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Leadership féminin en Afrique : Dr Dorothée Danedjo Fouba distinguée à Casablanca

(AFRICA WOMEN LEADERS SUMMIT & AWARDS) – La journaliste et experte des questions multimédia,Dr Dorothée Danedjo Fouba,a été distinguée à l’Africa Women Leaders Summit & Awards, qui s’est tenu à Casablanca au Maroc, fin janvier 2026.
Du 28 au 29 janvier, Casablanca a accueilli l’Africa Women Leaders Summit & Awards, un rendez-vous continental qui a placé l’excellence, l’innovation et l’inclusion au cœur des trajectoires féminines africaines. Pendant deux jours, la capitale économique marocaine s’est imposée comme un carrefour de réflexion et d’inspiration autour des défis et des accomplissements des femmes leaders du continent.
Moment fort de cette édition, la distinction attribuée à Dr Dorothée Danedjo Fouba. Fondatrice de l’association camerounaise eSTEMate, elle a reçu un Award d’excellence pour son engagement en faveur de l’innovation éducative, de la littératie médiatique et de l’autonomisation des communautés par le numérique. Cette reconnaissance s’accompagne de son entrée dans le Top 100 des femmes leaders, consacrant un parcours dédié aux STEM et aux technologies éducatives en Afrique.
Le sommet a réuni responsables politiques, dirigeantes d’entreprises, expertes et actrices de la société civile autour d’une ambition commune : repenser le leadership féminin africain et renforcer les passerelles entre générations, secteurs et territoires. Les échanges ont mis en lumière les enjeux d’inclusion, de gouvernance et d’innovation comme moteurs d’un développement plus équitable.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention de Dr Hakima El Haïté, ancienne ministre marocaine de l’Environnement, sur le thème « Former les femmes leaders de demain ». Elle a souligné la résilience des femmes africaines face aux héritages historiques et aux contraintes socioculturelles, tout en appelant à des politiques de formation plus inclusives, tournées vers la jeunesse et les secteurs stratégiques.
Partenaire et sponsor de l’événement, eSTEMate a pris part aux travaux du sommet, une contribution saluée par la remise d’un certificat de participation. Active au Cameroun et dans plusieurs pays africains, l’organisation déploie des programmes et ateliers dédiés aux sciences, technologies, ingénierie et mathématiques, avec pour objectif de réduire la fracture numérique et d’élargir l’accès aux compétences du futur.
Parmi les figures du leadership féminin présentes figuraient Professeure Aawatif Hayar, Bouchra Baibanou, première Marocaine à avoir atteint le sommet de l’Everest, HlimaRazkaoui (CARE International Maroc) et Salma Karim (Agence de Développement du Digital). L’écosystème entrepreneurial était représenté par Meryem Mahfoud, Ghita Zniber et Sara Benaomar.
À travers panels et sessions thématiques, les participantes ont insisté sur l’importance d’un investissement durable dans l’éducation, la formation et la transmission des compétences. De la gouvernance à la finance, des STEM à la santé mentale des leaders, le sommet a dessiné les contours d’un leadership féminin africain en pleine affirmation.

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le cinéaste Bassek ba Kobhio entame son dernier voyage

La levée de corps du cinéaste camerounais Bassek ba Kobhio, délégué général du festival « Écrans Noirs » s’est déroulée ce 25 juin 2026 à Yaoundé. Famille, autorités et acteurs du monde culturel lui ont rendu un vibrant hommage.
Le Cameroun a entamé ce jeudi les obsèques de Bassek ba Kobhio, cinéaste de renom et promoteur du festival de cinéma africain « Écrans Noirs ». La levée de corps, organisée à l’Hôpital général de Yaoundé, a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des professionnels des arts et de la culture, ainsi que de nombreux proches et admirateurs.
Les intervenants ont salué la mémoire d’un homme considéré comme un bâtisseur et un acteur majeur du rayonnement culturel du Cameroun et de l’Afrique. Son engagement en faveur du cinéma africain et de la promotion des talents du continent a été unanimement souligné.
À l’issue de la cérémonie, la dépouille du défunt a été conduite au domicile familial pour un moment de méditation et de communion avec les proches. Les hommages se poursuivent avec un culte religieux et une veillée funèbre prévus à la paroisse Adna.
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12 sauvés par les pompiers

Ce sont les sapeurs pompiers du Centre de Suivi Opérationnel du 20ᵉ Groupement de Sapeurs-Pompiers, basé à Ngodi Akwa qui ont procédé au sauvetage des 12 sinistrés.
L’incendie s’était déclaré dans un immeuble à Nkoulouloun – Douala dans la nuit du 22 au 23 juin 2026, aux environs de 20h30.
Les sapeurs pompiers ont été en effet informés d’un feu au quartier Nkoulouloun, lieu-dit Ancienne SONEL. Rapidement transportés sur les lieux, les sapeurs pompiers de Ngodi ont été confrontés à un violent feu de magasin situé au rez-de-chaussée d’un bâtiment R+3 à usage mixte, commerces et habitations avec plusieurs personnes bloquées dans les habitations.
L’action des sapeurs pompiers a consisté à procéder au sauvetage et à la mise en sécurité de 12 personnes. Les éléments du Centre de Suivi Opérationnel du 20ᵉ Groupement de Sapeurs-Pompiers, basé à Ngodi Akwa ont utilisé des échelles à coulisse et à crochets pour porter secours aux victimes.
Par ailleurs, indiquent les sapeurs pompiers, « le feu a été maîtrisé à l’aide de deux petites lances et d’une lance à mousse. »
Grâce à la prompte réaction des sapeurs pompiers, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée. Cependant, les dégâts matériels sont importants.
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Blé : le Cameroun prépare un plan de 30,9 milliards FCFA pour structurer la filière locale

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais veut franchir une nouvelle étape dans le développement d’une filière locale du blé. Réunis le 24 juin 2026 à Yaoundé, dans le cadre d’un atelier de concertation conduit par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), les acteurs de la filière ont examiné et validé un plan d’action triennal dont la mise en œuvre devrait démarrer en 2027. Le coût du programme est évalué à environ 30,9 milliards de FCFA, selon les informations rapportées à l’issue des travaux.
Ce nouveau plan vise à passer d’une logique essentiellement expérimentale à une phase de production plus structurée. Il repose sur trois axes : la production de semences certifiées, l’accompagnement des producteurs de blé marchand et la mise en place d’infrastructures de stockage, de transformation et de commercialisation. L’objectif est de créer une chaîne plus complète, de la semence jusqu’au marché, dans un pays encore très dépendant des importations pour l’approvisionnement de ses minoteries et des industries de la farine, du pain, des pâtes alimentaires et des biscuits.
Des semences locales pour viser 180 000 tonnes de blé
Selon les projections présentées lors de l’atelier, le programme nécessitera l’exploitation de 4 500 hectares destinés à produire environ 9 000 tonnes de semences certifiées. Ces volumes devraient ensuite permettre de soutenir une production commerciale estimée à 180 000 tonnes de blé sur la durée du plan.
Les activités seront concentrées dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, de l’Ouest et du Nord-Ouest, identifiées comme des bassins favorables à cette culture. Le dispositif prévoit notamment la mise à disposition d’intrants, de produits phytosanitaires et d’appuis techniques aux producteurs, avec l’objectif d’améliorer les rendements et de réduire les coûts de production.
Le plan s’appuie sur les acquis du Projet de production et de transformation du blé au Cameroun, mis en œuvre par l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad) et doté d’une enveloppe d’environ 10 milliards de FCFA. Ces dernières années, les travaux de recherche ont permis de tester des variétés adaptées à plusieurs zones agroécologiques du pays et de relancer la production de semences de base, notamment sur le site de Wassandé, dans l’Adamaoua.
D’après Eddy Ngonkeu Mangaptche, conseiller technique n°2 au ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation, près de 600 tonnes de semences sont en cours de récolte. Ces volumes pourraient permettre d’emblaver environ 6 000 hectares, à condition que la chaîne de multiplication, de distribution et d’encadrement des producteurs soit effectivement opérationnelle.
Une réponse encore modeste face au poids des importations
L’enjeu dépasse la seule relance agricole. Le blé reste l’un des produits alimentaires les plus importés par le Cameroun. Sa facture pèse sur les réserves en devises et sur la balance commerciale, surtout dans un contexte où les cours internationaux ont été fortement perturbés ces dernières années par les tensions géopolitiques, les coûts logistiques et la volatilité des marchés céréaliers.
Le nouveau programme intervient alors que le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH), lancé pour la période 2024-2026, arrive à son terme. Ce dispositif gouvernemental visait à réduire la dépendance du pays à plusieurs produits de grande consommation, dont le riz, le maïs, le blé, l’huile de palme, le poisson et le lait. Mais, dans le cas du blé, les résultats restent encore limités au regard du niveau des importations.
La principale difficulté sera de transformer les acquis de la recherche en production commerciale régulière. Le Cameroun devra non seulement produire suffisamment de semences certifiées, mais aussi convaincre les producteurs d’entrer dans la culture du blé, sécuriser les débouchés auprès des minoteries, garantir des prix incitatifs et maîtriser les contraintes techniques liées aux rendements, à l’eau, aux intrants, au stockage et à la qualité du grain.
Le plan de 30,9 milliards de FCFA apparaît donc comme une nouvelle tentative de concrétiser une ambition ancienne: réduire progressivement la dépendance du Cameroun aux importations de blé. Mais son succès dépendra de sa capacité à dépasser le stade des annonces et des parcelles pilotes pour faire émerger une filière économiquement viable, capable d’approvisionner durablement les industriels locaux.
À court terme, l’objectif de 180 000 tonnes ne suffira pas à couvrir les besoins nationaux. Il peut toutefois constituer un test décisif pour les politiques d’import-substitution. Si le programme parvient à organiser une chaîne crédible entre recherche, producteurs, transformateurs et marché, le blé local pourrait commencer à occuper une place réelle dans l’approvisionnement national. Dans le cas contraire, le Cameroun restera exposé à une facture d’importation structurellement élevée, malgré la multiplication des plans de relance.
Amina Malloum
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03-02-2026 – Blé : les importations atteignent 278 408 tonnes au 2e trimestre 2025, la facture dépasse 45 milliards de FCFA
26-01-2026 – Blé : 600 tonnes de semences attendues pour développer la production locale et réduire les importations
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