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Paul Biya promet emplois, responsabilités et lutte renforcée contre la corruption
À l’occasion de la 60ᵉ édition de la Fête de la Jeunesse, le président de la République, Paul Biya, a adressé un message solennel aux jeunes Camerounais, mêlant reconnaissance, encouragements et annonces sur l’emploi, l’éducation et la gouvernance.
Dans son allocution, le chef de l’État a dit mesurer les inquiétudes qui traversent la jeunesse, entre difficultés d’insertion professionnelle, incertitudes économiques et doutes sur l’avenir. Il a toutefois assuré que ces préoccupations sont au cœur de l’action publique, rappelant que les pouvoirs publics poursuivent, selon lui, des efforts constants pour y apporter des réponses concrètes.
L’intégralité du message du Chef de l’Etat à l’occasion de la 60e Edition de la Fête de la Jeunesse
Mes chers jeunes compatriotes,
La célébration de cette soixantième édition de la Fête de la Jeunesse m’offre, une fois de plus, l’agréable opportunité de m’adresser à vous, pour évoquer les problématiques nombreuses, qui vous préoccupent.
Elles ont trait, je le sais, à votre présent, mais aussi et surtout, à votre avenir. Elles concernent vos difficultés, vos frustrations, vos peurs et vos angoisses. Mais elles concernent également vos espoirs, vos attentes et vos légitimes aspirations.
Mes chers jeunes compatriotes,
Ces problématiques qui vous préoccupent, je les connais. Je les connais d’autant plus que sous mon Autorité, les pouvoirs publics déploient inlassablement, des efforts méritoires, pour y apporter des solutions appropriées.
A cela, rien d’étonnant. Je n’ai en effet jamais cessé, et je ne cesserai jamais, de me soucier de vous.
Mes chers jeunes compatriotes,
M’adressant à vous ce soir, quelques mois à peine, après ma réélection au poste de Président de la République, je ne puis manquer, de vous exprimer toute ma satisfaction, pour la part que vous avez prise à cette élection et surtout de vous remercier du fond du cœur, pour votre précieux soutien, sans lequel rien n’aurait été possible.
J’en suis conscient, ce qui aura sans doute été déterminant dans cette élection particulièrement disputée, c’est l’adhésion incontestable d’une grande majorité de jeunes au programme de société dont je suis porteur, mais aussi votre appréciation du bilan que j’ai présenté. C’est également, je le pense bien sincèrement, la confiance et l’attachement dont vous ne cessez de m’honorer depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays. Je vous en suis profondément reconnaissant.
Mes chers jeunes compatriotes,
Lors de ma prestation de serment, j’ai pris un engagement solennel devant vous et devant la nation tout entière. C’est celui de consacrer toutes mes forces à l’avènement d’un Cameroun stable, uni et prospère.
Cet engagement, j’entends l’honorer, quels que soient les difficultés et les obstacles suscités par un environnement international de plus en plus contraignant. Je suis persuadé que nous parviendrons, ensemble, à cet objectif. Ma détermination sans faille, votre courage et vos multiples talents, en sont l’assurance.
Mes chers jeunes compatriotes,
Je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et tentés de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse.
Cela ne saurait, en aucun cas, être la solution. Je les encourage plutôt à persévérer. Je les encourage à continuer d’avoir confiance en leurs capacités. Je les encourage à continuer d’entreprendre et d’avancer, quelles que soient les difficultés et les obstacles. C’est le secret de la réussite.
Mes chers jeunes compatriotes,
Je vous ai promis, lors de mes récentes prises de parole, que votre insertion dans le marché du travail, serait l’un des principaux chantiers de ce septennat.
Tel est le sens du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes que j’ai récemment annoncé. Des dispositifs incitatifs y afférents ont d’ores et déjà été élaborés par le gouvernement. L’objectif en étant de bâtir une véritable synergie entre l’Etat, le secteur privé et le reste de la société, en matière de création d’emplois, en faveur des jeunes.
Je voudrais à cet égard citer, entre autres, les exemptions fiscales accordées aux entreprises qui recrutent des jeunes diplômés, la dotation de 50 milliards de Francs CFA prévue par la loi des finances, pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le relèvement de la subvention du Fonds National de l’Emploi, et les mesures prises pour l’insertion des jeunes dans la réalisation des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, financés par l’Etat.
Tous ces efforts, chers jeunes compatriotes, sont un début de concrétisation des engagements, que j’ai pris récemment, à votre égard.
Mes chers jeunes compatriotes,
Les pouvoirs publics, sous mon Autorité, continueront, par ailleurs, à consentir d’importants moyens au renforcement et à l’amélioration de notre système éducatif.
Mon objectif est d’offrir au plus grand nombre d’entre vous, la possibilité d’accéder à une formation de qualité, vous permettant, par la suite, non seulement de trouver des emplois, mais également d’en créer.
Ainsi que vous le savez, les recrutements dans le secteur public ou les entreprises ne peuvent, à eux seuls, résorber totalement l’épineux problème du chômage des jeunes. C’est la raison pour laquelle, je ne cesserai d’encourager l’esprit d’entreprise chez les jeunes et de veiller à ce qu’ils puissent bénéficier d’un encadrement adéquat des pouvoirs publics à cette fin.
Je me réjouis de constater, à cet égard que malgré un contexte difficile, nombre d’entre vous excellent dans le secteur de la transformation agricole, de la construction, des services et du numérique, et y créent, au quotidien, des entreprises et des emplois. Chaque jour qui passe, vous vous illustrez, avec audace et compétence, dans tous les secteurs de la vie de la nation.
Je voudrais saluer à cet égard votre précieuse contribution au sein de nos Forces de défense et de sécurité en vue de notre protection commune. Je voudrais vous rendre hommage, à vous tous, jeunes du secteur informel, qui avez choisi de tourner le dos aux activités criminelles et délictuelles, et de vous battre au quotidien pour nourrir vos familles. Sachez qu’à mon sens, il n’y a pas – et il ne saurait y avoir – de petit métier. Vous êtes tous utiles à la construction et au progrès de notre cher et beau pays.
C’est pourquoi j’entends veiller, à ce qu’un plus grand nombre d’entre vous, hommes comme femmes, se voient progressivement confier des responsabilités élevées, dans la gestion des affaires publiques.
Diverses opportunités me viennent à l’esprit à cet égard : le renouvellement, en préparation, des dirigeants des sociétés d’Etat, la formation du prochain gouvernement qui, je le sais, est très attendue, mais aussi la tenue des élections législatives et municipales. Même si le calendrier afférent à ces dernières devrait, au vu de certaines contraintes impérieuses, connaître un léger réajustement, dans le respect des dispositions pertinentes de nos lois, et tout particulièrement de la Loi fondamentale.
Mes chers jeunes compatriotes,
Je voudrais également vous rappeler, ce soir, que vous avez certes des droits, mais également des devoirs, à l’égard de vos parents et de la communauté nationale. J’en appelle tout particulièrement à votre sens des responsabilités. L’avenir de notre cher et beau pays, le Cameroun, repose entre vos mains. Vous devez en être conscients. Vous devez donc résolument tourner le dos aux excès, dans lesquels certains d’entre vous ont malheureusement tendance à se perdre ces temps derniers : la délinquance, l’abus d’alcool, l’usage des stupéfiants, la dépravation des mœurs, l’usage excessif et abusif des réseaux sociaux, etc.
J’en appelle également au sens des responsabilités de vos parents et de vos éducateurs. Ils doivent jouer pleinement leur rôle auprès de vous et s’abstenir de tolérer, de faciliter ou d’encourager vos dérives. J’ai à cet égard, donné des instructions fermes aux administrations compétentes, pour une meilleure protection, en milieu scolaire, familial ou professionnel, des jeunes filles, qui sont trop souvent victimes de harcèlements et d’abus de toutes sortes.
Mes chers jeunes compatriotes,
Je voudrais vous réitérer mon engagement à ne ménager aucun effort, pour créer les conditions les plus favorables à votre épanouissement. C’est le sens des instructions que j’ai données au gouvernement pour une action plus efficace de celui-ci. C’est le sens des réformes que j’entends engager prochainement en vue d’un meilleur fonctionnement de l’Etat. C’est également le sens de la lutte acharnée que j’entends mener contre la corruption et les détournements de deniers publics.
Mes chers jeunes compatriotes,
Au moment où vous vous apprêtez à célébrer les 60 ans de la fête qui vous est dédiée, je voudrais saluer la maturité dont vous faites si souvent preuve, en toutes circonstances. Je voudrais, une fois de plus, saluer votre contribution déterminante à l’édification de notre grande et belle nation.
Je vous engage à continuer d’œuvrer à la préservation de nos précieux acquis que sont la paix, l’unité nationale et la stabilité de nos institutions.
Bonne Fête de la Jeunesse à chacun de vous !
Vive le Cameroun !
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la FECAFOOT pourrait toucher plus d’un milliard de FCFA

La Fédération internationale de football association (FIFA) prépare sereinement la 10ᵉ édition de la Coupe du monde féminine. À quelques mois de cette compétition très attendue, l’instance veut accompagner les pays qualifiés dans leur préparation.
En effet, le bureau du conseil milite pour la promotion du football féminin à travers le monde. Les accompagnements substantiels sont en vue.
On apprend d’ailleurs que les fonds de préparation alloués aux associations membres participantes (AMP) seront portés à 2,5 millions de dollars américains par AMP, un montant équivalent à celui de la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Cette somme représente plus d’un milliard de Fcfa. Un apport considérable pour permettre aux associations de mieux préparer cette compétition qui aura lieu au Brésil du 24 juin au 25 juillet 2027.
La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) verra ses caisses vibrer dans les prochaines semaines. Car ces fonds seront mis à la disposition de l’instance faîtière avant le mois de décembre 2026. De quoi mieux planifier ce rendez-vous mondial. Les Lionnes Indomptables veulent frapper un grand coup au Brésil lors de ce mondial. Valentine Nguélé et les championnes d’Afrique ont du grain à moudre.
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Clásico : Mourinho contre-attaque et met la pression sur le Barça avant le grand rendez-vous
À la veille d’un Clásico très attendu, José Mourinho défend son Real Madrid et appelle à davantage de mesure dans les jugements. Entre la dynamique […]
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faut-il sanctionner les élèves avant d’avoir éclairci la mort de leur camarade ?

Alors que onze élèves du Lycée technique bilingue de Nsam doivent comparaître devant un conseil de discipline extraordinaire le 26 octobre 2026, le journaliste et analyste politique Charles Armel Mbatchou demande à la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, de suspendre la procédure jusqu’à ce que les circonstances de la mort d’un élève et les responsabilités dans les violences qui ont suivi soient clarifiées.
Dans une lettre ouverte adressée à la ministre, Charles Armel Mbatchou appelle à privilégier l’établissement des faits et le dialogue avec la communauté éducative, avant d’engager d’éventuelles sanctions disciplinaires.
Les événements ont éclaté après la mort d’un élève dans un accident de la circulation aux abords de cet établissement situé à Yaoundé. Selon l’auteur de la lettre, la douleur et la confusion provoquées par ce drame, auxquelles se seraient ajoutées des rumeurs, ont contribué à une escalade de violences au sein de la communauté scolaire.
Onze élèves, accompagnés de leurs parents, sont convoqués devant un conseil de discipline extraordinaire pour des faits présumés de mouvement d’humeur, d’incitation à la rébellion, de violences et de destructions de biens publics et privés.
Lire la lettre ouverte de Charles Armel Mbatchou :
LETTRE OUVERTE À MADAME LE MINISTRE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES
Objet : Demande de sursis au conseil de discipline extraordinaire du Lycée technique bilingue de Nsam et organisation d’une séance d’écoute avec les élèves
Madame le Ministre,
Je m’adresse à vous publiquement, avec la gravité que commande la situation et le respect dû à votre charge, au sujet des événements survenus au Lycée technique bilingue de Nsam, à Yaoundé.
Un élève a perdu la vie dans un accident de la circulation aux abords de l’établissement. Dans les heures qui ont suivi, la douleur, la confusion et la rumeur ont fait basculer la communauté scolaire dans la violence. Aujourd’hui, onze élèves sont convoqués avec leurs parents devant un conseil de discipline extraordinaire fixé au **lundi 26 octobre 2026**, pour des faits présumés de mouvement d’humeur, d’incitation à la rébellion, de violence et de destruction de biens publics et privés.
Je ne conteste ni la gravité des destructions, ni le droit de l’institution à faire respecter son autorité. Je vous écris pour dire que **cette procédure, engagée avant que la vérité ne soit établie, risque de manquer son but.
Ce qui n’est pas encore éclairci
À ce jour, les circonstances exactes de l’accident n’ont fait l’objet d’aucune conclusion ou d’un rapport rendu public. Les versions officielles elles-mêmes ne se recoupent pas parfaitement : l’une indique que l’élève décédé ne serait pas celui qui avait été renvoyé le matin pour une coiffure non conforme ; l’autre évoque une « rumeur infondée » du décès d’un élève nommément désigné. Une famille attend de savoir comment son enfant est mort. Des centaines d’élèves attendent qu’on leur dise ce qui s’est réellement passé.
Dans ces conditions, sanctionner avant d’expliquer revient à répondre au désordre avant de répondre à la mort. Les responsabilités individuelles, quant à elles, restent à établir : on ne désigne pas onze mineurs au sein d’un mouvement de foule sans éléments probants, recoupés et contradictoires.
Mme le ministre,
Les émeutes scolaires ne naissent presque jamais de rien. Elles révèlent un terrain de frustrations accumulées : sentiment d’arbitraire face à certaines sanctions, défiance envers l’administration, inquiétude pour la sécurité aux abords des établissements, absence de canal où la parole des élèves puisse s’exprimer avant d’éclater. La rumeur ne fait que mettre le feu à une matière déjà sèche.
Réprimer cette colère sans l’entendre, c’est la condamner à revenir, plus forte, ailleurs.
Ma demande
Madame le Ministre, je vous demande respectueusement mais fermement :
1. De surseoir au conseil de discipline extraordinaire du 26 octobre 2026, jusqu’à ce que les circonstances de l’accident aient été officiellement éclaircies et que l’identité de la victime ait fait l’objet d’une communication claire et unique.
2. D’organiser, dans les meilleurs délais, une séance d’écoute et de dialogue réunissant des représentants des élèves, des parents, de l’équipe éducative et de votre administration, afin que les élèves puissent exposer l’ensemble de leurs frustrations : sécurité routière, règlement intérieur, conditions d’études, rapports avec l’encadrement.
3. De faire publier les conclusions de l’enquête sur l’accident, afin que la famille endeuillée et la communauté scolaire obtiennent enfin les réponses auxquelles elles ont droit.
4. De garantir aux élèves concernés, le moment venu, une procédure équitable : griefs individualisés, présence des parents, droit à la défense, proportionnalité des sanctions et prise en compte de leur statut de mineurs.
5. De faire examiner les conditions de l’intervention des forces de maintien de l’ordre dans l’enceinte de l’établissement.
6. De prescrire des mesures concrètes de sécurité routière aux abords du lycée : signalisation, ralentisseurs, passages protégés, présence d’agents aux heures d’entrée et de sortie.
7. D’instituer un protocole de communication de crise dans les établissements, pour que la rumeur ne soit plus jamais la première information disponible.
Une occasion d’autorité éclairée
Entendre n’est pas céder. Surseoir n’est pas renoncer à sanctionner. Une autorité qui écoute avant de punir gagne en légitimité ce qu’elle semble concéder en rigueur. Vous avez aujourd’hui la possibilité de transformer une crise en moment de refondation du dialogue entre l’école et ses élèves.
La justice scolaire ne peut pas précéder la vérité. Je sais, Madame le Ministre, que vous mesurez ce que représente la mort d’un enfant pour une communauté éducative. C’est pourquoi j’ose espérer que cet appel sera entendu.
Dans l’attente de votre décision, je vous prie d’agréer, Madame le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Par Charles Armel Mbatchou
Journaliste, analyste politique, chroniqueur et historien d’art.
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