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Miss Cameroun : Josiane Golonga Harangada comme ses prédécesseurs

Par exploit d’huissier, le comité d’organisation du concours Miss Cameroon (Comica) a sommé Josiane Golonga, Miss Cameroun 2025, à travers une ultime demande d’explication », de se présenter dans les cinq jours qui suivent au siège de l’organisation. Derrière cette exigence de présentation datée du 13 février, le Comica aligne une pléthore d’accusations à l’encontre de Miss Cameroon 2025. Entre autres, d’avoir abandonné ses fonctions, d’avoir refusé à plusieurs reprises de se présenter aux événements organisés par les partenaires du Comica, notamment Canal 2, d’avoir exigé la restitution d’un véhicule dont elle serait la seule détentrice des clés,… et surtout d’avoir tenus des propos irrespectueux à l’endroit de la présidente du Comica.
Cela survient dans un contexte marqué par une crise qui se déroulait déjà sur les réseaux sociaux. Sur cet espace de liberté, la communauté Massa était déjà montée au front pour défendre sa fille. Dans un courrier parvenu le 9 février dernier au Comica, avec pour objet « harcèlement médiatique et attaques publiques visant la Miss Cameroun 2025», la « Communauté Massa du Cameroun » dénonce « une campagne de dénigrement d’une extrême virulence marquée par des insultes et des propos outrageants. Des rumeurs malveillantes et attaques personnalisées la visant se multiplient sur les réseaux sociaux et dans certains espaces médiatiques, l’exposant à une humiliation publique constante et à un cyberharcèlement inacceptable». A cet effet, « la communauté Massa dont est issue la Miss, voudrait bien connaître les mesures que vous avez prises pour assurer sa sécurité et protéger son image afin de lui permettre d’achever son mandat dans de bonnes conditions».
C’est que, Josiane Harangada Golonga subit depuis quelques semaines, des attaques publiques, notamment à travers les réseaux sociaux, sur sa « rébellion » contre l’institution qui la désignée comme la fille la plus belle du Cameroun en 2025. Plutôt que de répondre aux protecteurs de Josiane Golonga, le Comica qui entretenait déjà avec la détentrice de la couronne de Miss Cameroun, des relations tendues, est passé à autre chose. L’huissier a prévenu Josiane Harangada Golonga que « faute pour vous de vous conformer au terme de cette correspondance, vous serez considérée comme démissionnaire ; toute chose pouvant entraîner votre destitution, avec pour conséquence la restitution par vous, de vos attributs». Parlant de l’écharpe, de la couronne du véhicule de fonction, des clés du domicile à elle alloué, et les primes restantes.
Le délai de cinq jours est dépassé depuis trois jours déjà. Selon des informations concordantes, Josiane Harangada Golonga se trouve dans sa région natale où elle a trouvé « refuge ». Et ne devrait pas se soumettre aux « condition » à elle exigées. Du coup, l’on tend inexorablement vers une destitution de Miss Cameroun 2025. La première dauphine devrait logiquement reprendre la couronne dans les tout prochains jours, afin de terminer le mandat en cours. Il s’agit d’Audrey Black
En attendant d’y voir plus clair, il y a lieu de remarquer que Miss Cameroon 2025 n’est pas la première Miss à se retrouver en conflit avec le Comica. Depuis plus de dix ans, cette couronne fait l’objet de polémiques récurrentes. En 2010 par exemple, Anne Lucrèce Ntep la Miss 2009, avait déjà réclamé à grands bruits les cadeaux et autres gadgets offerts par les sponsors et partenaires du concours, accusant le Comica de les confisquer. En 2018, peu après l’élection de Caroline Nsèke, une concurrente, Caroline Biloa, avait dénoncé la « falsification des résultats. La candidate à la finale nationale, déclarait que « mon numéro a été appelé pour le Top 12, mais les membres du comité d’organisation m’ont empêchée de sortir des bacstages» pour venir présenter son projet devant le jury. En guise de dédommagements, la candidate réclamait 30 millions Fcfa.
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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation

L’intérêt de cet ouvrage tient d’abord à son approche historique. Les auteurs remontent aux politiques agricoles de la période postcoloniale pour montrer comment l’État a progressivement fait de l’agriculture un instrument de développement, de stabilisation sociale et de création de revenus. L’introduction rappelle que le secteur mobilise environ 70 % de la maind’œuvre active et qu’il a longtemps constitué un socle essentiel de l’économie nationale. Les cultures d’exportation — cacao, café, banane, huile de palme, coton — ont notamment participé à l’insertion du Cameroun dans les échanges internationaux.
Cette trajectoire n’est toutefois pas linéaire. À travers quatre chapitres répartis en deux grandes parties, l’ouvrage met en évidence les politiques publiques successives, leurs résultats et leurs limites. Les auteurs évoquent notamment les plans quinquennaux, les investissements publics, les Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI), le Programme de Développement Rural Participatif Décentralisé (PDRP) ou encore le Programme National de Développement Participatif (PNDP).
Cette rétrospective permet de mesurer la permanence d’un même enjeu : transformer les politiques agricoles en gains durables de productivité et de revenus ruraux. L’un des apports majeurs du livre réside dans l’identification des contraintes qui continuent de peser sur la compétitivité agricole. Les auteurs pointent l’insuffisance du financement, la faiblesse des infrastructures rurales, les difficultés d’accès aux marchés et aux facteurs de production, les problèmes de stockage et de transport, ainsi que les limites de la transformation locale. Ils soulignent également le déficit d’accès aux technologies de l’information et aux services permettant aux producteurs de mieux valoriser leur offre.
Le propos prend une dimension particulièrement économique lorsqu’il relie agriculture, industrialisation et souveraineté alimentaire. La production agricole ne constitue pas seulement une source d’emplois et de revenus : elle peut également réduire les importations, alimenter l’industrie agroalimentaire et élargir la base productive nationale. L’ouvrage rappelle ainsi que le développement agricole doit être pensé en articulation avec la transformation, le financement, les infrastructures et l’accès aux marchés.
La dernière partie ouvre précisément cette réflexion sur l’avenir. Les auteurs préconisent notamment davantage d’investissements, le développement des infrastructures de transformation, l’amélioration des transports et du désenclavement rural, ainsi qu’une implication accrue des collectivités territoriales. Ils insistent également sur la nécessité de sécuriser le foncier et de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement.
À travers cette lecture du Cameroun agricole, le livre pose finalement une question de politique économique : comment convertir le potentiel agricole du pays en croissance productive, en emplois et en réduction durable de la dépendance extérieure ? Son intérêt réside moins dans la célébration du potentiel agricole que dans l’examen des conditions économiques et institutionnelles nécessaires à sa transformation en véritable moteur de développement.
Fabrice BELOKO
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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.
Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.
Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».
Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.
Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.
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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.
Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.
Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.
D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.
La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.
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