Sacrée meilleure joueuse de la CAN féminine 2026, Monique Ngock attire forcément l’attention. Mais alors qu’un intérêt de l’OL est évoqué, la Camerounaise a déjà quitté la France pour rejoindre Washington Spirit.
Monique Ngock, nouvelle reine du football africain
Le Cameroun vient d’écrire une page historique. Les Lionnes indomptables ont remporté leur première CAN féminine en dominant le Malawi (3-0), le 16 août à Rabat. Au terme du tournoi, Monique Ngock a été désignée meilleure joueuse de la compétition par la CAF.
La milieu de terrain a joué un rôle important dans ce parcours. Elle a débuté cinq des six rencontres du Cameroun et a disputé 480 minutes. Elle a aussi délivré une passe décisive dès le premier match contre le Mali.
Sa récompense n’est donc pas seulement liée au sacre collectif. Ngock s’est imposée comme l’une des pièces fortes de l’équipe camerounaise au milieu.
Un intérêt de Lyon évoqué, mais aucun accord connu
Le nom de Monique Ngock peut naturellement circuler du côté des grands clubs européens après une telle CAN. L’OL Lyonnes fait partie des références du football féminin européen et son profil pourrait correspondre aux exigences d’une équipe de très haut niveau.
Mais il faut rester précis. Aucune source fiable consultée ne confirme actuellement une offre ou des négociations entre Lyon et Monique Ngock.
Et surtout, la situation contractuelle de la Camerounaise a changé récemment.
Le 9 juillet, Washington Spirit a officialisé sa signature pour trois saisons, jusqu’à la fin de 2028, avec une option pour 2029. Le club américain a également versé une indemnité de transfert à son ancien club, Fleury 91.
Autrement dit, parler d’une arrivée imminente à Lyon serait aujourd’hui aller trop vite.
Monique Ngock a déjà choisi les États-Unis
Avant la CAN, Ngock avait donc déjà pris une décision importante pour la suite de sa carrière.
Après trois saisons à Reims, puis une année à Fleury 91, la milieu camerounaise a choisi de rejoindre la NWSL, le championnat professionnel américain. La FIFA rappelle que ses performances en France lui ont permis d’obtenir ce transfert vers Washington Spirit, finaliste du championnat américain la saison précédente.
Le choix peut surprendre certains observateurs. Pourquoi quitter la France au moment où son nom commence à circuler davantage en Europe ?
La réponse se trouve en partie dans le projet présenté par Washington. Lors de l’annonce de son transfert, Ngock expliquait : « Avec le Spirit, je sais que je peux devenir la meilleure version de moi-même ». La Camerounaise ajoutait que la culture du club et son staff avaient rendu Washington particulièrement attractif.
Elle n’a donc pas rejoint les États-Unis par défaut.
Son passage en France avait déjà attiré l’attention
Avant de s’installer en NWSL, Monique Ngock avait déjà fait son trou dans le championnat français.
Elle avait rejoint le Stade de Reims en 2022. En trois saisons, elle a connu 56 apparitions avec le club, dont 41 titularisations, avant de partir à Fleury 91 à l’été 2025.
Avec Fleury, la Camerounaise a disputé 19 matches de Première Ligue lors de la saison 2025-2026, dont 17 comme titulaire. Elle a inscrit deux buts et participé à la cinquième place du club au classement.
Son profil plaît notamment pour sa capacité à couvrir beaucoup de terrain. James Hocken, directeur sportif de Washington Spirit, la décrit comme une milieu capable d’évoluer aussi bien en sentinelle qu’en relayeur.
Une CAN qui change forcément sa cote
Son tournoi au Maroc risque toutefois de modifier son statut.
Ngock a joué les 90 minutes contre le Ghana et le Nigeria. Elle a ensuite disputé 120 minutes en demi-finale contre le Maroc, avant de jouer encore toute la finale face au Malawi.
Le match contre le Maroc résume assez bien son importance. Le Cameroun a dû attendre la séance de tirs au but après 120 minutes sans but. Ngock était toujours sur le terrain lorsque les Lionnes ont obtenu leur qualification pour la finale.
Puis est venue la finale. Les Camerounaises ont battu le Malawi 3-0 grâce notamment au doublé de Marie Gisèle Ngah Manga et au but de Naomi Eto. Ngock a encore joué l’intégralité de la rencontre.
Lyon reste une piste à surveiller, pas davantage pour l’instant
L’intérêt supposé de l’OL mérite donc d’être présenté avec prudence. La notoriété de Monique Ngock a clairement changé après son titre continental et son trophée de meilleure joueuse.
Mais son contrat avec Washington Spirit vient tout juste de commencer. Le club américain l’a recrutée pour trois ans et l’a présentée comme une joueuse ayant encore une forte marge de progression.
Pour l’instant, la trajectoire est donc claire : après Reims et Fleury, Monique Ngock poursuit sa carrière à Washington, avec le statut très particulier de championne d’Afrique et meilleure joueuse de la CAN 2026. Le marché européen pourrait à nouveau s’intéresser à elle plus tard, mais aucune information vérifiée ne permet, à ce stade, d’annoncer un transfert vers Lyon.














