Actualités locales
l’Afrique aura droit à un nouveau rendez-vous historique dès l’année prochaine

La Confédération africaine de football (CAF) l’a confirmé : la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations se déroulera en 2027 et non en 2028. Patrice Motsepe, président de la CAF, a tenu à rassurer les amateurs de football africain : le tournoi aura bien lieu du 19 juin au 18 juillet en Afrique de l’EST, co-organisé par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda.
Cette annonce s’inscrit dans une réforme majeure : à partir de 2029, la CAN adoptera un rythme quadriennal, s’alignant sur les grands rendez-vous continentaux comme l’Euro ou la Copa América. L’objectif est clair : mieux harmoniser le calendrier international, réduire les conflits avec les championnats européens et limiter la pression sur les clubs devant libérer leurs joueurs pour le tournoi.
Avant ce tournant historique, la CAN 2027 sera donc le dernier rendez-vous annuel avant cette nouvelle cadence. Malgré certaines inquiétudes concernant les infrastructures et la logistique dans les pays hôtes, Patrice Motsepe a assuré que l’organisation se déroulera « dans les meilleures conditions possibles » et que le continent pourra profiter d’un spectacle à la hauteur de l’événement.
Avec la CAN 2027, l’Afrique s’apprête à vivre un été footballistique exceptionnel, qui marquera à la fois la fin d’une époque et le début d’un nouveau cycle pour sa compétition reine.
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Affaire Charlotte Dipanda-Annie Payep : « ne détournez pas le débat! »

La journaliste Annie Payep questionne la condamnation faite à la diva Charlotte Dipanda, pour l’invitation acceptée à Canal d’or.
Certains Camerounais critiquent le fait que la chanteuse de renom Charlotte Diva ait accepté l’invitation de Canal d’or. Il convient de préciser que, selon des indiscrétions, sa présence à l’évènement a été refusée par la présidence de la République. Cela serait dû à une prise de parole faite dans les années passées. Elle s’était montrée favorable au changement au sommet de l’État. La journaliste Annie Payep s’étonne du fait qui lui soit reproché d’avoir voulu participer à un évènement parrainé par la Première Dame Chantal Biya.
« Vous reprochez à cette artiste, une de nos valeurs sûres, d’avoir accepté de prester aux #Canal2or sous prétexte qu’elle avait donné un avis sur une question politique ? Jusqu’à parler d’incohérence ? Sérieux ? Donc donner un avis t’empêche de prester à un événement où sont présentes certaines personnes qui, plus, restent un évènement privé ? Consacré à célébrer l’art ? Pourquoi vous voulez absolument enfermer les artistes ? Tout cela pour vous éloigner du vrai sujet. Un/une artiste n’a-t-il/elle pas le droit de donner un avis? N’est-il/elle pas avant tout un/une citoyen (ne) comme un/e autre ? Pourquoi déplacer le débat ? Le fait de rire, danser, travailler ou côtoyer certaines personnes (pour reprendre certain.e.s) empêche-t-il de donner son avis sur la marche du pays? De faire son boulot d’artiste quand on y est appelé ? Elle y allait pour chanter, ce qu’elle sait faire avec beaucoup de talent. Est-elle militante de quoi que ce soit ? Vous validez même quoi ainsi ? Le sujet de fond est beaucoup plus grave. Et c’est le seul sujet à l’ordre du jour auquel il faut opposer un véto absolu. Comment en sommes-nous arrivés là ? », a-t-elle écrit.
Il faut dire qu’en parlant d’alternance, la diva Charlotte Dipanda pense que le développement du pays pourrait venir avec le départ du pouvoir du président Paul Biya.
« Tant qu’il n’y a pas d’alternance, il n’y a pas véritablement de développement possible », affirmait-elle dans cette intervention. Effectivement, j’ai vraiment eu la chance en tant que Camerounaise d’aller dans plusieurs régions du Cameroun. C’est un atout parce que les Camerounais à l’intérieur du pays ne voyagent pas beaucoup. Donc chacun reste dans sa région, dans sa ville. Souvent, on nait, on grandit et puis les autres, on les voit toujours comme si c’était un peu des étrangers. D’où l’appellation de l’Afrique en miniature. C’est vraiment un pays qui, du nord au sud, est complètement différent. Les gens ont des postures différentes, des cultures différentes. D’ailleurs, on a plus de 200 langues au Cameroun. D’où la difficulté, même pour un chef d’État, de diriger tous ces Camerounais de tous bords, différents. Mais j’avoue que moi, par exemple, je n’ai connu que le président actuel. Qu’est-ce que ça me ferait du bien d’avoir une autre proposition, de se dire que c’est une époque qui est inéluctablement révolue aujourd’hui et qu’on a besoin de voir ce que ce pays peut apporter à cette jeunesse-là qui est différente. Parce que c’est une jeunesse qui est ouverte aussi à l’extérieur, qui voit ce qui se passe ailleurs et qui a le devoir, en tout cas l’espère aussi pour son pays», avait-elle déclaré.
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les chaînes nationales resteront accessibles gratuitement après l’expiration des abonnements Canal+, StarTimes et autres

À compter de ce 4 novembre 2026, les abonnés aux réseaux de télédistribution payante au Cameroun devraient bénéficier d’un changement majeur : l’accès aux chaînes nationales publiques et privées d’intérêt général sera maintenu, même après l’expiration de leur abonnement.
Une mesure qui concerne notamment les abonnés de Canal+ Cameroun, Orange Cameroun, SWECOM Plc, StarTimes Cameroun, TVCAM Sarl et Creolink Communications. Cette évolution fait suite à l’annonce du ministre de la Communication relative à la signature d’un protocole d’entente destiné à garantir la continuité de la réception des chaînes nationales, indépendamment du renouvellement des forfaits commerciaux. Jusqu’ici, le fonctionnement des réseaux de télédistribution payante reposait sur un principe contraignant pour les consommateurs : à l’expiration de leur abonnement, l’ensemble des chaînes accessibles à travers leur décodeur était généralement interrompu.
Cette coupure concernait également les chaînes nationales, y compris la Cameroon Radio Television (CRTV) et les autres médias audiovisuels camerounais. Une situation qui soulevait régulièrement la question du droit des citoyens à accéder à l’information nationale, notamment aux communications officielles, aux alertes d’urgence et aux programmes consacrés à l’actualité et à la culture camerounaises.
Sur le plan juridique, cette problématique renvoie notamment au principe du « Must Carry », qui impose aux distributeurs de services audiovisuels de transporter certaines chaînes d’intérêt général. La loi n° 2015/007 du 20 avril 2015 régissant l’activité audiovisuelle au Cameroun constitue l’un des principaux textes de référence en la matière. Toutefois, la question de la continuité de réception des chaînes nationales après l’expiration d’un abonnement commercial demeurait au cœur des préoccupations des consommateurs.
Cette avancée est également présentée comme l’aboutissement d’une mobilisation menée par des acteurs de la société civile et des associations de défense des droits des consommateurs. En juillet 2026, face aux interruptions de signal et à ce qu’ils considéraient comme une insuffisance de réponse des opérateurs, un collectif avait adressé un ultimatum de quinze jours aux autorités compétentes. Cette démarche avait notamment été accompagnée du dépôt de 21 mémorandums auprès des institutions de la République.
À travers ces documents, les initiateurs de la mobilisation mettaient en avant plusieurs préoccupations : la souveraineté audiovisuelle du Cameroun, la protection du pouvoir d’achat des ménages et la nécessité de garantir aux populations un accès permanent à l’information d’intérêt général. La mise en œuvre de ce protocole d’entente pourrait modifier durablement les pratiques de la télédistribution au Cameroun.
Pour les consommateurs, l’enjeu est de ne plus perdre totalement l’accès aux chaînes nationales lorsque leur abonnement arrive à expiration. Pour les éditeurs audiovisuels locaux, cette disposition représente également une opportunité de préserver leur audience et leur visibilité, y compris auprès des ménages dont les abonnements payants ne sont plus actifs. Quant aux opérateurs de télédistribution, ils devront intégrer cette exigence de continuité dans leurs modalités de fonctionnement, selon les dispositions retenues dans le protocole.
Au-delà de son incidence sur le secteur audiovisuel, cette évolution pose une question fondamentale : l’accès à l’information d’intérêt général peut-il être entièrement subordonné à la capacité d’un ménage à renouveler chaque mois un abonnement télévisuel ? En plaçant la continuité de réception des chaînes nationales au cœur du dispositif, le Cameroun entend apporter une réponse à cette préoccupation. Le décodeur ne serait ainsi plus uniquement un équipement permettant d’accéder à des bouquets commerciaux, mais également un vecteur de diffusion de l’information nationale.
Source : Esbi Media
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