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70 étudiants convoqués devant le jury de fraude

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70 étudiants convoqués devant le jury de fraude
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La Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université de Yaoundé II-Soa ouvre, le 13 février 2026, les travaux de son jury de fraude. Soixante-dix étudiants, dont 30 nouveaux bacheliers, devront répondre des faits qui leur sont reprochés à l’issue des examens du premier semestre.

Dans un communiqué daté du 10 février et signé du doyen Alain Franklin Ondoua, également président de la commission compétente, la FSJP annonce la tenue du jury de fraude ce 13 février 2026 à partir de 12 heures. Les travaux se dérouleront au cabinet du Vice-doyen chargé de la Programmation et du Suivi des activités académiques.

En effet, cette session disciplinaire fait suite à la session normale du premier semestre, organisée du 4 au 8 février 2026. Au total, 70 étudiants sont convoqués devant cette instance. Parmi eux figurent 30 nouveaux bacheliers, un chiffre qui suscite déjà des réactions au sein de la communauté universitaire, révélant l’ampleur des cas présumés de fraude, y compris dès les premières années de formation.

Pour les étudiants concernés, l’audience représente une étape déterminante. Ils devront s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés et s’exposent, le cas échéant, à des sanctions académiques. De son côté, l’administration facultaire entend réaffirmer sa fermeté face aux entorses au règlement et son attachement aux principes d’éthique et d’intégrité académique.

Communiqué du Doyen

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Pour Dimitri Lipoff, le sacre des Lionnes indomptables se confirme au classement FIFA

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Lions U20 : le Cameroun à 90 minutes d’un nouveau sacre en Afrique centrale

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Les Lionceaux affrontent ce soir la République centrafricaine en finale du tournoi de l’UNIFFAC. Un rendez-vous décisif pour renouer avec le sacre régional et confirmer […]

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« Et s’il appartenait au RDPC, aurait-on le même discours ? »

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« Et s’il appartenait au RDPC, aurait-on le même discours ? »
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La controverse autour de l’affaire impliquant le député Pierre Kwemo et un fonctionnaire relance le débat sur l’immunité parlementaire, l’égalité devant la loi et le traitement des accusations d’abus de pouvoir au Cameroun.

Dans une tribune, Alex Nguepi critique ce qu’il considère comme une indignation sélective de certains acteurs du débat public, tout en affirmant que les faits reprochés doivent être établis conformément à la loi.

L’auteur réagit aux appels à la levée de l’immunité parlementaire de Pierre Kwemo, visé par des accusations d’agression contre un fonctionnaire. Il estime que les demandes de sanctions doivent s’inscrire dans une exigence constante de justice, indépendamment de l’appartenance politique des personnes concernées.

« La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants », écrit-il, résumant ainsi le principal argument de sa tribune.

Lire la tribune d’Alex Nguepi :

AFFAIRE KWEMO : QUAND LES DONNEURS DE LEÇONS ONT LA MÉMOIRE COURTE !

J’ai suivi avec un étonnement difficile à dissimuler certains individus réclamer la levée de l’immunité parlementaire du président Kwemo, au motif qu’il aurait agressé un fonctionnaire.

Mais dites-moi, depuis quand certains Camerounais sont-ils devenus les gardiens exclusifs de la morale et de l’État de droit ? Et surtout, depuis quand la défense des institutions est-elle devenue une affaire d’indignation à géométrie variable ?

Avez-vous réellement oublié les autres affaires, ou faites-vous simplement semblant de ne pas vous en souvenir ?

Devrais-je vous rappeler le cas de l’honorable Nourane Foster, députée du PCRN, qui avait été agressée par des hommes en tenue ? Quelles suites ont été données à cette affaire ?

Devrais-je vous rappeler les citoyens ordinaires, humiliés, brutalisés et malmenés au quotidien par certains fonctionnaires qui abusent de leur autorité, sans que l’on assiste à la même mobilisation pour réclamer des sanctions ?

Devrais-je vous rappeler ces élus qui subissent les abus de certains hommes en tenue se comportant comme si leur uniforme leur conférait un pouvoir absolu ?

Pourquoi votre indignation se réveille-t-elle avec autant de vigueur aujourd’hui, mais semble-t-elle dormir profondément lorsqu’il s’agit d’autres victimes ?

Vous brandissez les textes qui protègent les fonctionnaires. Très bien ! Mais avez-vous également le courage de rappeler que ces fonctionnaires sont soumis à la loi et que leur statut ne leur donne aucun droit de maltraiter les citoyens ?

L’État de droit ne peut pas être un principe que l’on invoque contre ses adversaires et que l’on oublie lorsqu’il faut demander des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir.

Soyons sérieux !

Je ne cautionne pas ce qui s’est passé dans l’affaire Kwemo. Si des faits répréhensibles ont été commis, ils doivent être établis et traités conformément à la loi. Mais je refuse que certains transforment cette affaire en tribunal politique, où la sévérité des jugements dépend de la couleur politique de la personne mise en cause.

Et si l’honorable Kwemo appartenait au RDPC, aurions-nous assisté au même spectacle ?

Voilà la question que les donneurs de leçons devraient avoir le courage de se poser !

Ce qui me dérange, ce n’est pas que l’on exige le respect de la loi. C’est que certains semblent découvrir l’existence de cette loi uniquement lorsqu’un responsable de l’opposition se retrouve au centre d’une controverse.

Quand un opposant est mis en cause, certains réclament immédiatement des sanctions exemplaires. Mais lorsque des citoyens dénoncent des abus commis par des agents de l’État, où sont ces mêmes voix ? Où sont ces défenseurs autoproclamés de la République ?

La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants !

Il est temps que nous sortions de cette hypocrisie politique qui consiste à défendre les principes uniquement lorsqu’ils servent nos intérêts.

Le Cameroun n’a pas besoin de défenseurs sélectifs de la justice. Il a besoin de citoyens capables de condamner les abus, quel que soit leur auteur, et de défendre les droits de chacun, quelle que soit son appartenance politique.

Quant à ceux qui veulent aujourd’hui faire de l’affaire Kwemo un exemple, qu’ils commencent par appliquer leurs propres exigences à toutes les situations comparables.

La justice n’est pas une affaire de camp. L’État de droit n’est pas une arme contre l’opposition. Et l’immunité parlementaire ne doit être ni un bouclier contre la justice ni un prétexte pour régler des comptes politiques.

Au Cameroun, nous devons apprendre à défendre les principes plutôt que les personnes, et à condamner les abus plutôt qu’à choisir les coupables en fonction de nos affinités politiques.

CAR LE VÉRITABLE PROBLÈME DE NOTRE PAYS N’EST PAS SEULEMENT L’INJUSTICE : C’EST AUSSI LE SILENCE COMPLICE DE CEUX QUI NE LA DÉNONCENT QUE LORSQU’ELLE FRAPPE LEURS ADVERSAIRES !

Alex Nguepi

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