Actualités locales
12 cadres camerounais envoyés au Canada pour booster l’expertise maritime nationale

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités du sous-secteur Maritime et Portuaire et de la volonté du Gouvernement camerounais d’avoir son autonomie dans la formation et la certification des Marins, conformément aux normes internationales de la Convention STCW (Standards of Training, Certification and Watchkeeping for Seafarers).
Une cérémonie marquant le départ en formation de douze (12) cadres Camerounais dans le domaine Maritime s’est tenue ce jeudi 05 mars 2026 dans la salle de conférences du Ministère des Transports à Yaoundé. En effet, douze (12) Camerounais ont été sélectionnés pour prendre part à une formation de formateurs au Centre de Formation des Métiers d’Urgence de l’Institut Maritime du Québec au Canada, du 17 mars au 17 avril 2026.
A l’issue de cette formation, ils auront pour mission de former à leur tour d’autres professionnels du secteur Maritime au Cameroun, dans une logique du transfert et de la démultiplication des compétences.
Dans son propos de circonstance, le Sa Majesté Mveimani Sombo Amba, Secrétaire Général du Ministère des Transports (SG/MINT) a salué une initiative inédite, qui marque une étape importante dans la stratégie de renforcement des capacités nationales dans le domaine Maritime.
Il a également rappelé que la sécurité et la sûreté maritimes constituent des facteurs essentiels pour le développement des échanges internationaux et la crédibilité du Pavillon camerounais, avant d’exhorter les bénéficiaires à faire preuve de rigueur et d’excellence tout au long de leur formation.
S’adressant aux stagiaires, il les a encouragés en ces termes : « Soyez exigeants envers vous-mêmes afin d’être, à votre retour, de véritables multiplicateurs de savoir, capables de transmettre vos compétences et de servir avec honneur et loyauté le Cameroun. »
Dans un interview à la presse, le représentant du Haut-Commissaire du Canada au Cameroun a exprimé sa satisfaction de voir le Cameroun porter son choix sur le Canada pour cette formation de haut niveau. Il a salué la qualité de la coopération entre les deux pays et réaffirmé la disponibilité du Canada à accompagner les initiatives visant le renforcement des capacités humaines dans des secteurs stratégiques tels que le domaine Maritime.
Pour sa part, NLEND Jean, Directeur des Affaires Maritimes et des Voies Navigables (DAMVN), a souligné la portée structurante de ce programme pour le développement du secteur Maritime national. Selon lui, cette formation constitue une étape déterminante vers l’autonomisation du Cameroun dans la formation de ses professionnels du secteur Maritime.
Il a insisté sur le fait que cette initiative contribuera à la construction d’un dispositif national de formation maritime conforme aux standards internationaux.
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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.
L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.
L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.
L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.
Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.
Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.
Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.
Source : Esbi Media
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