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« Il doit se consacrer à 100%, à temps plein aux Lions Indomptables », le Synafoc tacle David Pagou

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« Il doit se consacrer à 100%, à temps plein aux Lions Indomptables », le Synafoc tacle David Pagou
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Le chef du service communication du Syndicat National des Footballeurs Camerounais (Synafoc) monte au créneau et exige une clarification sur le statut du technicien des Lions Indomptables.

Invité sur le plateau de l’émission « Le Débrief de l’Actu » sur Canal 2 International ce 13 mars 2026, Jacques Marcel Itiga Itiga n’y est pas allé par quatre chemins. Le journaliste et responsable de la communication au Synafoc a vertement critiqué la situation ambiguë dans laquelle se trouve David Pagou, actuel sélectionneur de l’équipe nationale camerounaise.

Un conflit d’intérêts patent

Pour Itiga Itiga, la question ne souffre d’aucune ambiguïté : un sélectionneur national ne peut pas cumuler ses fonctions avec celle d’entraîneur de club. « On ne peut pas avoir un sélectionneur national qui est à la tête d’un club. David Pagou, sélectionneur national des Lions Indomptables, n’a pas le droit d’entraîner un club. Parce que là, il y a conflit d’intérêt », a-t-il martelé.

Selon lui, la mission de sélectionneur nécessite un engagement total, notamment pour le suivi des joueurs évoluant à l’étranger. « Il doit se consacrer à 100%, à temps plein aux Lions Indomptables », a insisté le journaliste, appelant la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot) à régulariser cette situation au plus vite.

Le nœud du problème : un contrat avec Coton Sport

Le cœur du problème réside dans le contrat qui lie encore David Pagou à Coton Sport de Garoua. « Il est payé pour être entraîneur. Ça veut dire que l’employeur peut décider de ne pas le libérer. Il est employé de Coton Sport de Garoua parce qu’il a un contrat qui court, n’est-ce pas ? », a souligné Itiga Itiga.

Pour le responsable syndical, la solution est simple mais nécessite une action ferme de la part de la Fecafoot : « Je pense que la fédération devrait se rapprocher auprès des dirigeants de Coton pour rompre ce contrat, ou mettre un terme à ce contrat, pour qu’il se consacre à temps plein aux Lions ». Dans le cas contraire, le journaliste évoque même « le risque d’un manque à gagner pour le club ».

Une comparaison qui fait mouche

Pour étayer son argumentation, Jacques Marcel Itiga Itiga a établi un parallèle avec d’autres sélections nationales de premier plan. « Vous pensez qu’en France c’est possible que Deschamps soit entraîneur de Marseille et sélectionneur de l’équipe de France ? C’est impossible », a-t-il lancé.

Un argument choc qui résume sa position : la gestion d’une équipe nationale exige un engagement à temps plein et un cadre contractuel clair pour le sélectionneur, sans aucune autre obligation professionnelle parallèle.

La balle est désormais dans le camp de la Fédération Camerounaise de Football. Répondra-t-elle aux exigences du Synafoc pour clarifier la situation de David Pagou ? L’avenir des Lions Indomptables pourrait en dépendre.

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Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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