Connect with us

Dernières actualités

Exploitation aurifère : des nouvelles mesures pour capter davantage de recettes de l’or

Published

on

Exploitation aurifère : des nouvelles mesures pour capter davantage de recettes de l’or
Spread the love

L’annonce a été formalisée dans un communiqué publié à l’issue des concertations tenues le 21 janvier entre le ministère, la SONAMINES et les opérateurs miniers. Le document acte le retrait imminent des autorisations d’exploitation artisanale semi-mécanisée pour les titulaires n’ayant pas respecté les obligations réglementaires. Selon le ministère, le délai de cinq jours accordé pour le paiement de la caution de remise en état des sites et la signature des cahiers de charges a été largement dépassé. À compter du 20 février 2026, les autorisations concernées seront retirées et les sites fermés, conformément au Code minier en vigueur.

Assainir le secteur pour protéger les recettes publiques

Pour les exploitants encore en règle, les autorités accordent un délai de trois mois. Ils devront soit mettre en place un système d’exploitation dit en vase clos, soit conclure un partenariat avec un opérateur disposant déjà de ce dispositif. Ils devront également produire une étude de faisabilité sommaire précisant la teneur moyenne du site et le seuil minimal de production attendu. L’objectif affiché est de permettre à l’État d’anticiper les volumes réellement exploitables et de mieux contrôler les déclarations de production.

Le ministère précise que toute nouvelle demande d’autorisation d’exploitation artisanale semi-mécanisée sera désormais conditionnée à une autorisation préalable d’accès au site délivrée par le délégué régional compétent. Cette étape vise à encadrer les sondages nécessaires aux études de faisabilité. Les dossiers devront aussi inclure un cahier de charges signé par l’ensemble des parties prenantes et les justificatifs de paiement aux fonds de restauration des sites miniers.

Les autorités rappellent par ailleurs l’interdiction du travail de nuit et de toute activité d’exploitation artisanale semi-mécanisée à l’intérieur des permis de recherche. À partir de la notification de l’autorisation, les exploitants disposeront de trois mois pour se conformer au système en vase clos, présenté comme un outil central de suivi de la sincérité des déclarations et de contrôle effectif de la production.

Une réponse à une fraude massive et coûteuse

Dans son communiqué, le gouvernement replace ces mesures dans un contexte régional marqué par l’ampleur de l’informel. Il évoque des volumes d’or exportés sans déclaration estimés à 29 tonnes au Soudan, 18 tonnes au Tchad, 19 tonnes au Rwanda ou encore 52 tonnes au Togo. Au Ghana, près de 80 pour cent de l’or artisanal exporté échapperait aux circuits officiels.

Le Cameroun n’échappe pas à cette dynamique. Les autorités soulignent toutefois des progrès, affirmant qu’environ 1 500 kilogrammes d’or ont été canalisés vers le Trésor public ces dernières années, contre seulement 37 kilogrammes cumulés entre l’indépendance et les années 2000. Un gain encore modeste au regard des écarts mis en évidence par les statistiques internationales.

La décision gouvernementale intervient dans le sillage d’un rapport récent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, qui pointe un écart de 15 tonnes entre les exportations officielles du Cameroun et l’or importé depuis le pays, notamment par les Émirats arabes unis. En 2023, le Cameroun n’a officiellement exporté que 22,3 kilogrammes d’or, alors que les données douanières internationales font état de 15,2 tonnes importées depuis le Cameroun la même année, dont plus de 90 pour cent par les Émirats arabes unis.

Dubaï, plaque tournante et défi pour la traçabilité

Avec le marché de l’or à Dubaï, les Émirats arabes unis se sont imposés comme un hub mondial du négoce du métal jaune. Une partie de ces flux provient de sources peu traçables. Selon l’ONG SWISSAID, s’appuyant sur des statistiques onusiennes, le pays a importé 748 tonnes d’or africain en 2024, soit plus de la moitié de ses importations totales.

Pour le ministre Fuh Gentry, le problème est structurel. « L’or produit au Cameroun provient essentiellement de l’artisanat minier et de l’artisanat semi-mécanisé, sans étude de faisabilité préalable permettant à l’État d’anticiper la production attendue », explique-t-il. Il souligne également la porosité des frontières terrestres, qui facilite la contrebande d’or produit dans les pays voisins et exporté « au nom du Cameroun comme pays d’origine ».

Mieux capter la valeur à la source

Au-delà des sanctions, le gouvernement veut renforcer son emprise économique sur la filière. Il envisage d’intensifier le contrôle de la production via la SONAMINES, chargée d’acheter l’or local. Alors qu’aucune mine industrielle d’or n’est actuellement en activité dans le pays, les autorités affichent leur volonté de promouvoir l’exploitation industrielle, jugée plus facile à contrôler et plus contributive aux finances publiques.

Des discussions sont également engagées avec des partenaires privés afin de canaliser l’or dès les sites de production. Cette approche vise à améliorer la maîtrise des volumes extraits et à renforcer la collecte à la source de l’impôt synthétique de 25 pour cent et de la taxe à l’exportation de 5 pour cent, sur la base de la production réelle.

Le gouvernement appelle enfin l’ensemble des acteurs du secteur à se conformer strictement à ces nouvelles règles. Il les présente comme un levier essentiel pour protéger l’environnement, renforcer la traçabilité de l’or et maximiser les retombées économiques du secteur minier au bénéfice de l’État.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Olivia Attwood et Pete Wicks : leur couple enfin officiel

Published

on

Olivia Attwood et Pete Wicks : leur couple enfin officiel
Spread the love

Il aura fallu des mois de rumeurs et de photos volées avant qu’Olivia Attwood ne franchisse le pas. Sur Instagram, l’ancienne star de Love Island vient de confirmer sa relation avec Pete Wicks, entre clichés complices et petite pique adressée à ses abonnés.

Une officialisation qui n’a rien d’improvisé

Olivia Attwood, 35 ans, a publié un carrousel de photos tendres avec Pete Wicks, ancien visage de The Only Way Is Essex. Rien d’un hasard : le couple était au cœur des spéculations depuis plusieurs mois, notamment après un séjour remarqué à Ibiza.

Dans sa légende, la présentatrice explique tout simplement qu’il lui manquait. Une phrase courte, presque banale, mais qui met fin à des semaines de silence sur le sujet.

Elle n’a pas pu s’empêcher d’ajouter une pointe d’ironie en commentaire, précisant qu’elle ne cédait pas à la pression de ses abonnés qui la poussaient à officialiser la relation. Une façon, peut-être, de reprendre la main sur un récit qui lui échappait un peu depuis des mois.

Les réactions n’ont pas tardé. Sous la publication, les commentaires oscillent entre attendrissement et sentiment de déjà-vu : plusieurs internautes affirment avoir « vu venir » cette histoire bien avant que les deux stars ne l’assument publiquement. D’autres saluent simplement la nouvelle, évoquant des âmes sœurs faites l’une pour l’autre.

Ce que la version britannique de l’histoire raconte

Ce n’est pas tout à fait un scoop côté anglais. Selon RTÉ et l’agence AOL, c’est en réalité Pete Wicks, 37 ans, qui aurait dégainé le premier, quelques semaines plus tôt, en partageant lui-même des clichés du couple pris lors d’un séjour à Ibiza. Sur l’un des visuels, on l’aperçoit enlacé avec Olivia sur un bateau, le visage de la jeune femme volontairement caché.

Il aurait accompagné sa publication d’une remarque assumant qu’il fallait bien que l’un des deux se lance en premier. Une allusion transparente : Olivia avait confié, dans un épisode de son podcast Olivia’s House, ne pas vouloir être celle qui dévoile sa relation en premier. Elle lui aurait d’ailleurs répondu en plaisantant, sous-entendant qu’il écoutait bel et bien son émission.

Plusieurs proches du couple ont commenté publiquement l’annonce à l’époque, dont Scarlett Moffatt, ancienne figure de Gogglebox, ainsi que Sam Thompson, ex-Made in Chelsea et coanimateur de podcast avec Pete Wicks, visiblement surpris de voir son ami se dévoiler ainsi.

Une rupture encore récente

Cette officialisation intervient dans un contexte particulier. Olivia Attwood s’est séparée en janvier de son mari, le footballeur Bradley Dack, avec qui elle formait un couple depuis huit ans et qu’elle avait épousé en 2023 lors d’une cérémonie très médiatisée au Bulgari Hotel de Londres.

Coïncidence troublante : quelques mois après leur séparation, il est apparu que leur mariage n’avait en réalité jamais été légalement reconnu. L’hôtel qui accueillait la cérémonie ne disposait pas, au moment des faits, de la licence nécessaire pour célébrer une union civile. Un rendez-vous avait bien été prévu dans un bureau d’état civil du Cheshire pour régulariser la situation, mais Olivia Attwood l’aurait finalement annulé après avoir découvert, selon une source proche du dossier citée par la Press Association, plusieurs mensonges de la part de son époux.

Pete Wicks et Olivia Attwood, eux, ne sont pas des inconnus l’un pour l’autre. Les deux animent ensemble l’émission radio The Sunday Roast sur Kiss, une collaboration professionnelle qui semble avoir fini par déborder largement du cadre du studio.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com

Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Le Minfi clôture le Programme d’appui à la décentralisation et à la gouvernance financière

Published

on

Le Minfi clôture le Programme d’appui à la décentralisation et à la gouvernance financière
Spread the love

Le Programme d’appui à la décentralisation et à la gouvernance financière (PADGOF), résulte de la fusion de trois programmes antérieurs. Le Programme d’appui au développement communal, le Programme d’appui à la modernisation des finances publiques et le Programme d’appui à la modernisation de l’état civil ont été regroupés au sein de ce dispositif unique.

L’Allemagne a financé le programme à hauteur de 10 milliards 167 millions de FCFA. La Coopération allemande a mis en œuvre cet appui à travers la GIZ, sur une durée de trois ans, de septembre 2023 à août 2026. Le programme s’inscrit dans le secteur de la bonne gouvernance, de la paix et de la cohésion sociale.

Le PADGOF a accompagné les acteurs de la décentralisation dans l’exercice de leurs missions de gouvernance locale. Le programme a placé les citoyens au centre de son action et a intégré la dimension climatique. Il a aussi tenu compte des besoins spécifiques des femmes et des filles, dans une logique d’égalité des genres.

Le Littoral et le Nord ont accueilli la mise en œuvre principale du programme. Le ministère des Finances et le ministère de la Décentralisation et du Développement Local en assurent conjointement la tutelle, conformément au contrat d’exécution signé entre les deux parties.

La cérémonie du 27 août réunira la partie allemande et les principaux acteurs du programme. Le ministère des Finances a convié la presse nationale et internationale à couvrir l’événement, une pratique habituelle dans le pilotage de ses projets de coopération.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Revendications des transporteurs routiers des marchandises : Voici les 13 résolutions prises

Published

on

Revendications des transporteurs routiers des marchandises : Voici les 13 résolutions prises
Spread the love

Les contrôles de gabarit doivent se faire exclusivement dans les stations de pesage où toutes les administrations sont représentées.

Happy end pour le dialogue mené entre le gouvernement et les syndicats des transporteurs routiers des marchandises. Il aura fallu 13 heures d’horloge de tractations du dimanche 24 au lundi 25 août 2026, entre les membres du gouvernement Grégoire Owona, Jean-Ernest Masséna Ngallè Bibéhè et Luc Magloire Mbarga Atangana respectivement ministre du Travail et de la sécurité sociale (Mintss) ; ministre des Transports (MinT) et ministre du Commerce (Mincommerce) et les responsables des syndicats de transporteurs routiers des marchandises.

En effet, l’objectif de la réunion était d’éviter la grève générale annoncée par les syndicalistes le 24 août dernier à minuit. Les transporteurs décrivent une profession « tuée » par le transport pour compte propre. Selon les plaignants, les brasseurs, les cimentiers, les meuniers transportent eux-mêmes leurs marchandises au lieu de faire appel à eux en tant que professionnels. Les syndicalistes revendiquent 80% du fret pour nous et 20% pour ces entreprises.

Outre la pesée « humiliante » des camions-citernes ou encore l’attente au niveau des différentes plateformes portuaires, les transporteurs dénoncent des tracasseries rencontrées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du fait de l’insécurité entre autres. Voici les 13 résolutions prises au cours des travaux.

  1. Relativement à l’application du décret numéro 2022/8801/PM du 10 octobre 2022 régissant le transport routier des marchandises pour le compte propre, la suspension jusqu’à nouvel ordre de la délivrance de la licence S6 et la suggestion de mise en place dans les services du Premier ministre, d’un Comité interministériel chargé de sa relecture.
  2. S’agissant du décret numéro 2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, les préoccupations relatives à son application seront transmises aux services du Premier ministre avec suggestion de la mise en place d’un Comité interministériel chargé de leur examen.
  3. Les contrôles routiers des marchandises en transit doivent se faire exclusivement dans les quatre check points conventionnels du corridor Douala-Ndjamena et les trois check points conventionnels du corridor Douala-Bangui.
  4. L’interdiction de perception des amandes forfaitaires par les équipes de prévention routière du MinT.
  • La transmission de la relance du décret d’extension de la convention collective nationale du secteur des transports routiers dans les services du Premier ministre dans un délai de 24 heures et la mise en place d’un cadre de concertation entre la SCDP, le PAD, le PAK et les organisations syndicales des chauffeurs.
  • Le ministre du Commerce donne instruction à la SCDP pour l’application de l’arrêté 022/Mincommerce du 13 février 2024 fixant les procédures de chargement et de déchargement des camions citernes dans les dépôts pétroliers dans un délai de 24 heures.
  • La prise en compte par les autorités administratives et les FMO des préoccupations relatives aux tracasseries routières dont les victimes sont les transporteurs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
  • Les dispositions sont prises par le ministre du Commerce pour l’arrêt de la pesée des camions citernes dans les stations de pesage.
  • L’application de la décision du MinTp portant suspension des pèses essieux mobiles sur l’axe Edéa-Kribi.
  • Les contrôles de gabarit doivent se faire exclusivement dans les stations de pesage où toutes les administrations sont représentées.
  • La lecture de la note du CNCC sur les prélèvements des frais à l’importation et à l’exportation des marchandises dans la région de l’Est.
  • La note de clarification des modalités de contrôle des plateaux et des plateaux ridelles est prise par le MinT.
  • Relativement à l’état de dégradation de certains axes routiers, une liste des points critiques sera transmise, sous 24 heures aux pouvoirs publics pour leur réhabilitation dans les plus brefs délais.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici