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Crédits carbone : « Green Lions » entre en validation Verra pour 8 289 ha de sites aurifères à restaurer à Ndélélé et Bétaré-Oya

(Investir au Cameroun) – Dans la région de l’Est, le projet « Green Lions » est entré, le 2 février 2026, dans une phase de validation par le système Verra. Le processus doit se poursuivre jusqu’au 27 février 2026, avec une mission d’audit technique indépendant attendue sur les sites de Ndélélé et de Bétaré-Oya à partir du 23 février 2026. L’objectif est de vérifier la conformité du projet aux règles et méthodologies du programme Verra, condition préalable à son enregistrement.
Verra est une organisation internationale à but non lucratif basée aux États-Unis, spécialisée dans le développement et la gestion de normes de certification environnementale. Une validation réussie permettrait au projet de générer des crédits carbone vérifiés, destinés à financer des actions de réduction d’émissions et de restauration écologique à long terme.
Porté par Terraformation, « Green Lions » démarre sur un périmètre initial de 8 289 hectares, localisés sur des sites aurifères dégradés dans les forêts communales de Ndélélé et de Bétaré-Oya. Le projet combine la restauration de forêts natives et l’agroforesterie à base de cacao, avec une logique de production intégrée : réhabiliter des écosystèmes affectés par l’orpaillage tout en développant des activités agricoles génératrices de revenus. À terme, près de 16 000 hectares de forêt devraient être restaurés.
Un projet mis en œuvre sur 40 ans
La restauration des forêts natives repose sur la plantation directe de plus de 25 espèces d’arbres indigènes, adaptées aux écosystèmes locaux. En parallèle, l’agroforesterie cacaoyère associe le cacao à des arbres d’ombrage, afin de concilier séquestration durable du carbone, réhabilitation des sols et création de revenus pour les communautés riveraines.
Le dispositif prévoit la plantation de 15 millions d’arbres et de 2 millions de cacaoyers. Terraformation précise que « plus de 2 500 hectares seront dédiés à la culture de cacaoyers à proximité des zones agricoles existantes. À pleine maturité, ce système agroforestier devrait générer des revenus annuels significatifs pour les parties prenantes locales ».
Selon les projections communiquées, les forêts de Ndélélé et de Bétaré-Oya pourraient générer environ 5,4 millions de tonnes de crédits carbone vérifiés, pour une valeur nette estimée à un peu plus de 56 milliards de FCFA, soit 100 millions de dollars. Le projet est conçu pour s’étendre jusqu’au 31 mars 2067, avec une première délivrance de crédits carbone attendue dès avril 2027.
Ludovic Amara
Lire aussi :
Économie verte : Terraformation veut restaurer 16 000 ha dans l’Est-Cameroun, pour 100 millions $ en crédits carbone
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la Banque africaine de l’énergie officiellement créée avec un capital de 5 milliards de dollars

La Banque africaine de l’énergie (BAE) a été officiellement créée ce 31 octobre à Abuja. Dotée d’un capital de 5 milliards de dollars, elle veut financer toute la chaîne de valeur énergétique africaine et réduire la dépendance au financement extérieur.
C’est un tournant pour la souveraineté énergétique du continent. La Banque africaine de l’énergie (BAE) a été officiellement créée ce 31 octobre à Abuja, au Nigeria.
Elle est née d’un partenariat stratégique entre l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), qui regroupe 18 pays membres, et la banque d’import-export Afreximbank.
Dotée d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, sa mission est claire : financer des projets sur l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique africaine, du pétrole au gaz, en passant par le raffinage et les infrastructures.
Pour l’Afrique, l’enjeu est majeur. Face au désengagement progressif des banques internationales du financement des énergies fossiles, le continent entend sécuriser lui-même ses investissements et valoriser ses ressources.
Avec plus de 125 milliards de barils de réserves prouvées, l’Afrique ne veut plus exporter brut et importer cher. La BAE doit permettre de financer des raffineries, des gazoducs, des centrales et des infrastructures de stockage.
C’est aussi un instrument de souveraineté financière. En mobilisant des capitaux africains pour des projets africains, la nouvelle institution veut accélérer l’industrialisation, créer de la valeur ajoutée locale et garantir l’accès à l’énergie pour plus de 600 millions d’Africains qui en sont encore privés.
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