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Marché financier : la Bvmac lance un incubateur pour préparer les entreprises aux IPO et aux obligations

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Marché financier : la Bvmac lance un incubateur pour préparer les entreprises aux IPO et aux obligations
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(Investir au Cameroun) – Pour lever l’un des freins majeurs au développement du marché financier régional — la difficulté des entreprises à accéder aux mécanismes boursiers — la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) lance Bvmac Enterprise Support Program (Bvmac ESPro). Présenté comme un incubateur, le dispositif vise à accompagner grandes et petites entreprises vers le marché des capitaux. L’annonce a été faite le 3 février 2026 par le directeur général de la Bvmac, Louis Banga Ntolo, à l’issue d’une réunion consacrée à la mise en œuvre du programme.

Soutenu par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) et un réseau de mentors et d’experts de haut niveau, Bvmac ESPro s’articule autour d’un objectif central : transformer un vivier d’entreprises en émetteurs capables d’accéder durablement au financement de marché, dans une zone Cemac où la cote demeure étroite et dominée par la dette publique.

Trois piliers : pédagogie boursière, gouvernance et préparation des émissions

Le programme repose sur trois piliers. D’abord, la formation et la vulgarisation des mécanismes boursiers, afin de réduire le déficit de culture financière. Ensuite, l’arrimage aux standards internationaux de gouvernance, un prérequis jugé déterminant pour rassurer investisseurs et régulateur. Enfin, la préparation aux opérations de marché, qu’il s’agisse d’introductions en bourse (IPO) ou d’emprunts obligataires.

Bvmac ESPro prévoit également un suivi post-IPO sur une durée d’un an, afin d’assurer un accompagnement technique continu, notamment sur les enjeux de liquidité et de reporting. Une manière de répondre à un risque récurrent sur les places à faible profondeur : des entreprises introduites, mais peu suivies et faiblement échangées.

Un calendrier en deux temps, première cohorte attendue au 1er juin 2026

Le déploiement se fera en deux étapes. Le premier semestre 2026 sera consacré à la structuration de l’écosystème du programme, à la formalisation des partenariats institutionnels et à la définition des critères de sélection des entreprises bénéficiaires. La Bvmac indique vouloir s’appuyer sur les patronats de la sous-région pour l’élaboration des curricula et la sensibilisation de leurs membres.

Une première cohorte d’entreprises est attendue le 1er juin 2026, date retenue pour le lancement effectif des activités de l’incubateur. L’objectif est d’industrialiser la préparation des émetteurs, dans un environnement où l’accès aux marchés reste encore marginal pour le secteur privé.

Recherche de partenaires : BAD, SFI et AFD sollicitées pour expertise et rehaussement de crédit

La Bvmac invite plusieurs institutions financières internationales — Banque africaine de développement (BAD), SFI (Banque mondiale) et Agence française de développement (AFD) — à contribuer au dispositif. Deux apports sont explicitement recherchés : l’expertise technique et des mécanismes de rehaussement de crédit, destinés à sécuriser les futurs émetteurs.

Cette dimension est stratégique dans une région où le coût du risque, la qualité de signature et la structuration financière pèsent directement sur la capacité à lever des fonds dans de bonnes conditions, en particulier sur le segment obligataire.

Un marché encore étroit : six valeurs cotées et une dynamique portée par la dette

Le lancement de Bvmac ESPro s’inscrit dans l’ambition de la Bvmac d’accroître la capitalisation boursière régionale et d’atteindre l’objectif de 100 000 comptes titres d’ici fin 2026. Il intervient alors que le marché régional reste caractérisé par un faible nombre de sociétés cotées, une culture boursière limitée et une prédominance des titres publics.

Au 31 décembre 2025, la capitalisation boursière globale de la Bvmac — bourse des six pays de la Cemac (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, Guinée équatoriale et Centrafrique) — est estimée à 477,74 milliards de FCFA. Le marché ne compte toujours que six valeurs cotées : Socapalm, Safacam, SEMC, La Régionale, Bange et SCG-Ré.

Le segment le plus dynamique reste le marché obligataire, avec un encours de dettes obligataires de plus de 1 305 milliards de FCFA. Sur le marché secondaire, les transactions ont atteint 13,55 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année 2025, un volume principalement porté par les titres obligataires, notamment les émissions de la BDEAC et des États.

Un outil pour convertir les réformes en émissions privées

Malgré les réformes réglementaires de 2022 et l’existence d’un cadre fiscal incitatif, le constat reste celui d’un secteur privé encore réticent à recourir au financement de marché. « Le secteur privé de la Cemac demeure encore peu enclin à recourir au marché financier, privilégiant les circuits de financement traditionnels », a souligné Louis Banga Ntolo.

Dans ce contexte, la Bvmac présente ESPro comme un outil structurant pour accélérer l’émergence d’un marché plus profond et plus inclusif. « Notre incubateur est la passerelle qui transforme le potentiel de nos entreprises en succès boursiers concrets. C’est le socle d’une finance citoyenne et responsable au service de la Cemac », a déclaré le directeur général. L’ambition affichée : préparer et structurer davantage d’entreprises afin qu’elles accèdent plus efficacement aux opportunités offertes par la bourse.

Frédéric Nonos

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)
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Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.

C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.

L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.

À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.

Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.

S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.

Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».

Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».

Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »

En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.

Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.

À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.

En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.

De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.

Serge Aimé BIKOI

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ACEP Cameroun : le bénéfice progresse de 6,3 % à 803,6 millions de FCFA en 2025

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ACEP Cameroun : le bénéfice progresse de 6,3 % à 803,6 millions de FCFA en 2025
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(Investir au Cameroun) – ACEP Cameroun a réalisé un bénéfice net de 803,6 millions de FCFA en 2025, contre 755,6 millions un an plus tôt, selon les données publiées par la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) dans son Bulletin officiel de la cote du 17 septembre 2026. Le résultat progresse ainsi de 6,3 %, soit près de 48 millions de FCFA supplémentaires.

Cette croissance est supérieure à celle du produit net financier de l’établissement, passé de 7,745 milliards à 7,970 milliards de FCFA sur la même période, soit une hausse de 2,9 %. Rapporté au produit net financier, le bénéfice représente 10,1 % en 2025, contre 9,8 % en 2024.

Il s’agit de la deuxième année consécutive de progression du résultat net. Après 905 millions de FCFA en 2022, le bénéfice avait reculé à 536,6 millions en 2023, avant de remonter à 755,6 millions en 2024. Malgré cette reprise, le résultat de 2025 reste inférieur de 11,2 % à celui de 2022.

3,21 milliards de FCFA à verser aux obligataires d’ici fin 2027

Cette amélioration intervient alors qu’ACEP Cameroun poursuit l’amortissement de son emprunt obligataire « ACEP 7 % brut 2024-2027 ». L’établissement avait levé 5 milliards de FCFA sur le marché financier régional. L’emprunt, coté à la BVMAC depuis le 8 avril 2025, affiche encore un encours résiduel de 3 milliards de FCFA.

Selon l’échéancier publié par la BVMAC, ACEP doit rembourser 1 milliard de FCFA de capital le 30 décembre 2026, assorti de 105 millions de FCFA d’intérêts. Deux autres remboursements de 1 milliard de FCFA sont prévus les 30 juin et 30 décembre 2027, avec respectivement 70 millions et 35 millions de FCFA d’intérêts.

L’établissement doit ainsi encore verser 3,21 milliards de FCFA aux détenteurs de ses obligations d’ici à fin 2027, dont 3 milliards au titre du capital et 210 millions d’intérêts.

La fiche publiée par la BVMAC comporte en revanche une anomalie dans le montant du total de bilan d’ACEP Cameroun pour 2025. Cette donnée n’est pas exploitable en l’état et n’est donc pas retenue faute de confirmation par les états financiers originaux.

ACEP Cameroun, dont le capital social s’élève à 1,444 milliard de FCFA, est détenu notamment par la BICEC à 27 %, Investisseurs & Partenaires à 20 %, la Société nationale d’investissement à 15 % et ACEP International à 13 %.

Baudouin Enama

Lire aussi :

30-06-2026 – Bvmac : Acep Cameroun engage un nouveau remboursement de plus d’un milliard de FCFA sur son emprunt 2024-2027

23-09-2025 – Finance : Acep Cameroun, la microfinance des très petites entreprises, augmente son bénéfice de près de 41% en 2024

17-01-2025 – ACEP Cameroun : la microfinance des très petites entreprises annoncée en bourse en 2025 pour lever 15 milliards de FCFA

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Cameroun-Comores : pourquoi la Fecafoot n’était-elle pas à la table du Minsep ?

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À l’approche des deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027, le malaise institutionnel autour des Lions Indomptables refait surface. Réunie ce vendredi 18 […]

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