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Zone industrialo-portuaire de Kribi (KPIZ) : jusqu’à +8 points de croissance et 150 000 emplois attendus sur 15 ans

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Zone industrialo-portuaire de Kribi (KPIZ) : jusqu’à +8 points de croissance et 150 000 emplois attendus sur 15 ans
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(Investir au Cameroun) – La zone industrialo-portuaire de Kribi (Kribi Port Industrial Zone – KPIZ) pourrait ajouter entre cinq et huit points de croissance à l’économie camerounaise sur les 15 prochaines années et générer jusqu’à 150 000 emplois. Cette projection a été avancée le 26 février 2026 à Yaoundé par Patrice Melom, directeur général du Port autonome de Kribi (PAK) et président du conseil d’administration de KPIZ, lors du lancement officiel de la zone.

Le lancement intervient après les réunions de l’Assemblée générale et du premier Conseil d’administration de la société public-privé constituée pour développer et gérer 4 000 hectares de terrains industriels intégrés au domaine portuaire de Kribi. Le projet associe le Port autonome de Kribi et des partenaires privés : Africa Global Logistics (AGL), Arise Integrated Industrial Platforms et Belmont Investments.

Patrice Melom précise que la zone devrait créer environ 150 000 emplois directs et indirects en 15 ans, « notamment au bénéfice des jeunes ». Sur le plan des finances publiques, il évoque un effet de levier sur les recettes douanières et fiscales. « Plus globalement, nous envisageons entre cinq et huit points de croissance pour notre économie au cours des quinze prochaines années », a-t-il déclaré.

Il ajoute que les terminaux minéralier et hydrocarbures devraient être achevés d’ici cinq à six ans, en collaboration avec les aménageurs, afin de renforcer l’écosystème industriel autour du port.

Les priorités des 12 prochains mois

Yves Roger Melingui, directeur général de KPIZ, indique que l’entreprise assurera la conception, le financement, le développement, l’exploitation et la maintenance de la zone industrielle intégrée. « L’ambition est de faire passer le Port de Kribi, notamment sa composante industrielle, à un autre niveau et de l’aligner sur les standards internationaux en matière de développement de zones économiques et industrielles », déclare-t-il.

Selon lui, KPIZ jouera un rôle d’interface avec les clients et investisseurs potentiels, en portant la promotion internationale de la zone pour attirer des investissements directs étrangers. Pour les 12 prochains mois, il fixe deux priorités : « La première consiste à mettre à niveau les infrastructures existantes et à améliorer la qualité des services fournis aux entreprises déjà installées dans la zone. La seconde est de lancer le développement de nouvelles phases en finalisant les études techniques et environnementales détaillées et en mobilisant des financements publics et privés. »

L’investissement total, prévu par phases, est estimé à environ 520 milliards de FCFA. Le programme intègre des réseaux routiers internes, des systèmes de services structurés (énergie, eau, assainissement, télécommunications), ainsi qu’un complexe logistique avec entrepôts modulaires et un centre d’affaires multifonctions.

À ce stade, environ 300 hectares sont déjà opérationnels, avec plus de 60 entreprises installées ou en cours d’installation. Elles opèrent principalement dans la logistique et dans des secteurs jugés prioritaires : agro-industrie, ciment, pétrochimie et sidérurgie.

Partenaires privés : « Nous ferons 100 fois plus »

Au nom des partenaires privés, Olivier de Noray, directeur général d’AGL Ports & Terminals, présente ce lancement comme la deuxième phase d’un projet structurant pour le Cameroun et la sous-région. « La zone industrielle est l’extension naturelle du port en tant que porte d’entrée », affirme-t-il, rappelant que, dix ans plus tôt, l’activité industrielle sur le site restait limitée.

Il revendique un changement d’échelle : « Ce que nous lançons aujourd’hui sera cent fois plus important que ce qui existe déjà », estimant que la nouvelle structure doit permettre d’aligner l’ambition industrielle sur les priorités nationales de développement.

Léandre Bassole, représentant du Groupe de la Banque africaine de développement, voit dans KPIZ un exemple de partenariat structuré et orienté résultats. Il souligne l’intérêt d’une implication du secteur privé dès la conception, ce qui clarifie l’allocation des ressources et les incitations : « l’investissement suit, la confiance se construit et l’impact s’élargit ».

Présentation de KPIZ

Depuis le démarrage des opérations en 2018, le Port de Kribi revendique 3 422 escales, 93 millions de tonnes de marchandises traitées et 2,15 millions de conteneurs manutentionnés. Il a généré plus de 1 200 milliards de FCFA de recettes douanières et se présente comme le premier terminal à conteneurs du pays, capable d’accueillir les plus grands navires au monde.

KPIZ a été créée en février 2026 dans le cadre de la stratégie nationale visant à structurer l’expansion industrielle au sein du domaine portuaire. Le développement doit s’étaler sur 15 ans, autour de clusters : transformation du bois et logistique, sidérurgie liée aux exportations minières, pétrochimie, agro-industrie et matériaux de construction.

La cérémonie s’est achevée par la signature de deux accords : un pacte d’actionnaires encadrant les relations entre partenaires au sein de la société, et une convention de délégation entre le Port autonome de Kribi et KPIZ, précisant les missions confiées à la filiale et le dispositif de suivi de la mise en œuvre.

Mercy Fosoh

Lire aussi :

20-02-2026 – Port de Kribi : AGL, Arise IIP et Belmont s’allient au PAK pour une zone industrielle de 521 milliards FCFA sur 4 000 ha

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Zambo Anguissa et Naples tombent face à la Juventus

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Soirée difficile pour Naples et son international camerounais André-Frank Zambo Anguissa. En déplacement sur la pelouse de la Juventus, dimanche, à l’occasion d’une nouvelle journée […]

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le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier

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le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier
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Dans une déclaration consacrée au rôle des forces de défense et de sécurité, l’opposant Maurice Kamto dénonce les violences exercées contre des citoyens sans défense. Il rappelle que policiers, gendarmes et militaires appartiennent à la population qu’ils ont pour mission de protéger et les invite à ne pas perdre de vue leur responsabilité envers elle.

Maurice Kamto adresse un message aux personnels des forces de défense et de sécurité au Cameroun. Dans sa traditionnelle sortie du lundi baptisée La Pensée de MK, l’opposant met en garde contre les brutalités commises par des policiers, des gendarmes ou des soldats à l’encontre de citoyens sans armes.

« Le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier », affirme-t-il. Selon lui, la mission des forces de sécurité consiste avant tout à rassurer la population et à gagner sa confiance, plutôt qu’à transformer les citoyens en adversaires potentiels.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle insiste sur la dimension humaine de l’action des forces de l’ordre. Il rappelle que les citoyens sont des personnes concrètes, susceptibles d’être blessées ou tuées lors d’interventions violentes.

Lire la déclaration de Maurice Kamto :

« Le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier. Il doit rassurer le citoyen afin d’en faire un allié pour l’accomplissement de sa mission, au lieu d’en faire un ennemi potentiel. L’État est une abstraction. Seuls les citoyens sont des êtres concrets, vivants. Quand vous tirez sur eux, ils saignent, souffrent, meurent. Ce n’est pas le cas de l’État.

Ce dernier est un bouclier pour les usurpateurs, un monstre dont ils se servent pour semer la terreur afin de confisquer ce qui appartient à l’ensemble des citoyens et de la collectivité, en faisant croire aux agents des forces de sécurité qu’ils sont le rempart qui protège le bien commun. Les personnels de sécurité et de défense nationale font partie intégrante du peuple. L’écrasante majorité d’entre eux sont d’extraction populaire. Malheur à eux s’ils l’oublient », écrit Maurice Kamto.

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Monnaie : la BEAC veut faire passer le nombre de pièces par habitant de 23 à 30 dans la Cemac d’ici 2030

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Monnaie : la BEAC veut faire passer le nombre de pièces par habitant de 23 à 30 dans la Cemac d’ici 2030
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(Investir au Cameroun) – Le nombre moyen de pièces de monnaie par habitant dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) est passé de 16, avant l’introduction de la gamme 2024, à 23 au 31 mai 2026. Soit une progression de près de 44 %, selon les chiffres présentés le 28 octobre 2026 à Yaoundé par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). L’institut d’émission prévoit de porter ce ratio à 30 pièces par habitant d’ici 2030, ce qui représente une hausse supplémentaire d’environ 30 % par rapport au niveau enregistré fin mai.

Cette progression intervient après la mise en circulation, le 2 avril 2025, de la nouvelle gamme de pièces de monnaie de type 2024. Selon Emmanuel Asafor Cho, premier adjoint au directeur national de la BEAC pour le Cameroun, 265 millions de pièces de cette gamme ont été injectées dans l’économie sous-régionale depuis son lancement.

La banque centrale présente cette augmentation de l’approvisionnement en monnaie métallique comme l’une des conditions ayant permis d’engager le retrait des anciennes pièces. Celles-ci avaient été maintenues en circulation pendant plusieurs décennies, notamment en raison des difficultés d’approvisionnement en petite monnaie. Elles avaient ainsi continué à être utilisées après l’introduction de la gamme 2006, puis de celle de 2024.

Le 7 octobre 2026, le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), réuni à N’Djaména, a décidé de démonétiser les pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985. Cette décision est entrée en vigueur le 1er novembre 2026 dans les six pays de la Cemac : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad.

Depuis cette date, les pièces concernées ont perdu leur cours légal et ne peuvent plus être utilisées pour régler des achats ou des dettes. La BEAC justifie également leur retrait par la nécessité de limiter les risques de contrefaçon et de mettre fin à la coexistence de plusieurs générations de pièces présentant des dimensions, des graphismes et des alliages différents.

Les détenteurs disposent cependant d’un délai d’un an pour échanger gratuitement ces anciennes pièces contre celles des gammes 2006 ou 2024. Du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, les échanges sont possibles auprès des guichets de la BEAC, des banques et des établissements de microfinance (EMF). Entre le 1er août et le 31 octobre 2027, ils seront exclusivement assurés par la banque centrale. À compter du 1er novembre 2027, les anciennes pièces ne pourront plus être échangées.

Selon les précisions apportées par la BEAC lors de sa conférence de presse du 28 octobre, les banques et les EMF doivent accueillir les détenteurs, même lorsqu’ils ne sont pas leurs clients, sans exiger l’ouverture d’un compte. Une identification reste néanmoins nécessaire pour assurer la traçabilité des opérations.

Les pièces des gammes 2006 et 2024 conservent leur cours légal. Elles doivent continuer à être acceptées pour les paiements dans les six pays de la Cemac.

Ludovic Amara

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