Connect with us

Actualités locales

« Nous avons gagné la fierté d’un peuple »

Published

on

« Nous avons gagné la fierté d’un peuple »
Spread the love

Dans une déclaration vibrante, à la fois politique et passionnée, Samuel Eto’o a dressé le bilan du parcours des Lions lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. S’il reconnaît que le Cameroun n’a pas remporté le trophée suprême, l’ancien capitaine des Lions Indomptables estime que l’essentiel a été reconquis : l’honneur et la fierté nationale.

« On n’a pas fait un miracle en dix jours pour avoir l’équipe que nous avons eue pendant la Coupe d’Afrique », martèle-t-il. Pour l’actuel président de la Fédération camerounaise de football, le travail accompli dépasse le simple cadre sportif. « Nous n’avons pas gagné le grand trophée, mais nous avons gagné le trophée que tous les Camerounais voulaient », affirme-t-il, faisant référence à l’unité retrouvée autour de la sélection.

Une équipe qui a réconcilié le peuple avec son football

Au-delà des résultats, c’est l’état d’esprit du groupe qui a marqué les esprits. Eto’o salue sans réserve les performances des Lions, de leur sélectionneur et de l’encadrement technique. « Ils ont été incroyables. Ils nous ont permis de rêver, de retrouver cette fierté perdue », insiste-t-il.

Dans un pays souvent traversé par les tensions et les polémiques autour de la gestion du football, cette campagne continentale a, selon lui, mis fin aux doutes et aux nuits d’insomnie. « Ils nous ont évité ces moments où l’on ne comprenait même plus ce qui se passait », lance-t-il, dans une critique à peine voilée des dysfonctionnements passés.

Pagou, symbole d’un mérite à reconnaître

Au cœur de son propos, Eto’o met en lumière le travail du sélectionneur Pagou. Il évoque les conditions difficiles ayant entouré sa nomination, marquée par des affectations administratives rapides et controversées, notamment à Salapoumbé, une localité souvent perçue comme marginalisée.

Pour Eto’o, le message envoyé à travers ces décisions est révélateur de certaines pratiques. « Notre histoire mérite beaucoup mieux », tranche-t-il. Il voit dans la réussite de Pagou la preuve que les compétences locales existent et qu’elles ne demandent qu’à être valorisées. « Nous avons consommé camerounais et montré que les Camerounais ont beaucoup de talents. Ils ont juste besoin de l’opportunité. »

Un message à la jeunesse et aux dirigeants

L’ancien attaquant du Barça assume également les critiques dont il fait l’objet. « Je ne souhaite même pas que tout le monde m’aime », confie-t-il, avant de dénoncer ce qu’il considère comme des attaques motivées par des intérêts personnels.

S’adressant indirectement aux autorités, et citant le président Paul Biya, il appelle à placer la jeunesse et la compétence au centre des priorités nationales. « C’est nous qui construisons ce pays, c’est nous qui allons écrire l’histoire de notre pays », rappelle-t-il.

Pour Eto’o, l’exemple donné par Pagou et son groupe doit dépasser le terrain. Il espère que les décideurs sauront comprendre, « au-delà de la politique et des intérêts des poches », que le Cameroun regorge de talents prêts à servir.

Au final, si la Coupe d’Afrique n’a pas été soulevée, Samuel Eto’o revendique une victoire plus symbolique : celle d’un peuple rassemblé autour de ses Lions et réconcilié, le temps d’un tournoi, avec son football et son identité.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

« une forfaiture de plus du régime Biya »

Published

on

« une forfaiture de plus du régime Biya »
Spread the love

Le président national du FSNC Issa Tchiroma Bakary affirme que la suspension de son parti est une provocation et une illustration des démarches antidémocratiques du régime.

En sa qualité de président national du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary a réagi par un communiqué à la suspension de trois mois de son parti politique. Il condamne, dénonce et qualifie l’acte d’anti-démocratique.

« Dans une République qui se respecte, aucun individu ne peut se prévaloir d’un tel geste archaïque et inédit dans l’histoire du Cameroun indépendant, notre pays ayant prévu de protéger par voie constitutionnelle la liberté d’association et le droit des partis politiques de bien mener leurs activités en toute liberté et selon les politiques définies par leurs organes dirigeants », a-t-il écrit.

ISSA

À titre de rappel, le FSNC a été suspendu pour une période de trois mois par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Il a évoqué dans son arrêté les motifs suivants: appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

Réagissant à cette suspension dans les colonnes du quotidien gouvernemental Cameroon tribune, le ministre Paul Atanga Nji a parlé du fait qu’Issa Tchiroma Bakary se soit autoproclamé président du Cameroun.

« Le Front pour le salut national du Cameroun est un parti qui a violé de manière grave les lois de la République […] Non seulement ce parti s’est rendu coupable de ces faits graves, mais aussi, vous avez un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur », déclare le Minat, dans une interview accordée à Cameroon Tribune.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Pacte historique à Benghazi : Niger et Libye unissent leurs forces pour sécuriser leur frontière

Published

on

Spread the love

Face aux menaces terroristes et aux réseaux criminels qui prolifèrent dans le désert, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine et le général Saddam […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

174,6 milliards FCFA annoncés pour la reconstruction de 47 km et un second pont sur la Dibamba

Published

on

174,6 milliards FCFA annoncés pour la reconstruction de 47 km et un second pont sur la Dibamba
Spread the love

Un financement de 266,2 millions d’euros, soit environ 174,6 milliards de FCFA, est annoncé pour la reconstruction de la section Édéa-Douala (47 km) et la construction d’un second pont sur la Dibamba.

Cet engagement a été présenté au ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, par une mission conduite par Adrien Veron Okamoto, spécialiste principal des Transports au siège de l’AFD, en présence de Jérôme Notebaert, directeur AFD Cameroun, au cours d’une audience de restitution le 2 novembre 2026, à la suite d’une mission technique menée du 28 au 30 octobre 2026.

Le projet prévoit également la réhabilitation du pont existant, l’aménagement du carrefour Édéa-Kribi, le prolongement des travaux sur environ 700 mètres vers Douala et la construction d’une station de pesage digitalisée à Missolé 2. Une provision de 5 % du coût des travaux est par ailleurs prévue pour améliorer la connectivité des voies communales, avec l’implication des petites et moyennes entreprises locales.

Le financement mobilise l’Agence française de développement (125 millions d’euros), la Banque européenne d’investissement (100 millions d’euros) et l’Union européenne (39,2 millions d’euros), avec une contribution du Fonds routier. Les parties entendent accélérer les procédures afin de permettre le démarrage des travaux en juin-juillet 2027.

Pour le ministre des Travaux publics, la réalisation de ce projet est un investissement stratégique pour améliorer la circulation sur le corridor Douala-Bangui, faciliter les échanges et soutenir l’économie nationale.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici