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Paul Biya face au piège de la vice-présidence

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Paul Biya face au piège de la vice-présidence
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L’une des déclarations les plus marquantes du président Paul Biya, le 6 novembre 2025, lors de sa cérémonie d’investiture, fut sa promesse d’introduire des réformes parlementaires afin de répondre aux besoins du pays.

Il déclara notamment : « Nous soumettrons également au Parlement des réformes visant à améliorer l’efficacité de l’État en adaptant nos institutions aux exigences de notre environnement. »

Par cette déclaration, Paul Biya ne fit que confirmer des idées qui circulaient depuis plusieurs années.

La nécessité de modifier la Constitution, notamment pour créer des fonctions telles que celle de vice-président de la République, est un sujet récurrent dans ces débats.

Au-delà de sa promesse de former un nouveau gouvernement dans les « prochains jours », promesse qui ne s’est toujours pas concrétisée, le cercle rapproché du président serait toujours à pied d’œuvre.

Ce qui se trame, comme le pressentaient d’autres observateurs depuis des années, serait le plan de succession à la tête de l’État.

Bien que Biya ait lui-même déclaré, lors d’une visite en Italie en mars 2017, qu’il ne partageait pas l’avis des partisans de la désignation de successeurs, ses compatriotes continuent d’examiner les différentes options.

Il s’agit d’une question cruciale qui a des répercussions sur l’équilibre géopolitique du Cameroun.

Selon des informations fiables recueillies par The Guardian Post, la création, dans les prochains mois, d’un poste de vice-président de la République, doté de pouvoirs de succession, pourrait constituer une nouvelle orientation pour l’État.

L’espoir des anglophones de voir la vice-présidence reconquise et l’un d’entre eux occuper ce poste avec pouvoir de succession semble loin d’être réaliste.

Des sources autorisées ont confié au Guardian Post que l’option envisagée serait de nommer un francophone à la vice-présidence, tandis que le poste de Premier ministre resterait entre les mains d’anglophones.

Par ailleurs, les concepteurs de cette structure souhaiteraient également renforcer les pouvoirs du Premier ministre, chef du gouvernement.

On nous explique que cette mesure vise à atténuer un éventuel sentiment de marginalisation des anglophones, lorsque l’option désormais envisagée d’un vice-président francophone se concrétisera.

Ceux qui envisagent cette option seraient conscients qu’une situation où le président et le vice-président seraient tous deux issus de la majorité francophone au sein du pouvoir exécutif du pays serait extrêmement explosive.

Aussi délicate soit-elle, la refonte des pouvoirs du Premier ministre, chef du gouvernement, serait considérée comme le meilleur moyen d’apaiser les tensions qui pourraient surgir après l’adoption de la réforme constitutionnelle envisagée.

Anglophones, poste de vice-président et dilemme de Biya

Les observateurs politiques estiment qu’il serait erroné de penser que Biya aura la tâche facile pour concrétiser les rumeurs qui circulent quant à la future structure du pouvoir dans le pays.

La crise anglophone, qui a dégénéré en conflit armé depuis 2017, trouve son origine, selon certains, dans les revendications de marginalisation des anglophones. Le Cameroun ayant eu un premier président francophone, suivi par Biya, lui aussi francophone, de nombreux anglophones estiment que leur confier la vice-présidence constituerait un premier pas positif pour corriger les erreurs du passé.

Les analystes politiques soulignent que le président Biya doit aborder cette question avec prudence, d’autant plus que son leadership n’a pas encore pleinement pris en compte les préoccupations liées à la marginalisation des anglophones.

Les observateurs estiment que la place des anglophones au sein de la structure du pouvoir doit être mûrement réfléchie afin d’éviter de véhiculer un message de marginalisation et d’assujettissement accru.

Les analystes sont fermement convaincus que rétablir le poste de vice-président sans le confier à un anglophone serait une grave injustice et une menace pour l’unité nationale.

L’idée d’une vice-présidence francophone se dessine après des années de rumeurs selon lesquelles certains anglophones auraient été préparés à occuper ce poste le moment venu.

Mais les analystes affirment que la question de la succession préoccupe fortement les décideurs. Selon eux, le dilemme politique complexe auquel Biya est confronté est de savoir s’il doit confier le poste à des anglophones assortis de pouvoirs de succession ou les maintenir à la tête du pays tandis que les francophones conservent les fonctions de président et de vice-président.

La question à un million de dollars est : de quel côté Biya choisira-t-il de se ranger ?

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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves

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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves
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Un violent incendie s’est déclaré ce lundi 2 novembre 2026, entre 7 h et 7 h 15, dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel SA, située dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Selon les premiers éléments recueillis auprès des autorités, une explosion aurait précédé le sinistre.

Selon Cameroon Tribune, le bilan provisoire fait état de quatre corps calcinés, découverts par les sapeurs-pompiers, et de 16 personnes grièvement brûlées, évacuées à l’hôpital général de Douala. Selon une source médicale, leur pronostic vital serait engagé.

Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu au chevet des blessés. Il a déploré le non-respect des mesures de sécurité prescrites à l’entreprise après un précédent incendie. « Malgré les premiers cas d’incendie, les mesures de sécurité n’ont pas été prises », a-t-il déclaré.

Évoquant les enquêtes en cours, le gouverneur a également estimé qu’un arrêt des activités de l’entreprise devrait être envisagé.
Pour mémoire, un autre incendie avait ravagé une partie de cette usine dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, faisant plusieurs victimes.

Au moment des premières constatations, les sapeurs-pompiers poursuivaient leurs opérations pour maîtriser le sinistre.

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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031

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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et le Système des Nations unies devront encore mobiliser environ 657,3 milliards de FCFA pour financer leur nouveau cadre de coopération pour le développement durable sur la période 2027-2031. Les quatre enveloppes budgétaires détaillées totalisent 860,5 milliards de FCFA, dont seulement 203,2 milliards sont actuellement identifiés comme disponibles, soit 23,6 % des besoins. Le document a été signé le 30 octobre 2026 à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), et Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.

Le besoin de financement représente ainsi 76,4 % de l’enveloppe prévisionnelle. Selon les données présentées, les ressources disponibles comprennent 141,7 milliards de FCFA de financements de base, dits « core », et 61,5 milliards de ressources complémentaires, dites « non-core ». Ces montants constituent des ressources identifiées pour la mise en œuvre du programme et ne correspondent pas nécessairement à des financements déjà décaissés.

Pour combler l’écart, Issa Sanogo préconise d’élargir les partenariats avec les institutions financières de développement et le secteur privé, tout en mobilisant davantage de financements climatiques et innovants.

La transformation économique affiche un déficit de financement de 232 milliards de FCFA

Le nouveau cadre s’articule autour de trois priorités stratégiques, déclinées en quatre effets. La transformation économique et la résilience climatique affichent le déficit proportionnel le plus élevé. Sur une enveloppe prévisionnelle de 275,4 milliards de FCFA, seuls 43,2 milliards sont disponibles, soit un taux de couverture de 15,7 %. Il reste ainsi 232,2 milliards de FCFA à rechercher.

La composante consacrée à la diversification économique et à la création d’emplois décents dispose de 21,7 milliards de FCFA pour des besoins évalués à 174 milliards. Son taux de financement, limité à 12,5 %, est le plus faible des quatre effets budgétaires. Il reste 152,2 milliards de FCFA à mobiliser.

La seconde composante, consacrée à la résilience climatique et à l’accès à une énergie propre, prévoit 101,5 milliards de FCFA. Les ressources disponibles atteignent 21,5 milliards, soit 21,2 % des besoins. Le financement restant à rechercher s’élève à près de 80 milliards de FCFA.

Cette priorité doit soutenir la diversification des activités productives, l’industrialisation, le développement des économies verte et bleue ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. Elle prévoit également des interventions destinées à améliorer l’accès à une énergie propre et durable.

Près de 317 milliards de FCFA manquent au développement du capital humain

Le capital humain et la cohésion sociale concentrent la plus importante enveloppe du nouveau cadre : 427,6 milliards de FCFA, soit 49,7 % du budget total. Seuls 111 milliards sont actuellement disponibles. Le besoin résiduel atteint 316,6 milliards de FCFA, ce qui constitue le déficit le plus élevé en valeur absolue.

Les financements doivent notamment soutenir l’amélioration de l’accès aux services de santé, à l’éducation et aux dispositifs de protection sociale. À l’horizon 2031, les objectifs annoncés comprennent un taux de 95 % d’accouchements assistés, une couverture vaccinale de 95 %, un taux d’achèvement du primaire de 100 % et une couverture de 40 % des personnes vulnérables par les mécanismes de protection sociale.

La gouvernance, la décentralisation et la paix disposent, pour leur part, d’un budget prévisionnel de 157,5 milliards de FCFA. Avec 48,9 milliards disponibles, cette composante affiche le taux de financement le plus élevé, à 31,1 %. Il reste néanmoins 108,6 milliards de FCFA à mobiliser.

Les interventions prévues porteront notamment sur l’efficacité des institutions, la transparence, la gestion des finances publiques, la décentralisation et l’articulation entre l’aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.

Le cadre couvre l’ensemble du territoire camerounais, avec une attention particulière à six régions : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les principaux bénéficiaires ciblés comprennent les femmes, les jeunes, les enfants, les réfugiés, les personnes déplacées internes, les personnes handicapées et les peuples autochtones.

Un budget en hausse de 27 %, mais moins de financements disponibles qu’en 2021

Le nouveau cycle succède au cadre de coopération 2022-2026, signé le 16 septembre 2021 par Alamine Ousmane Mey et Matthias Zana Naab, alors coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.

Selon le document de programmation du précédent cycle, les interventions étaient évaluées à environ 1,15 milliard de dollars, soit l’équivalent de 676,7 milliards de FCFA au taux de change retenu pour le présent article. Cette enveloppe avait été présentée à la signature en 2021 comme dépassant 642 milliards de FCFA, sur la base du taux de change de l’époque.

À taux de conversion identique, le nouveau budget de coopération augmente d’environ 27,2 %, passant de 676,7 à 860,5 milliards de FCFA. Pourtant, les ressources initialement disponibles reculent de 226,7 milliards de FCFA pour le précédent cycle à 203,2 milliards pour la période 2027-2031, soit une diminution de 23,5 milliards de FCFA.

Le taux de couverture financière passe ainsi de 33,5 % à 23,6 %, soit une baisse de 9,9 points de pourcentage. Cette comparaison porte sur les financements identifiés lors de la programmation des deux cycles. Elle ne mesure pas les ressources finalement mobilisées ni les dépenses effectivement réalisées entre 2022 et 2026.

Le précédent dispositif associait 22 agences des Nations unies autour de quatre priorités : la croissance inclusive et durable, le développement humain et social, l’appui institutionnel et la participation citoyenne, ainsi que la durabilité environnementale et la gestion des risques climatiques.

Ludovic Amara

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Harold Moukoudi et l’AEK Athènes tombent dans le derby face au Panathinaïkós

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La soirée a été compliquée pour Harold Moukoudi et l’AEK Athènes. En déplacement sur la pelouse du Panathinaïkós ce dimanche, à l’occasion d’une nouvelle journée […]

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