croissantes, plusieurs dirigeants européens confrontés actuellement à de graves difficultés dues à la pénurie de ressources naturelles, se montrent réticents à ouvrir un débat sur les réparations. Dans ce contexte, certains gestes symboliques sont mis en avant par les anciennes puissances coloniales, notamment la restitution d’objets culturels pillés pendant la période impériale. En France, le Sénat a ainsi adopté un projet de loi destiné à faciliter le retour d’œuvres et d’artefacts acquis durant l’époque coloniale, notamment vers des pays comme le Mali, l’Algérie ou le Bénin.
Cependant, pour de nombreux observateurs africains, ces restitutions culturelles restent insuffisantes au regard de l’ampleur des crimes et des pertes subies. Elles sont parfois perçues comme des gestes symboliques destinés à retarder une discussion plus large sur les responsabilités historiques et les compensations économiques.
Parallèlement, certains pays africains poursuivent leur propre démarche juridique pour faire reconnaître les crimes coloniaux. En Algérie, le Parlement a récemment adopté une loi criminalisant la colonisation française et qualifiant les exactions commises entre 1830 et 1962 de crimes d’État. Le texte vise à renforcer la reconnaissance officielle de ces crimes et à lutter contre toute forme de glorification du colonialisme dans la société.
Ces initiatives témoignent d’un changement profond dans la manière dont les sociétés africaines abordent leur histoire. La question des réparations n’est plus seulement un débat académique ou militant. Elle devient progressivement un dossier diplomatique et juridique porté par des États et par des institutions régionales.
Dans ce contexte, la résolution que le Ghana souhaite présenter aux Nations unies pourrait marquer un tournant. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large visant à transformer les revendications mémorielles en démarches politiques concrètes. Si elle obtient un soutien massif, elle pourrait renforcer la pression internationale pour une reconnaissance officielle des crimes liés à l’esclavage et à la colonisation.
Pour de nombreux observateurs africains, l’enjeu dépasse la simple question financière. Il s’agit avant tout d’une reconnaissance historique et morale, considérée comme indispensable pour refermer les blessures laissées par plusieurs siècles d’exploitation et de domination.
Dans cette perspective, plusieurs analystes estiment que les dirigeants africains devront désormais s’unir autour de cette initiative afin de peser davantage dans le débat international. Des épisodes historiques comme le massacre de Thiaroye au Sénégal, les violences coloniales au Cameroun ou encore l’exploitation des ressources naturelles au Mali rappellent l’ampleur des traumatismes laissés par la période coloniale.
Pour beaucoup d’Africains, la justice historique ne pourra être complète que lorsque les crimes du passé seront pleinement reconnus et que des mécanismes de réparation permettront de reconstruire l’avenir des sociétés qui en ont subi les conséquences.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le SNJC rend hommage à Martinez Zogo

Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes/ 9 cas sur 10 de meurtres de journalistes restent non résolus à l’échelle mondiale, soit un taux d’impunité d’environ 85 à 90 %.
Ce lundi 2 novembre 2026 est la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013, cette date rend hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français assassinés au Mali le 2 novembre 2013. Le bilan humain fait état de plus de 1700 journalistes qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions entre 2006 et 2024 et les violences, intimidations et assassinats persistent à travers le monde entier.
Face à cet état de choses, l’urgence de l’appel de la justice s’impose avec une acuité singulière. La Fédération internationale des journalistes (Fij) insiste, en effet, sur la nécessité de poursuivre non seulement les exécutants, mais aussi les commanditaires de ces crimes pour que la justice soit pleinement rendue.
De nombreux cas d’assassinat de journalistes au Cameroun, mais toujours pas de coupables. Des familles qui n’ont jamais fait le deuil. Des âmes sans repos. Des familles et descendances brisées. C’est le cas de Martinez Zogo, ancien chef de chaîne d’Amplitude FM, dont le corps sans vie avait été retrouvé en état de dégradation le 22 janvier 2023 à Ebogo 3, une banlieue de la ville de Yaoundé. Le procès est toujours pendant au tribunal militaire de Yaoundé. 17 coaccusés sont devant la barre, dont un homme d’affaires, un journaliste, l’ancien patron de la Dgre et des agents de ce service de contre-espionnage.
Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), branche régionale du Centre, lance, ce jour, sa campagne nationale de sensibilisation dénommée « Non à l’impunité ! ». Cette corporation syndicale invite la presse nationale et internationale à son hommage à Martinez Zogo et à tous les journalistes camerounais disparus. Ce sera au siège d’Amplitude FM, chaîne urbaine dans laquelle a exercé le défunt. Cet hommage s’inscrit dans la 13ᵉ édition de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes que l’Unesco place, cette année, sous le thème « Les menaces évoluent. L’impunité demeure ».
Serge Aimé BIKOI
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Suspension du FSNC : Célestin Bedzigui invite le MINAT à rapporter son arrêté « illégal »
Célestin Bedzigui a déploré la suspension du Front du Salut National du Cameroun (FSNC) pour trois mois et invité le ministre de l’Administration territoriale, Paul […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections ! »

L’homme politique Abdouraman Babba pense que les Camerounais doivent récupérer leur souveraineté lors des élections législatives et municipales.
Ce lundi 2 novembre 2026, l’homme politique Abdouraman Hamadou Babba a publié une sortie avec les prochaines élections législatives et municipales. Il y dénonce ceux qui ont fraudent et pense que c’est l’occasion pour le peuple de reprendre sa souveraineté.
Retrouvez ci-dessous sa tribune.
Il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections !
Les élections législatives et municipales qui se profilent à l’horizon constituent une nouvelle occasion pour le Peuple camerounais de tenter de récupérer sa souveraineté d’abord confisquée par les colons et ensuite par leurs héritiers actuellement au pouvoir.
Si cette confiscation du pouvoir souverain du peuple camerounais de désigner ses dirigeants perdure depuis des décennies, c’est à cause de la fraude organisée lors des différents processus électoraux.
C’est donc sur les éléments de la chaîne de cette fraude, qui va des petites mains au sein du Parti-État jusqu’aux institutions chargées d’organiser et de garantir la sincérité des votes, qu’il faut appeler la malédiction divine.
L’Évangile interdit formellement la fraude sous toutes ses formes : « Celui qui se livre à la fraude n’habitera pas dans ma maison ; celui qui dit des mensonges ne subsistera pas en ma présence. » (Psaume 101, verset 7).
Dans le Coran, la sourate 83 intitulée « Al-Mutaffifin (Les Fraudeurs) » commence par une mise en garde sévère : « Malheur aux fraudeurs », avant de rappeler la réalité de la résurrection le Jour du Jugement : « Ceux-là ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités, en un jour terrible, le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’Univers ? »
Maudits donc soient les fraudeurs aux prochaines élections législatives et municipales au Cameroun !
Toutes les partisanes et tous les partisans du changement au Cameroun sont donc invités à agir en élevant des prières, chaque jour, pour demander à DIEU de punir sévèrement, ici-bas et dans l’au-delà, tous ceux qui frauderont ou faciliteront la fraude lors des prochaines élections législatives et municipales.
Abdouraman Hamadou Babba
Citoyen Camerounais
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















