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705 réfugiés nigérians rentrent au pays

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705 réfugiés nigérians rentrent au pays
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La 4e phase du rapatriement volontaire des réfugiés nigérians a franchi une nouvelle étape ce jeudi 29 janvier 2026 avec le départ de la deuxième vague depuis le camp de Minawao.

D’après Cameroon Tribune, à l’esplanade des services du gouverneur à Maroua, Monique Rudacogora, cheffe de la sous-délégation du HCR, a officiellement remis au gouverneur de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, l’ensemble des documents relatifs aux réfugiés concernés.

Ce deuxième contingent est constitué de 705 personnes, réparties en 85 ménages. Les autorités camerounaises et nigérianes, ainsi que les partenaires humanitaires, ont salué un processus empreint de volontariat, de dignité et de coopération régionale, marquant un pas de plus vers le retour durable à la paix et à la reconstruction.

Le mardi 27 janvier 2026, 297 réfugiés ont regagné le Nigeria à bord de cinq bus, dans le cadre d’un programme global prévoyant le retour de 3 122 personnes. La cérémonie de départ s’est déroulée en présence des autorités camerounaises et nigérianes, ainsi que des partenaires humanitaires, dont le HCR. Le gouverneur Midjiyawa Bakari a salué la coopération entre les deux pays et les organisations internationales, tout en souhaitant une réinsertion réussie aux rapatriés, qui ont quitté le Cameroun sous bonne escorte.

Le nombre croissant de réfugiés dans le camp de réfugiés de Minawao au Cameroun, situé dans la région de l’Extrême-Nord, suscite de profondes inquiétudes parmi les organisations humanitaires, car il dépasse le seuil de 77 000.

L’augmentation alarmante de la population réfugiée dans le camp de Minawao est profondément préoccupante pour les organisations humanitaires travaillant dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Créé en 2013, à environ 70 km de la frontière nigériane, le camp se voulait une solution temporaire pour accueillir les victimes des attaques de Boko Haram.

Cependant, il continue d’exister, accueillant désormais bien plus de personnes que sa capacité ne le permet. Les rapports des organisations humanitaires indiquent que la population du camp a dépassé les 77 000 réfugiés, mettant à rude épreuve les ressources et entravant les efforts visant à répondre aux besoins essentiels tels que la nourriture, les soins de santé et l’éducation.

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« on était l’une des meilleures équipes de cette Coupe d’Afrique »

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« on était l’une des meilleures équipes de cette Coupe d’Afrique »
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Dimitri Lipoff, le coordonnateur des Lionnes indomptables, affirme que la sélection nationale féminine de football mérite de gagner lors des CAF Awards 2026.

Dans un peu à peine d’un mois, la CAF Awards 2026 va se tenir. Les Lionnes indomptables font partie des nominées. Elles sont en course pour la catégorie de meilleure équipe nationale féminine de l’année. Dimitri Lipoff, le coordonnateur de la sélection, pense qu’elles méritent de gagner.

« Pour moi, c’est mérité. On avait les meilleures jeunes, la meilleure gardienne et les meilleures joueuses. On était l’une des meilleures équipes de cette Coupe d’Afrique, c’est tout simplement mérité », affirme-t-il.

Concernant la CAF Awards 2026, la gardienne des Lionnes indomptables Michaély BIHINA est aussi nominée dans la catégorie de meilleure gardienne de but de l’année. À côté d’elle, on a les deux Lionnes indomptables, Marie Gisèle Ngah Manga et Monique Ngock, qui figurent parmi les prétendantes au Ballon d’Or féminin.

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Ciment : testé chez Mira, le basalte d’Ombé pourrait réduire les besoins en clinker importé (97,3 Md FCFA en 2025)

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Ciment : testé chez Mira, le basalte d’Ombé pourrait réduire les besoins en clinker importé (97,3 Md FCFA en 2025)
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(Investir au Cameroun) – Une formulation expérimentale de ciment, testée dans le laboratoire de Mira Cement à Douala, permet de réduire de 50 kg la quantité de clinker utilisée par tonne de produit, par rapport au ciment industriel servant de référence. Ce résultat ressort d’une étude publiée le 25 septembre 2026 dans la revue scientifiqueDiscover Civil Engineering, par une équipe de chercheurs conduite par Franck Wilfried Nguimatsia Dongmo. Les travaux portent sur l’utilisation du basalte d’Ombé, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, comme matière première de substitution. Ils ouvrent une piste pour réduire les besoins en clinker des cimenteries, sans démontrer à ce stade une économie industrielle ou une diminution effective des importations.

L’intérêt économique de cette recherche tient au poids du clinker dans les achats extérieurs du Cameroun. Selon les statistiques provisoires de l’Institut national de la statistique (INS), le pays a importé 3,107 millions de tonnes de cet intrant en 2025, pour une valeur de 97,317 milliards de FCFA. Les volumes ont augmenté de 20,5 % sur un an, soit 529 488 tonnes supplémentaires. La facture a progressé de 14,7 %, contre 84,867 milliards de FCFA en 2024.

Une réduction de 50 kg de clinker par tonne, avec une résistance mécanique plus faible

Pour mesurer les possibilités de substitution, les chercheurs ont utilisé comme référence un ciment commercial présenté dans l’étude comme fabriqué par Mira Cement. Ce produit contient 75,5 % de clinker, 20 % de pouzzolane et 4,5 % de gypse. Trois autres formulations ont été préparées en remplaçant la pouzzolane, puis une partie du clinker, par des proportions croissantes de basalte d’Ombé : 20 %, 25 % et 30 %.

La formulation contenant 25 % de basalte présente le meilleur compromis entre réduction du clinker et résistance mécanique parmi les mélanges testés. La proportion de clinker y descend à 70,5 %, contre 75,5 % dans le ciment de référence. Pour une tonne de produit fini, les 250 kg de basalte incorporés remplacent ainsi 200 kg de pouzzolane et 50 kg de clinker.

Cette modification réduit de 6,6 % la quantité de clinker nécessaire par rapport à la formulation initiale. Elle s’accompagne toutefois d’une baisse de la résistance à la compression. Après 28 jours, celle-ci atteint 47,7 mégapascals (MPa), contre 53,2 MPa pour le ciment témoin, soit un recul d’environ 10,3 %. Le résultat reste supérieur au seuil de 42,5 MPa retenu à cette échéance pour la classe de résistance étudiée.

Les deux autres formulations montrent les limites de la substitution. Avec 20 % de basalte, la proportion de clinker demeure inchangée à 75,5 % : le basalte remplace uniquement la pouzzolane. À 30 % de basalte, la quantité de clinker tombe à 65,5 %, mais la résistance moyenne à 28 jours descend à 41,6 MPa, sous le seuil de 42,5 MPa.

Ces résultats proviennent d’essais réalisés sur des lots de ciment de 5 kg, avec trois répétitions par formulation pour les mesures mécaniques. Ils ne permettent pas, à eux seuls, d’établir la conformité industrielle complète du produit à la classe 42,5R, qui impose notamment des exigences de résistance à deux jours.

Pour Mira Cement, la recherche concerne une matière première dont l’entreprise s’est déjà approvisionnée à l’étranger. Le 5 janvier 2022, le Port autonome de Kribi annonçait le déchargement de 21 000 tonnes de clinker destinées au cimentier installé à Douala. Cette opération documente son recours aux importations, sans permettre d’en établir les volumes actuels.

Sur une base purement arithmétique, un million de tonnes de ciment fabriquées selon la formulation expérimentale à 25 % de basalte nécessiteraient 50 000 tonnes de clinker de moins que le même volume produit selon la recette de référence. Il ne s’agit ni d’un objectif de production annoncé par Mira, ni d’une estimation des importations qui pourraient effectivement être évitées.

Des économies potentielles encore impossibles à chiffrer

L’étude ne démontre pas que l’utilisation du basalte d’Ombé serait moins coûteuse que les matières premières actuellement employées. Les chercheurs indiquent ne pas disposer des données nécessaires sur les prix du clinker, du basalte et de la pouzzolane, les dépenses d’extraction, les distances de transport et les besoins énergétiques liés à la préparation du matériau.

Ils précisent avoir retiré de leur manuscrit une première estimation d’économies financières, faute de données suffisantes pour la justifier. Le recours à une matière première locale ne garantit donc pas, à lui seul, une réduction des coûts de fabrication. Celle-ci dépendrait notamment des conditions d’exploitation du basalte, de son acheminement vers les cimenteries et des dépenses de concassage et de broyage.

Cette piste de réduction de la consommation de clinker se distingue de celle consistant à produire cet intrant localement. Cimencam a notamment inauguré, le 12 juin 2025 à Figuil, dans la région du Nord, une nouvelle unité industrielle de production de ciment et de clinker. Les deux approches peuvent contribuer à réduire la dépendance aux approvisionnements extérieurs, mais leurs effets respectifs ne peuvent être déterminés à partir de la seule étude sur le basalte.

Sur le plan environnemental, les chercheurs estiment que la formulation à 25 % de basalte pourrait réduire les émissions d’environ 45 kg de CO₂ par tonne de ciment, au titre de la diminution du clinker utilisé. Ce calcul reste partiel. Il ne prend pas en compte les émissions liées à l’extraction, au transport et à la transformation du basalte.

Les résultats scientifiques nécessitent également des vérifications complémentaires. Bien que la composition chimique du basalte présente des caractéristiques compatibles avec celles recherchées pour les matériaux pouzzolaniques, son activité pouzzolanique n’a pas été directement démontrée. Les chercheurs recommandent des essais supplémentaires sur la résistance à long terme et la durabilité du ciment.

À ce stade, l’étude ne fait état d’aucune décision de Mira Cement d’adopter cette formulation, ni d’un programme de commercialisation. Le passage à la production industrielle nécessiterait des essais à plus grande échelle et une évaluation des coûts de fabrication et d’approvisionnement.

Baudouin Enama

Lire aussi :

30-10-2026 – Dangote Cement : 836 800 tonnes vendues au Cameroun en neuf mois, le recul ralentit au 3e trimestre

22-10-2026 – Ciment : Cimpor estime détenir 8,7 % du marché camerounais en 2025

24-08-2026 – Ciment et clinker : le Cameroun parmi les débouchés des 13,5 millions de tonnes exportées par la Chine

01-08-2026 – Deuxième cimenterie de Dangote à Douala : le pari des 3 millions de tonnes face aux ventes atones et au clinker nigérian

26-03-2026 – Clinker : Dangote Cement a exporté près d’un million de tonnes du Nigeria vers le Cameroun et le Ghana en 2025

20-01-2026 – Clinker et marbre : un prélèvement de 10 % à l’export instauré pour privilégier le marché local

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Claque aux États-Unis : Donald Trump perd lamentablement les élections du mi-mandat

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