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Cacao, café, thé… font bondir le chiffre d’affaires des entreprises de 12%, insuffisant pour surclasser le tertiaire

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Cacao, café, thé… font bondir le chiffre d’affaires des entreprises de 12%, insuffisant pour surclasser le tertiaire
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(Investir au Cameroun) – En 2024, l’activité des entreprises installées au Cameroun a nettement accéléré, portée par une forte reprise sectorielle. Selon le rapport de l’Institut national de la statistique (INS) sur la situation économique et financière des entreprises, le chiffre d’affaires global progresse de 12,7 %, après une quasi-stagnation de 0,9 % en 2023. Une amélioration généralisée, qui concerne l’ensemble des secteurs — primaire, secondaire et tertiaire — sans toutefois remettre en cause la domination structurelle des services.

Agro-industries en rebond

Les données de l’INS mettent en évidence une performance exceptionnelle des filières cacao, café, thé et sucre. « Le secteur primaire a contribué à hauteur de 0,4 point à la croissance du chiffre d’affaires, grâce à une hausse de 23,2 % de la branche agriculture », indique l’institut.

Dans le secteur secondaire, la contribution atteint 5,4 points, tirée notamment par une envolée de 96,1 % du chiffre d’affaires des industries du cacao, café, thé et sucre. S’y ajoutent un rebond de 19,9 % dans l’extraction des hydrocarbures, 28,2 % dans la fabrication de produits chimiques et pharmaceutiques, 11,1 % dans le BTP et 28,7 % dans la transformation des céréales.

Le cacao propulse la transformation locale

La filière cacao illustre pleinement cette dynamique. En 2024, le dynamisme des broyeurs de fèves opérant au Cameroun a permis au pays d’intégrer le top 10 mondial des exportateurs de dérivés du cacao. Selon le Comité de compétitivité du ministère de l’Économie, le Cameroun s’est hissé au 7ᵉ rang mondial pour la pâte de cacao, avec des recettes de 275,6 millions d’euros, soit environ 180,8 milliards de FCFA [conversion à 1 € = 655,957 FCFA].

Les exportations de beurre de cacao ont généré 206,3 millions d’euros, soit environ 135,3 milliards de FCFA, positionnant le pays au 9ᵉ rang mondial.

Ce positionnement est attribué à l’arrivée de nouveaux acteurs — Neo Industry, Atlantic Cocoa et Africa Processing — et à l’augmentation des capacités des industriels existants, notamment SIC Cacaos, filiale du groupe suisse Barry Callebaut. Résultat : la transformation locale a franchi pour la première fois le seuil symbolique de 100 000 tonnes, avec 109 431 tonnes traitées lors de la campagne cacaoyère 2024-2025, selon l’Office national du cacao et du café (ONCC).

Le tertiaire reste en tête

Malgré cette dynamique industrielle, le secteur tertiaire demeure le principal moteur de la croissance du chiffre d’affaires. « Le secteur tertiaire est le premier contributeur, avec 6,9 points, sous l’effet du dynamisme du commerce de gros (+16,3 %), des activités d’information et télécommunications (+10,2 %), des services aux entreprises (+11,8 %) et des activités d’assurance et d’intermédiation financière (+2,8 %) », précise l’INS.

Autrement dit, la montée en puissance de l’agro-industrie, bien que spectaculaire, reste insuffisante pour supplanter le poids économique des services, qui continuent de structurer l’activité des entreprises.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

02-10-2025 - Exportations : au Cameroun, le cacao dame le pion au pétrole et impulse la baisse du déficit commercial à fin mars 2025

26-11-2025 - Beurre et pâte de cacao : le Cameroun se hisse dans le top 10 des exportateurs grâce à l’offensive des broyeurs de fèves

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Renforcement de la production pharmaceutique

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Renforcement de la production pharmaceutique
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Le Cameroun a porté, ce 24 août 2026 à Addis-Abeba, sa vision du renforcement de la production locale de médicaments et de la régulation pharmaceutique. À l’occasion du Dialogue ministériel de haut niveau organisé en marge de la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a présenté les avancées et les défis du secteur camerounais.

Depuis 2020, le nombre d’unités de production pharmaceutique au Cameroun est passé de 7 à 19, avec 239 références homologuées. Malgré cette progression, la production locale ne couvre encore qu’environ 15 % de la Liste nationale des médicaments essentiels et moins de 5 % des besoins de consommation.

Pour accélérer cette dynamique, le ministre a relevé plusieurs obstacles, notamment l’accès au financement, les difficultés d’approvisionnement énergétique et en matières premières, la concurrence des produits importés ainsi que les retards de paiement des commandes publiques.

Le gouvernement a engagé plusieurs mesures pour soutenir les producteurs locaux, parmi lesquelles l’exonération de certains droits et taxes sur les intrants et équipements, ainsi que des mécanismes de préférence accordés à la production nationale, sous réserve du respect des normes de qualité, de sécurité et d’efficacité.

Le Cameroun entend également renforcer la commande publique, finaliser sa stratégie nationale de développement de l’industrie pharmaceutique et développer des partenariats public-privé. Sur le plan réglementaire, le pays prévoit de renforcer les capacités de son autorité de régulation et étudie la faisabilité d’une Agence camerounaise du médicament.

À Addis-Abeba, le ministre a enfin appelé à une coopération régionale accrue pour favoriser l’émergence d’une industrie pharmaceutique africaine plus intégrée, capable de renforcer la souveraineté sanitaire du continent et de contribuer à la Couverture Santé Universelle.

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dès le 1er septembre, les téléphones non dédouanés seront coupés des réseaux

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dès le 1er septembre, les téléphones non dédouanés seront coupés des réseaux
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Dans un communiqué signé le 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, informe les propriétaires de téléphones non dédouanés ayant déjà reçu des messages d’alerte que la phase finale de la réforme de collecte des droits de douane entre en vigueur.

À compter du mardi 1ᵉʳ septembre 2026, tous les téléphones non dédouanés seront bloqués et n’auront plus accès aux réseaux MTN, Orange et Camtel. Sont concernés : les téléphones qui se connecteront pour la 1ʳᵉ fois à un réseau local après le 1ᵉʳ septembre ; Ceux connectés après le 1ᵉʳ avril 2026 et qui ont ignoré les messages d’alerte ; ceux activés de façon groupée avec la même SIM après le 1ᵉʳ avril et non utilisés en continu. Le ministre des Finances invite les concernés à se rapprocher d’urgence de tout bureau de douane.

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18e pays le plus prospère d’Afrique

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18e pays le plus prospère d’Afrique
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Indice global de prospérité (Legatum Prosperity Index 2026) : Au niveau mondial, le Cameroun se classe désormais 133ème sur 161 pays en raison de défis persistants liés aux infrastructures, à l’accès aux soins et à la gouvernance locale.

Le Cameroun se classe au 133e rang mondial selon le rapport du think tank britannique Legatum Institute. Ce score combine la richesse économique et le bien-être social (éducation, santé, gouvernance, sécurité). Au niveau régional (Afrique), le pays se maintient à la 18e place des nations les plus prospères du continent africain.

Le Cameroun reste le moteur économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, représentant plus de 40 % du PIB de la zone.

L’indice de prospérité s’appuie sur plusieurs piliers où le Cameroun montre des trajectoires contrastées, notamment, la croissance du PIB, l’économie camerounaise progresse sur le plan strictement nominal. Son PIB est projeté à environ 65 milliards de dollars, soutenu par le dynamisme du secteur tertiaire et ses exportations de matières premières (pétrole, gaz, cacao, bois).

Les gains économiques peinent à se traduire en bien-être quotidien pour la population. L’indice pointe des faiblesses persistantes liées à la cherté de la vie, au chômage des jeunes, ainsi qu’aux inégalités de revenus.

Les régions septentrionales et rurales restent particulièrement touchées par la pauvreté. Sur le plan du climat des affaires et gouvernance, des réformes restent attendues pour alléger la bureaucratie des petites entreprises et renforcer la transparence institutionnelle, des critères majeurs dans le calcul de la prospérité globale.

Aussi, les dernières projections du Fonds Monétaire International (FMI) placent le Cameroun au 14ème rang des puissances économiques africaines avec un PIB nominal de 65,14 milliards de dollars. Le pays consolide son statut de locomotive économique de la zone CEMAC. Sur le plan de la richesse individuelle, le Cameroun se situe autour de la 26ème place africaine avec un PIB par habitant d’environ 1 737 dollars à 2 125 dollars.

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