Actualités locales
un exercice bien réussi par le Divcom du Mindef

Pris entre la violence des groupes armés, l’exigence démocratique et le regard critique de la société civile internationale, l’État camerounais mène une guerre aussi bien militaire que narrative. Au cœur de cette bataille symbolique : la communication institutionnelle des forces de défense.
Lire l’analyse d’Adrien Macaire Lemdja :
Les critiques visant le chef de la Division Communication du ministère de la Défense posent une question essentielle : dans un contexte de conflit asymétrique, comment défendre la légitimité d’une armée engagée sur plusieurs fronts sans fragiliser les principes du droit humanitaire ?
L’enjeu dépasse un homme. Il touche à l’équilibre délicat entre sécurité nationale, morale publique et souveraineté informationnelle.
LA GUERRE CONTEMPORAINE EST AUSSI UNE GUERRE DE RECITS.
Les conflits modernes ne se jouent plus uniquement sur le terrain militaire. Ils se déroulent aussi dans l’espace médiatique, juridique et symbolique.
Ce constat est particulièrement vrai pour les États confrontés à des menaces diffuses, transnationales et idéologisées, autrement dit, des guerres asymétriques.
Le Cameroun appartient désormais à cette catégorie d’États engagés dans des conflits hybrides. Dans l’Extrême-Nord, les attaques de Boko Haram et de l’ISWAP prolongent une insécurité chronique. Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’insurrection séparatiste a durablement fracturé l’espace national.
Ces conflits produisent des victimes civiles, des déplacements massifs de populations et une pression permanente sur les forces armées.
Dans ce contexte, la communication militaire cesse d’être un simple outil de relations publiques. Elle devient un instrument stratégique de gestion de la perception interne et externe.
La crédibilité de l’État, la confiance des populations, la cohésion morale des troupes et la légitimité internationale des opérations militaires dépendent désormais autant de la bataille narrative que des résultats opérationnels.
C’est précisément à cette intersection que se situe le rôle du Chef de la Division Communication du ministère de la Défense.
UNE FONCTION STRATEGIQUE DANS UN ENVIRONNEMENT INFORMATIONNEL CONFLICTUEL.
Toute armée engagée dans une guerre asymétrique doit gérer une contrainte particulière : elle est tenue de respecter des normes juridiques strictes tout en affrontant des adversaires qui, eux, n’en reconnaissent aucune.
Ce déséquilibre produit un phénomène bien connu des spécialistes de la communication stratégique : l’asymétrie normative de perception.
Les groupes armés irréguliers utilisent la violence spectaculaire comme instrument politique. Les États, eux, sont jugés sur la conformité de leurs actions à des standards juridiques et moraux élevés. Ce double standard structure l’espace médiatique contemporain.
Dans ce cadre, la communication institutionnelle n’est pas un luxe. Elle est une fonction de souveraineté.
Le rôle d’un porte-parole militaire n’est pas seulement d’informer. Il est aussi de contextualiser, de rétablir des équilibres narratifs, d’expliquer la complexité opérationnelle et de préserver la cohérence morale de l’institution.
Toute communication officielle en situation de guerre est donc nécessairement normative : elle produit une interprétation du réel.
LES CRITIQUES : UNE CONTESTATION DE LA POSTURE INSTITUTIONNELLE.
Les prises de position du chef de la communication du MINDEF ont suscité une contestation vigoureuse. Certains observateurs estiment qu’en dénonçant ce qu’il perçoit comme un silence sélectif de certaines ONG face aux violences terroristes, il détournerait l’attention des obligations juridiques de l’armée.
Ses détracteurs soutiennent que cette posture risquerait d’affaiblir l’image professionnelle des forces armées et de relativiser la gravité d’éventuels abus. Selon eux, l’État doit être jugé selon des standards plus élevés précisément parce qu’il incarne la légalité.
Cette critique s’inscrit dans une tradition bien établie du droit international humanitaire : la légitimité d’une armée repose sur sa capacité à se contraindre elle-même.
Le débat est donc sérieux. Mais il est incomplet s’il ignore la dimension stratégique de la communication en temps de guerre.
LE REPROCHE DU « SILENCE SELECTIF » » : UN ARGUMENT PERTINENT CONTRE LE MANICHEISME DES ONG.
Dans ses éditoriaux, la communication militaire camerounaise souligne ce qu’elle perçoit comme une asymétrie d’indignation : certaines exactions de groupes armés feraient l’objet d’une couverture médiatique ou d’une mobilisation moindre que les allégations d’abus imputées aux forces régulières.
Ce type d’argument est fréquent dans les contextes de conflits prolongés. Il ne constitue pas en soi une remise en cause du droit humanitaire. Il relève d’une logique de rééquilibrage discursif.
Dans toute guerre, la hiérarchisation des indignations devient un enjeu politique. Qui parle ? De quoi ? À quel moment ? Selon quels critères ?
La communication militaire ne conteste pas nécessairement le droit des ONG à enquêter ou à dénoncer. Elle interroge la structure globale du récit public du conflit.
Autrement dit : elle pose la question de la symétrie morale dans la représentation médiatique de la violence.
L’EFFET MORAL DES CRITIQUES SUR LES FORCES ENGAGEES.
Un élément souvent négligé dans ce débat est l’impact psychologique des critiques publiques sur les soldats déployés.
Toute armée en opération repose sur une ressource intangible mais décisive : le moral.
Lorsque les combattants ont le sentiment que leur action est systématiquement délégitimée, que leurs sacrifices sont invisibilisés ou que leurs erreurs sont présentées comme constitutives de leur identité professionnelle, la cohésion opérationnelle peut s’en trouver affectée.
Les doctrines militaires contemporaines reconnaissent explicitement ce facteur. La communication institutionnelle joue alors un rôle de stabilisation morale.
Défendre l’image de l’armée n’est pas seulement une question d’orgueil institutionnel. C’est une composante de la capacité opérationnelle.
DEFENDRE L’INSTITUTION NE SIGNIFIE PAS NIER LES OBLIGATIONS JURIDIQUES.
Il est essentiel de dissiper un malentendu fréquent : soutenir la communication institutionnelle d’une armée ne revient pas à nier la nécessité du contrôle démocratique.
L’existence de tribunaux militaires, d’enquêtes judiciaires et de mécanismes disciplinaires montre précisément que l’institution reconnaît ses obligations juridiques.
La communication officielle rappelle d’ailleurs régulièrement l’attachement des forces armées au respect des règles d’engagement et du droit international humanitaire.
La tension réelle n’oppose donc pas respect du droit et communication stratégique. Elle oppose deux fonctions légitimes :
- L’exigence de reddition de comptes ;
- La nécessité de préserver la cohérence institutionnelle en situation de guerre.
ONG ET ARMEES : UNE RELATION STRUCTURELLEMENT CONFLICTUELLE.
Partout dans le monde, les relations entre organisations de défense des droits humains et institutions militaires sont marquées par une tension permanente.
Ce n’est pas une anomalie. C’est un mécanisme structurel.
Les ONG remplissent une fonction critique indispensable : elles documentent, alertent, contraignent les États à la transparence.
Les armées, elles, doivent préserver le secret opérationnel, maintenir la discipline interne et protéger leur légitimité.
Ces logiques sont complémentaires mais rarement convergentes.
Dans les conflits asymétriques, cette tension s’intensifie car la guerre elle-même brouille les catégories juridiques classiques : combattants irréguliers, civils instrumentalisés, violence diffuse, information fragmentée.
La communication institutionnelle devient alors un espace de confrontation normative.
LE RISQUE DE LA DELIGITIMATION PERMANENTE.
Une critique systématique des forces armées, même lorsqu’elle repose sur des préoccupations légitimes, peut produire un effet paradoxal : la délégitimation globale de l’institution chargée de protéger l’ordre juridique lui-même.
Or, dans les États confrontés à des insurrections violentes, l’affaiblissement symbolique de l’armée peut avoir des conséquences politiques majeures :
- Perte de confiance des populations ;
- Encouragement indirect des groupes armés ;
- Fragmentation du récit national.
C’est précisément ce risque que la communication institutionnelle cherche à contenir.
LA SOUVERAINETE NARRATIVE : UN ENJEU GEOPOLITIQUE.
Les conflits africains sont aujourd’hui observés, interprétés et parfois instrumentalisés à l’échelle internationale.
Les récits produits localement entrent en concurrence avec ceux des ONG internationales, des médias étrangers et des réseaux sociaux transnationaux.
La communication militaire participe donc d’une lutte pour la souveraineté narrative : qui définit la signification du conflit ?
Dans cette perspective, l’intervention publique d’un responsable de communication militaire ne relève pas seulement du débat interne. Elle s’inscrit dans un champ géopolitique global.
COMPARAISONS INTERNATIONALES.
Les armées occidentales, confrontées à des insurrections en Afghanistan, en Irak ou au Sahel, ont développé des doctrines explicites de communication stratégique.
Toutes reconnaissent la nécessité de :
- Répondre aux accusations publiques ;
- Contextualiser les opérations ;
- Préserver la légitimité morale de l’engagement.
Aucune ne s’abstient de contester certaines interprétations produites par des acteurs non étatiques.
Le débat camerounais s’inscrit donc dans une problématique universelle.
LA VRAIE QUESTION : QUELLE ETHIQUE DE LA COMMUNICATION EN TEMPS DE GUERRE OU DE CONFLIT ?
Au fond, le débat ne porte pas sur la légitimité de la communication militaire, elle est admise partout mais sur ses limites éthiques.
Trois exigences doivent coexister :
- Transparence raisonnable
- Responsabilité juridique
- Protection institutionnelle
Trouver l’équilibre entre ces trois impératifs est l’un des défis majeurs des démocraties confrontées à la violence armée.
VERS UN DIALOGUE PLUS MATURE ENTRE ARMEE ET SOCIETE CIVILE.
Plutôt que d’opposer frontalement communication militaire et critique des ONG, l’enjeu est de construire un espace de dialogue structuré.
Cela suppose :
- Reconnaissance mutuelle des rôles ;
- Mécanismes d’enquête crédibles ;
- Accès encadré à l’information ;
- Pédagogie publique sur la complexité opérationnelle.
La guerre asymétrique exige une maturité institutionnelle partagée.
UNE FONCTION CONTESTEE MAIS INDISPENSABLE.
La controverse autour de la communication du ministère camerounais de la Défense ne doit pas être réduite à un affrontement de personnalités ou à une querelle rhétorique.
Elle révèle une question fondamentale des États contemporains confrontés à la violence irrégulière :
Comment défendre la légitimité d’une armée engagée dans une guerre difficile sans affaiblir les principes juridiques qui fondent cette légitimité ?
La communication institutionnelle n’est pas l’ennemie du droit. Elle est l’un des instruments par lesquels l’État tente de maintenir la cohérence morale de son action dans un environnement où la violence, la peur et la désinformation se mêlent étroitement.
Critiquer cette communication est légitime. Mais nier sa nécessité stratégique serait ignorer la nature même des conflits contemporains.
Dans les guerres asymétriques, l’État ne combat pas seulement des adversaires armés. Il combat aussi l’érosion du sens, la fragmentation du récit collectif et la fatigue morale de ses propres institutions.
À ce titre, la défense publique de l’image des forces armées lorsqu’elle s’inscrit dans le cadre du respect du droit, n’est pas une dérive. C’est une responsabilité. Et peut-être, dans certaines circonstances, une condition de la survie même de l’ordre républicain.
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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.
La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.
Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.
Un engagement culturel de longue date
À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.
Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.
Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.
Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais
Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.
La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.
Source : Libre Opinion
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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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