Actualités locales
Révolution ou simple effet d’annonce à la Fécafoot ?

Le football camerounais se trouve à la croisée des chemins. Alors que l’ère Marc Brys touche à sa fin, un nom circule avec insistance dans les couloirs de la Fédération Camerounaise de Football : David Pagou. Mais son projet ambitieux de reconstruction autour de la jeunesse parviendra-t-il à convaincre une instance fédérale habituée aux coups d’éclat plus qu’aux projets de longue haleine ?
Un crédit renforcé après la CAN 2025
Les performances affichées lors de la CAN Maroc 2025 ont indéniablement joué en faveur de David Pagou et de son encadrement technique. Sans être spectaculaires, ces résultats ont eu le mérite de rassurer les décideurs camerounais sur la capacité du staff à gérer la pression des grandes échéances. Cette première impression positive constitue un atout non négligeable dans les négociations en cours.
Selon plusieurs sources proches du dossier, la Fécafoot envisagerait un engagement jusqu’en 2028, avec une prise en charge directe des rémunérations du staff technique par la fédération. Cette volonté d’autonomie financière marque une rupture avec certaines pratiques passées et témoigne d’une réelle appropriation du projet par l’instance dirigeante.
Une vision claire : miser sur la nouvelle génération
Le cœur du projet Pagou repose sur un pari audacieux : reconstruire l’équipe nationale autour de jeunes talents. Cette orientation stratégique implique un travail de détection ambitieux, avec des déplacements prévus en Europe, en Afrique et au Cameroun pour identifier et suivre les joueurs, qu’ils soient déjà internationaux ou en devenir.
Cette approche séduit sur le papier. Elle répond à une nécessité : renouveler une génération vieillissante et préparer l’avenir des Lions Indomptables. Mais elle comporte aussi des risques. Confier les clés de la sélection à des joueurs en devenir demande du temps, de la patience et une stabilité que le football camerounais n’a pas toujours su garantir par le passé.
Les zones d’ombre persistent
Malgré ces signaux encourageants, plusieurs interrogations demeurent. D’abord, aucune officialisation n’a été communiquée. Dans le contexte souvent imprévisible du football camerounais, cette absence d’annonce formelle laisse planer le doute sur la solidité réelle de l’engagement mutuel.
Ensuite, le projet de Pagou nécessitera des moyens substantiels pour être mené à bien : structures de détection, logistique pour les déplacements, suivi personnalisé des joueurs. La Fécafoot dispose-t-elle des ressources nécessaires pour soutenir cette ambition sur la durée ? La question reste posée.
Enfin, la culture du résultat immédiat, profondément ancrée dans le football africain, sera-t-elle compatible avec un projet de développement s’inscrivant dans le temps long ? Les premières contre-performances pourraient rapidement fragiliser un staff dont la mission exige pourtant de la constance.
Un pari sur l’avenir
Si les discussions aboutissent, le choix de David Pagou représenterait un tournant pour le football camerounais. Il marquerait la volonté de privilégier un projet structuré plutôt qu’une succession de solutions à court terme. Reste à savoir si la Fécafoot aura le courage de ses ambitions et la patience nécessaire pour laisser ce projet s’épanouir.
Les prochaines semaines seront déterminantes. Entre intentions affichées et décisions concrètes, entre discours et actes, c’est toute la crédibilité de l’instance fédérale qui se joue. David Pagou propose une vision. À la Fécafoot maintenant de démontrer qu’elle est prête à la porter, envers et contre les aléas inévitables d’une reconstruction en profondeur.
Le football camerounais mérite mieux que des promesses. Il mérite un engagement ferme, des moyens à la hauteur et, surtout, la constance nécessaire pour transformer l’essai. La balle est désormais dans le camp de la Fécafoot.
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18e pays le plus prospère d’Afrique

Indice global de prospérité (Legatum Prosperity Index 2026) : Au niveau mondial, le Cameroun se classe désormais 133ème sur 161 pays en raison de défis persistants liés aux infrastructures, à l’accès aux soins et à la gouvernance locale.
Le Cameroun se classe au 133e rang mondial selon le rapport du think tank britannique Legatum Institute. Ce score combine la richesse économique et le bien-être social (éducation, santé, gouvernance, sécurité). Au niveau régional (Afrique), le pays se maintient à la 18e place des nations les plus prospères du continent africain.
Le Cameroun reste le moteur économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, représentant plus de 40 % du PIB de la zone.
L’indice de prospérité s’appuie sur plusieurs piliers où le Cameroun montre des trajectoires contrastées, notamment, la croissance du PIB, l’économie camerounaise progresse sur le plan strictement nominal. Son PIB est projeté à environ 65 milliards de dollars, soutenu par le dynamisme du secteur tertiaire et ses exportations de matières premières (pétrole, gaz, cacao, bois).
Les gains économiques peinent à se traduire en bien-être quotidien pour la population. L’indice pointe des faiblesses persistantes liées à la cherté de la vie, au chômage des jeunes, ainsi qu’aux inégalités de revenus.
Les régions septentrionales et rurales restent particulièrement touchées par la pauvreté. Sur le plan du climat des affaires et gouvernance, des réformes restent attendues pour alléger la bureaucratie des petites entreprises et renforcer la transparence institutionnelle, des critères majeurs dans le calcul de la prospérité globale.
Aussi, les dernières projections du Fonds Monétaire International (FMI) placent le Cameroun au 14ème rang des puissances économiques africaines avec un PIB nominal de 65,14 milliards de dollars. Le pays consolide son statut de locomotive économique de la zone CEMAC. Sur le plan de la richesse individuelle, le Cameroun se situe autour de la 26ème place africaine avec un PIB par habitant d’environ 1 737 dollars à 2 125 dollars.
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Vincent Sosthène Fouda interpelle les évêques et demande une messe pour les victimes

Vincent Sosthène Fouda a adressé une lettre ouverte à Mgr Andrew Nkea, président de la Conférence des évêques du Cameroun, pour appeler l’Église catholique à prendre publiquement position contre les féminicides et les violences faites aux femmes.
Dans cette lettre datée du 24 août depuis Houston, l’universitaire affirme que « 143 vies » de femmes auraient été emportées par les violences conjugales et interpelle directement le responsable de l’épiscopat camerounais sur le silence de l’Église face à ces drames.
« Monseigneur, parlez. Parlez pour celles que l’on a fait taire », écrit Vincent Sosthène Fouda, qui estime que l’Église ne peut rester indifférente lorsque des femmes sont victimes de violences dans le cadre de relations amoureuses.
S’appuyant sur plusieurs références de la doctrine sociale et de la tradition chrétienne, l’auteur place cette question sous l’angle de la dignité humaine et de la protection des personnes vulnérables. Il invoque notamment Mulieris Dignitatem, Caritas in Veritate et Gaudium et Spes, ainsi que les écrits de plusieurs figures de la tradition chrétienne.
Lire la lettre ouverte de Vincent Sosthène Fouda :
« Lettre ouverte à Monseigneur Andrew Nkea, Président de la Conférence des Évêques du Cameroun
Houston le 24/08/2026
Monseigneur, cher Père Évêque,
Êtes-vous au courant de tous ces féminicides ? Ces vies de femmes arrachées dans le silence, dans le champ même de l’amour ? 143 vies supprimées par la violence folle des hommes comme vous et moi. L’Église, Mère et Maîtresse, ne peut se taire quand la chair du Christ est meurtrie dans ses filles.
L’option préférentielle pour les pauvres, rappelée par Sollicitudo Rei Socialis et Evangelii Gaudium, ne concerne pas seulement la misère matérielle : elle embrasse aussi la souffrance morale, la violence intime, la peur quotidienne. Saint Jean Paul II écrivait : « La dignité de la femme est un reflet de la dignité du Christ lui même » (Mulieris Dignitatem, 1988). Et Benoît XVI ajoutait dans Caritas in Veritate : « La charité sans vérité devient sentimentalisme ». Or, le silence devant le meurtre des femmes est un sentimentalisme coupable.
Les Pères de l’Église nous ont enseigné que la parole est un acte de charité. Saint Ambroise disait : « Celui qui se tait devant l’injustice devient complice du mal ». Saint Augustin, dans ses Confessions, voyait dans la femme une image de la sagesse divine : « La femme est mémoire et fécondité ». Saint Jean Chrysostome, lui, rappelait que « l’amour véritable ne frappe pas, il se sacrifie ».
Et que dire des Docteurs mystiques ? Sainte Thérèse d’Avila, dans Le Château intérieur, nous enseigne que la femme est le lieu où Dieu se fait demeure. Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein) écrivait : « L’âme féminine est appelée à porter le monde dans la compassion ». Ces paroles sont aujourd’hui des cris.
Monseigneur, parlez. Parlez pour celles que l’on a fait taire. Parlez pour celles dont le sang crie depuis la terre. Parlez pour que la Conférence des Évêques du Cameroun proclame, dans la lumière de l’Évangile, que l’amour ne tue pas.
Ma famille et moi, par la modicité de nos moyens, vous faisons un virement de cinquante mille francs CFA pour demander à la Conférence des Évêques une célébration eucharistique en mémoire de ces femmes victimes de la violence des hommes dans le champ de l’amour. Que cette messe soit un signe de conversion, un appel à la conscience, un acte de réparation.
Car, comme le rappelle Gaudium et Spes : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, surtout des pauvres et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ. »
Monseigneur, que votre voix s’élève. Qu’elle soit celle du pasteur qui ne fuit pas devant le loup. Qu’elle soit celle du père qui protège ses filles. Qu’elle soit celle du prophète qui rappelle que la vie est sacrée.
Recevez, Monseigneur, l’expression de mon profond respect et de ma prière.
Prof Vincent Sosthène FOUDA »
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les téléphones non dédouanés bientôt bloqués sur les réseaux

Le ministère des Finances annonce le renforcement du dispositif de lutte contre l’utilisation des téléphones non dédouanés au Cameroun. À compter du 1er septembre 2026, ces appareils pourront être privés d’accès aux réseaux de téléphonie mobile, dans le cadre de la réforme du mécanisme de collecte des droits et taxes de douane.
Le processus de régularisation des téléphones non dédouanés entre dans sa phase finale. Dans un communiqué signé le 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, invite les propriétaires concernés à se rapprocher directement du Bureau des Douanes afin de régulariser leur situation.
Cette mesure découle de la réforme prévue par la loi de finances pour l’exercice 2023. Elle prévoit, à partir du 1er septembre 2026, le blocage de l’accès aux réseaux de toutes les sociétés de téléphonie opérant au Cameroun pour les appareils concernés.
Le dispositif vise notamment les téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau local, ceux déjà connectés après le 1er avril 2026 et ayant reçu des messages d’alerte, ainsi que certains appareils activés de façon groupée par une même carte SIM après cette date.
Le ministère des Finances rappelle aux usagers qu’ils peuvent vérifier le statut douanier de leur téléphone à partir de son numéro IMEI et consulter les plateformes dédiées à la régularisation. Il salue par ailleurs la collaboration des administrations et opérateurs impliqués dans la mise en œuvre de cette réforme, notamment l’Agence de Régulation des Télécommunications et les sociétés de téléphonie mobile.
Les autorités appellent enfin les propriétaires concernés à procéder rapidement à la régularisation de leurs appareils afin d’éviter leur blocage sur les réseaux à l’échéance annoncée.
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