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la supplique musclée de Me Claude Assira

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la supplique musclée de Me Claude Assira
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Dans une tribune, l’avocat Me Claude Assira interpelle le président de la République, Paul Biya, qu’il appelle affectueusement Pâ Paul, afin que ce dernier cesse les discours et pose des actes concrets pour le développement du Cameroun.

« Parce que je n’arrive pas à me résoudre à te détester totalement, je veux t’aider et te donner quelques conseils. Si tu crois que l’action passe par un nouveau gouvernement, c’est ton droit mais, pour moi, plutôt qu’un nouveau gouvernement, c’est d’une nouvelle gouvernance dont j’ai besoin », écrit Me Claude Assira.

SUPPLIQUE À PÂ PAUL.

Par Me Claude ASSIRA.

Pâ Paul, beaucoup de gens qui t’ont écouté mercredi soir sont tout excités dans l’attente de ton gouvernement. Ils disent que tu as dit que .. ça veut dire que… donc, il faut que ..

Pâ Paul, moi, ma part d’attente est toute simple : tout ce que tu dis, je n’écoute même plus depuis longtemps avec le cœur.
J’écoute seulement avec la tête parce qu’il faut que je me mette au diapason puisque certains de tes compatriotes disent que je serais un intellectuel. Il faut donc que je ne les déçoive pas. Mais, avant d’aller plus loin, sache que moi, si je ne t’écoute pas, c’est pas parce que je ne te respecte pas. C’est parce que je suis déçu. Et je te parle comme on parle à son père. D’ailleurs, je parle comme ça avec mon vrai père et aussi avec Dieu le Père quand je ne le comprends pas, rassure-toi.

Je suis déçu parce que même quand tu fais les bons constats pour que le pays soit meilleur, ce n’est suivi d’aucune action efficace alors que tu connais mieux que personne ce pays et son administration que tu maîtrises depuis 1962. Circonstances aggravante pour toi, tu as tous les rouages du pouvoir. Tous.

Cette fois-ci, je ne veux te faire aucune concession. Aucune. Excuse-moi. Peut-être qu’avant les 83% qu’on attribuait t’ont fait croire qu’on était trop content de toi. Peut-être qu’avant tu croyais que tu avais le temps et nous aussi. Aujourd’hui, officiellement, tu as péniblement dépassé la majorité ce qui veut dire que les ATTENTES SONT ENCORE PLUS GRANDES et tu dois faire des (plus d’) efforts pour reconquérir mon coeur, nos cœurs. Et puis, le temps qui a passé en laissant beaucoup d’entre nous sur le bord du chemin nous rend plus sceptiques.

Aujourd’hui, Pâ Paul, je ne veux plus de tes discours. Je les connais d’avance par cœur. Je veux des actes, rien que des actes.

Parce que je n’arrive pas à me résoudre à te détester totalement, je veux t’aider et te donner quelques conseils. Si tu crois que l’action passe par un nouveau gouvernement, c’est ton droit mais, pour moi, plutôt qu’un nouveau gouvernement, c’est d’une nouvelle gouvernance dont j’ai besoin. Garde tes ministres actuels si tu veux. Tous même, puisque de toutes les façons, c’est ton équipe fanion. Mais, donne-leur un cap, une vision, un horizon, une perspective réalistes assis sur des éléments étudiés et non sur des slogans et des effets d’annonce. Contrôle, surveille et recadre ou sanctionne les brebis galeuses. Aucun de tes ministres actuels n’a jamais été soumis à une vraie culture de la performance et du rendement avec des objectifs et des comptes rendus. Donne-leur donc cette occasion si possible.

Si tu reprends des nouveaux, ce qui est ton droit, puisque ça fait plus punchy je te propose ceci :

1. Soumets la nomination de chaque ministre et plus tard de chaque personnalité importante à l’approbation d’une commission mixte parlementaire. Le pouvoir discrétionnaire a tué l’énergie de tes précédents décrets

2. Organise des conseils de ministres présidés par toi-même. De préférence une fois par semaine, le vendredi, avant d’aller au village. Même si c’est 1 fois par mois, c’est bon. Ton pays est trop compliqué pour le laisser à la navigation à vue et tu es mieux placé que quiconque pour savoir que même ce qui est préparé par les experts peut évoluer très vite à l’épreuve de la réalité. Il faut donc garder l’oeil et la haute main tout le temps sur tout et sur tous.

Plus tard, tu penseras à implémenter véritablement la décentralisation qui est une très bonne idée. Les mairies doivent avoir au moins :

– la gestion des ordures
– la gestion de l’école primaire
– la gestion des routes
– la gestion de l’eau

D’autres mesures sont indispensables pour qu’on se réconcilie vraiment.

Mais, à côté de ces actions au long cours ci-dessus, il y a des actions symboliques qui constituent des marqueurs temporels. D’ores et déjà je te propose deux ou trois mesures particulières qui sont à ta portée :

– ordonne une augmentation des salaires qui peut aller jusqu’au doublement des plus faibles. Le salaire minimum doit être de 70.000 F au Cameroun.
– fais que les banques puissent prêter de l’argent sans intérêt et avec remboursement différé aux jeunes, aux femmes pour la mise en place de projets,
– ordonne la libération des détenus condamnés à des peines inférieures ou égales à 60 mois, ainsi que celle de tous les détenus poursuivis à la suite des manifestations post-électorales.
– ordonne la mise en liberté de tous les condamnés de la crise anglophone
– ordonne enfin la mise en liberté de tous les condamnés de l’opération épervier qui ont passé plus de 15 ans en détention.

Si tu fais ça, nous redevenons amis. Mais, je crois que c’est tout le Cameroun qui te vaudra une fière chandelle.
Merci Pâ…

Me Claude Assira

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Nasser al-Khelaïfi visé par une enquête préliminaire à Paris

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Nasser al-Khelaïfi se retrouve au cœur d’une enquête préliminaire à Paris pour une possible prise illégale d’intérêts. Le parquet de Paris a saisi la Brigade […]

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Cameroun – Comores : un quatuor nigérian désigné pour le choc de Garoua

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La rencontre entre le Cameroun et les Comores, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027, sera dirigée par un quatuor arbitral venu du Nigeria. […]

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)
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Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.

C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.

L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.

À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.

Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.

S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.

Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».

Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».

Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »

En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.

Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.

À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.

En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.

De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.

Serge Aimé BIKOI

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