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Lettre ouverte de Jean Claude Mbede à Audrey Moutongo, Dauphine de Miss Cameroun

Dans ladite lettre, le journaliste camerounais indique à celle-ci que si son ambition de « devenir Miss Cameroun était noble, rien ne lui empêchait de concourir à nouveau lors de la prochaine édition dans quelques mois. « Choisir le raccourci de la destitution orchestrée est une tâche indélébile sur votre réputation », écrit le journaliste.
Lire ici sa lettre :
LA COURONNE DE L’OMBRE N’EST PAS UN SACRE
Madame,
L’histoire de la beauté, dans ce qu’elle a de plus noble, est censée célébrer l’élégance, l’éthique et l’empowerment féminin. Pourtant, le spectacle auquel vous participez aujourd’hui, dans le sillage de la destitution controversée de Josiane Golonga, offre au peuple camerounais le visage hideux de la trahison et de l’opportunisme.
Il est nécessaire de vous rappeler les faits, car la mémoire collective, elle, n’est pas amnésique. Vous avez participé à l’intégralité du processus éliminatoire de Miss Cameroun 2025. Sur les planches comme dans les urnes numériques du vote populaire, le verdict a été sans appel : le public et le jury ont choisi la jeunesse et le charisme de Harangada Golonga Josiane – Josiane Golonga, 24 ans. Vous avez échoué à convaincre les camerounais en salle et sur la toile.
LE TRIOMPHE DE L’INDÉCENCE
En acceptant d’hériter d’une couronne retirée par un comité (COMICA) aujourd’hui sous le feu des critiques, accusé de corruption et de pratiques douteuses, vous signez votre propre déchéance morale:
Le manque d’éthique : À 30 ans, face à une cadette de 24 ans, votre rôle aurait dû être celui d’une grande sœur protectrice. Au lieu de cela, vous semblez avoir été l’instrument, voire l’instigatrice dans l’ombre, d’un lynchage et d’un cyber-harcèlement visant à briser le destin d’une jeune femme dont le seul crime est d’avoir mérité son titre. Et d’avoir refusé les combines d’un comité d’organisation que les instances internationales doivent s’acharner à retirer de leur liste, car il est le contraire des valeurs. Et détruit le fo’bat si brillamment porté dans le monde entier par la suprême Olivia Yace qui combat pour le dignité de la femme à travers les concours de beauté.
La preuve du complot : Votre empressement à occuper les espaces institutionnels et à récupérer les comptes sociaux de la Miss titulaire dès le mois de décembre — bien avant l’officialisation de sa destitution — trahit une complicité évidente. On ne s’installe pas dans le fauteuil d’une reine encore en place sans avoir activement travaillé à sa chute.
Une classe qui ne s’achète pas.
Dans sa lettre de sortie, Josiane Golonga vous a souhaité « bonne chance ». Ce geste de grandeur d’âme et de classe pure l’a définitivement gravée dans le cœur des Camerounais comme la seule et unique Reine de cette édition. À l’inverse, en sautant sur cette dépouille royale, vous démontrez une absence totale d’honnêteté intellectuelle et d’amour-propre.
Vous avez révélé le visage d’une usurpatrice éhontée er sans valeurs, prête à tout pour accéder à un poste que vous ne meriyez pas. Vous avez le courage d’accepter une couronne qui ne vous sied pas mais il vous manque le courage de dire NON à la succession con conventionnelle. Vous le pouvez pas remplacer Josiane. Elle est trop loin au-dessus de vous.
Beaucoup s’interrogent aujourd’hui : qu’avez-vous promis ou donné pour obtenir ce que le peuple vous a refusé ? Êtes-vous la « bonne cliente » d’un système que Josiane a eu le courage de rejeter ? Une couronne volée ne brille jamais ; elle pèse et elle brûle.
UN APPEL À LA DIGNITÉ : DÉMISSIONNEZ!
Si votre ambition de devenir Miss Cameroun était noble, rien ne vous empêchait de concourir à nouveau lors de la prochaine édition dans quelques mois. Choisir le raccourci de la destitution orchestrée est une tâche indélébile sur votre réputation.
Sachez-le : Pour le peuple camerounais, vous ne serez jamais « Miss Cameroun ». Vous resterez, dans l’imaginaire national, la dauphine qui a profité d’un complot pour s’emparer d’un bien mal acquis. Et comme le veut l’adage, bien mal acquis ne profite jamais.
Pour votre honneur, pour l’image de la femme camerounaise et pour ne pas porter le poids d’une disgrâce éternelle, nous vous appelons à la raison : Renoncez à cette couronne. Démissionnez!
On ne destitue pas une Miss choisie par le peuple. On ne remplace pas une REINE par son OMBRE.
Jean Claude Mbede Fouda
Journaliste
Féministe
Activiste de la Vérité/Justice
Ancien président du jury de Miss Ethiopie
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Actualités locales
le gouvernement envisage de reporter le scrutin

Le calendrier électoral camerounais pourrait une nouvelle fois être bouleversé. Selon Africa Intelligence, l’exécutif étudie actuellement le scénario d’un nouveau décalage des élections législatives et municipales, prévues en février 2027.
La revue spécialisée française Africa Intelligence, dans une publication du 17 septembre 2026, affirme que le gouvernement envisage de reporter le scrutin et qu’une contrainte liée au calendrier religieux pourrait être invoquée pour justifier ce changement. Le point avancé concerne le début du Ramadan, attendu le 8 février 2027.
Cette période coïnciderait avec la période envisagée pour la tenue du double scrutin. Pour l’heure, il ne s’agit toutefois pas d’une décision officiellement annoncée : aucune nouvelle date électorale n’a été rendue publique. L’information d’Africa Intelligence fait état d’un scénario actuellement examiné au sein de l’exécutif.
Cette éventualité intervient alors que les mandats concernés ont déjà connu des prorogations. La question du calendrier électoral reste donc ouverte à quelques mois de l’échéance annoncée. Le dossier prend également une dimension budgétaire : selon les informations rapportées par Africa Intelligence et relayées au Cameroun, l’organisation du double scrutin est estimée à près de 100 milliards de FCFA.
Le montant représente le coût annoncé pour l’organisation des élections législatives et municipales. Autre élément relevé dans les informations disponibles : le projet de loi de finances devant être examiné par le Parlement lors de la session de novembre-décembre 2026 ne comporterait, à ce stade, aucune ligne explicitement consacrée à l’organisation du double scrutin, selon certaines sources médiatiques. Cette donnée devra être confrontée aux documents budgétaires officiels lors de leur examen parlementaire.
Le cadre juridique a par ailleurs évolué en 2026. Une modification de l’article 170 du Code électoral a supprimé le plafond de 18 mois auparavant prévu pour la prorogation des mandats des conseillers municipaux. Le nouveau texte prévoit une prorogation « en cas de besoin », sans durée maximale mentionnée dans la disposition citée par les sources consultées. Cette modification intervient alors que le calendrier des prochaines municipales demeure susceptible d’être prolongé.
À ce stade, le seul élément nouveau officiellement vérifiable est donc l’existence d’un scénario de report rapporté par Africa Intelligence. Les élections législatives et municipales restent annoncées pour février 2027 tant qu’aucun acte officiel n’en modifie la date. Si le scénario venait à être confirmé, il s’agirait d’un nouvel ajustement du calendrier électoral, avec en toile de fond une échéance évaluée à près de 100 milliards de FCFA.
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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.
La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.
Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.
Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.
La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.
Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.
Source : Esbi Media
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