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l’alerte du Dr Pascal Owona Otu sur la santé mentale au Cameroun

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l’alerte du Dr Pascal Owona Otu sur la santé mentale au Cameroun
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La succession récente de crimes passionnels, de filicides et de suicides liés à des ruptures sentimentales installe un climat d’inquiétude durable.

Depuis quelques jours, l’on assiste à une multiplication de crimes passionnels au Cameroun. Chaque drame déclenche une vague d’indignation et de commentaires sur les réseaux sociaux, où l’émotion, la colère et les règlements de comptes personnels prennent souvent le pas sur l’analyse.

Dans ce contexte tendu, la contribution du Dr Pascal Owona Otu apporte un éclairage structurant et invite à dépasser les lectures simplistes.

Médecin, expert en prévention des comportements à risques, enseignant universitaire associé, conférencier et écrivain, Dr Owona Otu propose une grille de lecture centrée sur la santé mentale.

S’appuyant sur la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il rappelle que celle-ci ne se limite pas à l’absence de trouble psychiatrique, mais correspond à un état de bien-être permettant de gérer le stress, de développer ses capacités et de contribuer à la vie communautaire. La santé mentale, insiste-t-il, est un équilibre dynamique, susceptible d’être renforcé ou fragilisé.

Son analyse replace ainsi les crimes passionnels dans une perspective plus large : celle des déterminants sociaux, économiques et culturels. Revenus, emploi, niveau d’éducation, qualité du logement, solidité des réseaux de soutien, accès aux soins, expériences traumatiques, normes sociales : autant de facteurs qui interagissent et influencent la capacité d’un individu à faire face à une rupture, à un rejet ou à une humiliation perçue. Réduire ces drames à la seule infidélité d’un conjoint ou à la « perversité » d’un partenaire relèverait, selon lui, d’une lecture superficielle.

Stigmatisation

Le médecin met également en garde contre la tentation d’instrumentaliser ces tragédies pour régler des comptes personnels ou conforter des préjugés de genre. L’accusation systématique de « l’homme infidèle » ou de « la femme manipulatrice » masque la complexité des situations et empêche de penser les causes structurelles. Derrière chaque passage à l’acte, il y a souvent une accumulation de fragilités : instabilité émotionnelle, dépendance affective, isolement social, précarité économique ou antécédents traumatiques.

Dans une société marquée par le chômage des jeunes, la pression sociale autour de la réussite conjugale et matérielle, et l’omniprésence des réseaux sociaux, les relations amoureuses peuvent devenir des espaces de projection excessive.

Dr Owona Otu souligne que la dépendance affective, parfois encouragée par des modèles véhiculés par certaines productions audiovisuelles ou par la culture des influenceurs, fragilise l’équilibre psychique. Lorsque l’estime de soi repose quasi exclusivement sur l’approbation d’un partenaire, la rupture peut être vécue comme une annihilation.

Plutôt que de s’enfermer dans la recherche d’un coupable, l’expert plaide pour une approche préventive. Cela passe par le renforcement des politiques sociales, la création d’emplois décents, l’amélioration des conditions de vie, mais aussi par un investissement massif dans l’éducation émotionnelle des jeunes générations. Il appelle à faciliter l’accès, financier et géographique, aux services de santé mentale et à lever la stigmatisation qui entoure encore le recours aux professionnels.

Responsabilité collective

Son propos met en lumière une responsabilité collective. Familles, communautés religieuses, associations, médias et pouvoirs publics ont un rôle à jouer dans la construction de réseaux de soutien solides et dans la promotion d’une culture du dialogue. Loin d’exonérer les auteurs d’actes criminels de leur responsabilité individuelle, cette lecture systémique invite à comprendre comment un environnement fragilisé peut devenir un terreau de passages à l’acte.

Au-delà des faits divers, c’est donc un débat de société que soulève le Dr Owona Otu : celui de notre rapport à l’amour, à l’échec, à la réussite et à l’accompagnement psychologique. Face au cycle morbide qui secoue le Cameroun, son analyse rappelle une évidence trop souvent négligée : protéger la santé mentale n’est pas un luxe, mais une urgence collective.

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le gouvernement envisage de reporter le scrutin

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Le calendrier électoral camerounais pourrait une nouvelle fois être bouleversé. Selon Africa Intelligence, l’exécutif étudie actuellement le scénario d’un nouveau décalage des élections législatives et municipales, prévues en février 2027.

La revue spécialisée française Africa Intelligence, dans une publication du 17 septembre 2026, affirme que le gouvernement envisage de reporter le scrutin et qu’une contrainte liée au calendrier religieux pourrait être invoquée pour justifier ce changement. Le point avancé concerne le début du Ramadan, attendu le 8 février 2027.

Cette période coïnciderait avec la période envisagée pour la tenue du double scrutin. Pour l’heure, il ne s’agit toutefois pas d’une décision officiellement annoncée : aucune nouvelle date électorale n’a été rendue publique. L’information d’Africa Intelligence fait état d’un scénario actuellement examiné au sein de l’exécutif.

Cette éventualité intervient alors que les mandats concernés ont déjà connu des prorogations. La question du calendrier électoral reste donc ouverte à quelques mois de l’échéance annoncée. Le dossier prend également une dimension budgétaire : selon les informations rapportées par Africa Intelligence et relayées au Cameroun, l’organisation du double scrutin est estimée à près de 100 milliards de FCFA.

Le montant représente le coût annoncé pour l’organisation des élections législatives et municipales. Autre élément relevé dans les informations disponibles : le projet de loi de finances devant être examiné par le Parlement lors de la session de novembre-décembre 2026 ne comporterait, à ce stade, aucune ligne explicitement consacrée à l’organisation du double scrutin, selon certaines sources médiatiques. Cette donnée devra être confrontée aux documents budgétaires officiels lors de leur examen parlementaire.

Le cadre juridique a par ailleurs évolué en 2026. Une modification de l’article 170 du Code électoral a supprimé le plafond de 18 mois auparavant prévu pour la prorogation des mandats des conseillers municipaux. Le nouveau texte prévoit une prorogation « en cas de besoin », sans durée maximale mentionnée dans la disposition citée par les sources consultées. Cette modification intervient alors que le calendrier des prochaines municipales demeure susceptible d’être prolongé.

À ce stade, le seul élément nouveau officiellement vérifiable est donc l’existence d’un scénario de report rapporté par Africa Intelligence. Les élections législatives et municipales restent annoncées pour février 2027 tant qu’aucun acte officiel n’en modifie la date. Si le scénario venait à être confirmé, il s’agirait d’un nouvel ajustement du calendrier électoral, avec en toile de fond une échéance évaluée à près de 100 milliards de FCFA.

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États-Unis : Donald Trump durcit les sanctions contre la Russie

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Le président américain Donald Trump a promulgué, vendredi 18 septembre 2026, une nouvelle loi renforçant les sanctions contre la Russie en raison de la guerre […]

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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier
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Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.

La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.

Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.

Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.

La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.

Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.

Source : Esbi Media

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