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le témoignage glaçant d’un avocat sur des détenus

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le témoignage glaçant d’un avocat sur des détenus
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Engagé dans la défense des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations post présidentielle 2025, Me Fabien Kegne livre un témoignage des conditions d’incarcération de ces prisonniers.

« Je sors de la Prison de Bagangté et ma journée me sera insupportable. Un tel degré de cruauté humaine est inimaginable, même dans les pays en guerre. J’ai eu fini l’entretien avec 18 détenus du groupe arrêté à Bafang, puis déporté à Bafoussam et enfin à la Prison de Bagangté, et au moment de sortir de la « cellule » où je me trouvais, je tombe nez à nez avec un groupe de 2 gendarmes venant de Bafoussam, accompagnés de Emaleu Idriss, qu’ils sont venus jeter dans ces lieux, après près de 3 mois d’internement à l’hôpital Régional de Bafoussam.

À sa vue, quelle n’est pas ma surprise de constater que EMALEU Idriss tient à peine sur deux béquilles. Il a été sorti de l’hôpital pour la prison alors qu’il n’est pas encore rétabli. Après avoir reçu une balle dans la cuisse droite le 27 Octobre 2025, à Bafang, il s’est écroulé, a été arrêté, gardé à vue dans un état piteux, puis interné à l’hôpital jusqu’à ce jour. Ce sont ces propres gardiens de gendarmes, qui me reconnaissent et me suggèrent de solliciter qu’il soit retourné à l’hôpital pour être opéré.

Au moment de rentrer, j’ai été chez le Régisseur qui m’a dit que son seul rôle consiste simplement à recueillir ses pensionnaires et de veiller sur eux. Outre EMALEU Idriss, je n’ai pas pu voir le nommé SOULEYMANE Parfait Zakaria. C’est un sujet Tchadien, pousseur de profession. Ces codétenus m’ont rapporté qu’il est couché depuis environ 04 jours sans soins et sans s’alimenter, parce que l’infirmerie de la prison manque de tout.

Au cours de notre entretien j’ai ausdi noté la présence parmi ces détenus politiques de 7 mineurs de 16 a 17 ans, au moment des faits, des élèves pour la plus part, et d’un étudiant:

  • NYNKAM FOTSO Dylan, maçon, né en 2008,
  • SEIDOU BACHIROU, orphelin de père, né en février 2007, élève en seconde au Lycée rural de Bafang,
  • YOUSSOUFA HOUSSENI, né le 13 Avril 2007, fermier,
  • YOUMBI MOUNGOUE Gabriel, né le 06 juin 2007, élève en seconde E au Lycée de Brazzaville à Douala, venu à Bafang voir sa mère,
  • BIAWA TOUMENI Caleb, né le 07 juin 2007, élève en classe de Tle au Lycée classique de Bafang,
  • TCHEUKO Wilfried, né le 12 juillet 2007, élève en 3ème E au Lycée bilingue de nylon Brazzaville à Douala, venu à Bafang chez sa grand-mère,
  • KAMOGNE Valdano Crépin, né le 02 Avril 2006,élève en Tle électronique, au Lycée technique de Bafang.

J’ai enfin noté la présence de TCHOFANG Franck Wilfried, étudiant à l’UIT de Bandjoun, qui avait réussi son passage en 2ème année.

Il a arrêté sur le chemin des champs avec sa mère, le 03 Novembre 2025, sans aucun motif, par le Commandant de la Brigade de Bandja qui, sans lui poser la moindre question sur son identité ou son statut d’étudiant, l’a remis entre les mains des gendarmes venus de Bafoussam. Ces derniers l’ont embarqué manu militari pour Bafoussam.

NGOUAWOUNON Felix Raoul résidait en Hallemagne depuis 07 ans et y travaillait comme boulanger-pâtissier. Il était au Cameroun depuis décembre 2024 et s’était reconverti en planteur. Il a arrêté seul sur sa moto, avant les marches, juste parce qu’il s’était retrouvé porteur d’un drapeau.

Comme ses compagnons d’infortune, il a été atrocément torturé. Son genou présence une bosse issue des coups de matraque, selon lui.
Il a sollicité en vain sortir pour se faire opérer de ce genou.

Depuis leur mise en détention provisoire à la Prison de Bagangté le 04 Novembre 2025 par le Chef d’Escadron-Magistrat Immaculate TIFUH MUKUM, ils ont été auditionnés 2 semaines plus tard par cette dernière et depuis lors, rien.

Ils ne savent plus à qui s’adresser. Personne n’est responsable de rien et tous ceux que j’ai rencontrés sur mon chemin disent attendre des instructions.

Mais de qui?
Ainsi va le Cameroun.

JSK À VIE! »

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24 équipes, 24 victimes, Kylian Mbappé a déjà marqué contre toutes les équipes de Liga

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Kylian Mbappé continue d’affoler les compteurs en Espagne. En trouvant une nouvelle fois le chemin des filets face au Racing de Santander (3-0), dimanche après-midi, […]

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le SNJC rend hommage à Martinez Zogo

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Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes/ 9 cas sur 10 de meurtres de journalistes restent non résolus à l’échelle mondiale, soit un taux d’impunité d’environ 85 à 90 %.

Ce lundi 2 novembre 2026 est la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013, cette date rend hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français assassinés au Mali le 2 novembre 2013. Le bilan humain fait état de plus de 1700 journalistes qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions entre 2006 et 2024 et les violences, intimidations et assassinats persistent à travers le monde entier.

Face à cet état de choses, l’urgence de l’appel de la justice s’impose avec une acuité singulière. La Fédération internationale des journalistes (Fij) insiste, en effet, sur la nécessité de poursuivre non seulement les exécutants, mais aussi les commanditaires de ces crimes pour que la justice soit pleinement rendue.

De nombreux cas d’assassinat de journalistes au Cameroun, mais toujours pas de coupables. Des familles qui n’ont jamais fait le deuil. Des âmes sans repos. Des familles et descendances brisées. C’est le cas de Martinez Zogo, ancien chef de chaîne d’Amplitude FM, dont le corps sans vie avait été retrouvé en état de dégradation le 22 janvier 2023 à Ebogo 3, une banlieue de la ville de Yaoundé. Le procès est toujours pendant au tribunal militaire de Yaoundé. 17 coaccusés sont devant la barre, dont un homme d’affaires, un journaliste, l’ancien patron de la Dgre et des agents de ce service de contre-espionnage.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), branche régionale du Centre, lance, ce jour, sa campagne nationale de sensibilisation dénommée « Non à l’impunité ! ». Cette corporation syndicale invite la presse nationale et internationale à son hommage à Martinez Zogo et à tous les journalistes camerounais disparus. Ce sera au siège d’Amplitude FM, chaîne urbaine dans laquelle a exercé le défunt. Cet hommage s’inscrit dans la 13ᵉ édition de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes que l’Unesco place, cette année, sous le thème « Les menaces évoluent. L’impunité demeure ».

Serge Aimé BIKOI

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Suspension du FSNC : Célestin Bedzigui invite le MINAT à rapporter son arrêté « illégal »

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Célestin Bedzigui a déploré la suspension du Front du Salut National du Cameroun (FSNC) pour trois mois et invité le ministre de l’Administration territoriale, Paul […]

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