Actualités locales
les élections n’ont jamais été libres et transparentes au Cameroun

Selon le maire adjoint de la Commune de Douala 5e, cette situation ne risque pas de changer seule.
Joseph Espoir Biyong propose de continuer d’exiger la vérité des urnes de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, un organe véritablement indépendant pour l’organisation des élections avenir et une justice qui ne soit plus aux ordres. « C’est ça qui caractérise une grande nation », affirme-t-il dans une récente publication.
« La lutte libère un peuple quand celui-ci en sort victorieux. Mais peut-on vaincre un ennemi qu’on ignore ? C’est toute la problématique.
Nous devons apprendre des luttes les plus ardues de notre histoire.
Le Cameroun a été colonisé par l’Allemagne, puis partagé entre la France et l’Angleterre après la Première Guerre mondiale. Nous n’avons jamais choisi cette situation, mais pourtant nous continuons d’en subir les conséquences.
Depuis notre indépendance et meme avant, nous avons toujours eu des dirigeants imposés et soutenus par des puissances étrangères. Ahmadou Ahidjo par exemple a été le premier président du Cameroun indépendant, et il a été remplacé par Paul Biya en 1982. A quel moment le peuple avait choisi l’un ou l’autre? Les puissances étrangères ont toujours influencé les décisions politiques au Cameroun.
Les élections n’ont jamais été libres et transparentes au Cameroun et ça ne risque pas de changer seule. C’est la raison pour laquelle nous devons continuer d’exiger la vérité des urnes de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, un organe véritablement indépendant pour l’organisation des élections avenir et une justice qui ne soit plus aux ordres. C’est ça qui caractérise une grande nation.
La souveraineté nationale est un concept complexe, et il est vrai que les pays africains sont toujours soumis à des pressions extérieures. Mais nous devons également prendre nos responsabilités et travailler à construire un avenir meilleur pour nous même.
Le peuple camerounais est capable de se mobiliser et de lutter pour ses droits. Nous devons continuer à exiger la transparence, la justice et la démocratie.
À la question de savoir à quel moment la lutte libère un peuple, je réponds : quand les Camerounais décident de prendre leur destin en main et de lutter pour leurs droits et leur dignité.
BIYONG Joseph Espoir Vybe-Mood »
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« la réussite individuelle ne libère pas le Cameroun »

Le cinéaste et essayiste camerounais Jean-Pierre Bekolo relance le débat sur le modèle économique du pays en contestant l’idée selon laquelle les réussites individuelles, même exceptionnelles, pourraient constituer une réponse durable à la précarité.
Dans une longue analyse consacrée au « nkapitalisme », il estime que le parcours de Samuel Eto’o ne doit pas être érigé en modèle économique pour la société camerounaise.
Pour Jean-Pierre Bekolo, le problème n’est pas l’existence de Camerounais fortunés, mais la tendance à transformer leur réussite personnelle en référence collective. Selon lui, célébrer quelques parcours exceptionnels ne suffit pas à modifier les mécanismes économiques qui maintiennent une grande partie de la population dans la précarité.
Lire l’analyse de Jean-Pierre Bekolo :
« ETO’O NE DOIT PAS ÊTRE NOTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE
Les réactions suscitées par mon analyse du « nkapitalisme » — dont Samuel Eto’o est devenu, au détour de la controverse Infantino, la figure emblématique, mais il n’est pas le seul, toutes les fortunes issues de fonds privés comme publics procèdent du même modèle — posent une question directe : que proposons-nous concrètement à la place ?
Pour rappel, le nkapitalisme repose sur une illusion commode : l’idée que la réussite individuelle de quelques figures d’exception finirait par produire, par ruissellement spontané, la prospérité collective de tous.
En prolongeant la réflexion avec Pierre Fezeu, une certitude s’impose : le problème n’est pas qu’il existe des Camerounais riches. Le problème est d’avoir érigé leur trajectoire personnelle en projet de société. Nous célébrons l’enrichissement individuel sans interroger les mécanismes qui maintiennent la majorité dans la précarité. Nous applaudissons l’exception en laissant intactes les règles qui fabriquent la misère.
La misère camerounaise est structurelle
On répète souvent que les gens ne travaillent pas, qu’ils sont paresseux, qu’ils attendent tout de l’État ou ne vivent que d’assistance. C’est faux.
Un planteur peut travailler toute sa vie sans jamais pouvoir acquérir un tracteur. Un jeune diplômé peut cumuler les formations sans trouver d’emploi. Un artisan peut créer de la valeur sans jamais bâtir une entreprise viable. La misère camerounaise découle directement des règles financières et institutionnelles qui organisent la production, la circulation et la captation de la valeur.
Notre économie fonctionne comme une passoire, d’où l’expression “l’argent c’est le touchement”: vous pouvez y verser dix, cent ou mille litres d’eau, elle reste désespérément vide. Des flux financiers entrent par l’exportation brute de nos matières premières, mais repartent aussitôt financer des biens manufacturés, des services importés et des intérêts bancaires extérieurs.
Le défi n’est donc pas d’injecter toujours plus de devises dans une passoire, mais de colmater les brèches, de boucher les trous pour retenir, faire circuler et réinvestir la richesse sur place.
Le piège du crédit bancaire : dépasser Yunus Mohamed
Le discours bancaire classique affirme qu’on ne prête pas aux pauvres par manque de garanties. C’est un cercle vicieux implacable :
Pas de patrimoine > pas de crédit > pas d’investissement > revenus de subsistance > pas de patrimoine.
Muhammad Yunus l’inventeur de la micro-finance a brisé ce raisonnement au Bangladesh avec la Grameen Bank en prouvant que l’insolvabilité supposée des pauvres traduisait d’abord l’inadaptation des banques traditionnelles. Mais le Cameroun doit aller bien plus loin que le microcrédit de survie.
Financer une machine à coudre permet de subsister ; l’objectif économique doit être de financer l’atelier, puis l’usine. Il ne s’agit plus seulement de prêter pour consommer ou survivre au jour le jour, mais de démocratiser l’accès au capital productif pour que ceux qui travaillent possèdent leurs outils de production.
L’argent et la fuite économique : l’expérience du Quartier Doll’art
Un village camerounais peut disposer de terres fertiles, de maçons, de mécaniciens, d’ingénieurs et de bras disponibles, tout en restant paralysé parce qu’il « manque de francs CFA ». L’argent n’est pas la richesse réelle — qui réside dans les terres, les compétences et les machines —, il n’est que l’outil de coordination qui met ces ressources en mouvement.
C’est le constat qui a guidé l’expérience du Quartier Doll’art qu’on a voulu mener au Quartier Mozart à Yaoundé avec les artistes :
Lorsqu’un créateur gagne 100 000 FCFA, cette somme est immédiatement absorbée par des dépenses extérieures en prenant le taxi, en rechargeant son téléphone, en buvant une bière, il dépense dans le carburant, les télécoms, les produits importés, les brasseries… L’argent quitte l’écosystème de la culture déjà en manque, en quelques jours seulement.
Pour que l’ argent qui a quitté la culture revienne à l’artiste, il doit d’abord recréer de la valeur, puis doit attendre qu’un apport extérieur (genre un farotage) vienne à nouveau alimenter son secteur.
L’enjeu du Quartier Doll’art était d’organiser des circuits courts où la valeur circule plusieurs fois au sein de la communauté (le cinéaste paie le graphiste, qui paie le musicien, qui paie le comédien) avant de s’évaporer. Ce principe d’écosystème monétaire et de crédit mutuel montre que notre pauvreté provient d’une hémorragie constante de la valeur, faute de circuits d’échange internes.
L’illusion Infantino et le mirage des investisseurs privés
L’actualité sportive illustre parfaitement cette impasse. Lorsque Samuel Eto’o soutient le projet de Gianni Infantino à la FIFA (FIFA Forward Enterprise) en affirmant qu’il aurait permis de « rééquilibrer le rapport de force » en faveur de l’Afrique, il formule involontairement le piège du nkapitalisme.
Rééquilibrer quoi ? Le montant des subventions envoyées depuis Zurich aux fédérations ?
Le projet d’Infantino prévoyait d’ouvrir la gestion commerciale des compétitions à des fonds d’investissement privés pour générer du cash et promettre des dotations accrues aux pays du Sud. Mais les investisseurs privés et les fonds de private equity ne sont pas des enfants de chœur, surtout vis-à-vis de l’Afrique. Ce ne sont pas des philanthropes venus faire du développement social ou bâtir des terrains à Yokadouma. Ils obéissent à un impératif unique : le rendement maximal et l’obligation de faire toujours plus d’argent.
Quand ces capitaux entrent, ils exigent contractuellement la rentabilité agressive de chaque actif, le verrouillage des droits de diffusion derrière des abonnements hors de prix pour le citoyen ordinaire et la priorité absolue aux marchés solvables du Nord et du Golfe. L’Afrique y est maintenue dans son rôle historique de simple bassin d’extraction à bas coût.
Le modèle Infantino/Eto’o : Financiarisation agressive > rentrée de capitaux spéculatifs prédateurs> rente > subventions aux fédérations > perpétuation de la dépendance.
Le modèle productif souverain : Production locale > détention des actifs > circulation monétaire interne > réinvestissement > accumulation collective.
Prétendre que des subventions empêcheront la fuite des talents africains est une illusion, identique à celle du planteur de cacao qui espère s’enrichir en vendant sa fève brute un peu plus cher. Tant que l’Afrique ne possède ni les ligues majeures, ni les diffuseurs, ni les marques, ni les infrastructures capitalistiques du football, injecter des liquidités ne stoppe pas l’extraction : cela la modernise.
Les quatre piliers de l’indépendance économique
Pour bâtir un modèle productif et sortir durablement de la dépendance, y compris dans le football, quatre leviers doivent être actionnés :
– Démocratiser le crédit : créer des banques d’investissement public et des caisses mutualistes évaluant les dossiers sur la viabilité productive réelle et non sur le gage d’un titre foncier inaccessible.
– Organiser la circulation locale : ralentir les fuites économiques en développant des coopératives, des réseaux de crédit mutuel et des unités de compte complémentaires adossées à la production locale.
– Démocratiser la propriété : intégrer les salariés et les coopératives de producteurs au capital des entreprises et des usines de transformation. L’objectif est une société de propriétaires-producteurs, non de simples exécutants précaires.
– Imposer la transformation industrielle : cesser d’exporter nos matières premières brutes (cacao, bois, coton, minerais, talents sportifs) sans valeur ajoutée. L’Afrique doit posséder les usines, les marques et les réseaux de distribution de ses propres ressources.
Produire une économie, non des exceptions
Quand bien même Samuel Eto’o demeure un modèle sur de multiples plans au vu de sa brillante carrière sportive, il ne saurait constituer notre boussole économique. Non seulement il n’en maîtrise pas les dynamiques structurelles, mais lui et l’ensemble des footballeurs ne sont, en réalité, que des pions au sein d’un capitalisme mondialisé. Dans ce système, l’Afrique occupe toujours la dernière place : celle du pourvoyeur perpétuel de matière première brute — qu’il s’agisse de ressources naturelles ou de corps athlétiques d’exception —, reconduisant la même logique d’extraction héritée de l’esclavage et de la colonisation.
Un exploit individuel reste admirable, mais l’exception ne constitue pas une politique économique. Un État ne peut pas demander à des millions de citoyens d’accomplir un miracle pour simplement sortir de la misère.
La question centrale n’est pas de fabriquer quelques milliardaires pour flatter notre fierté dans les salons internationaux. La vraie question est : pourquoi faut-il être un phénomène d’exception pour avoir accès au capital productif ?
Le véritable développement ne se mesure pas au volume d’argent qui traverse le pays ni au nombre de jets privés dans nos aéroports. Il s’évalue à notre capacité collective à produire, posséder, transformer, faire circuler et réinvestir notre propre richesse.
Le problème du Cameroun n’a jamais été le manque de travail de ses enfants. Les Camerounais sont des travailleurs. Le problème réside dans leur dépossession méthodique de la valeur qu’ils créent. Changer cela consiste à refonder les règles du jeu économique. »
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Wayne Rooney soutient l’arrivée de Carlos Baleba

Carlos Baleba est officiellement un joueur de Manchester United. Le milieu de terrain camerounais s’est engagé ce mardi avec les Red Devils pour une somme avoisinant les 80 millions d’euros. Une arrivée qui suscite déjà beaucoup d’attentes, notamment auprès de Wayne Rooney, convaincu par le profil du nouveau renfort mancunien.
L’ancien capitaine de Manchester United apprécie particulièrement les qualités de Baleba et estime que son arrivée répond à un besoin précis de l’équipe : apporter davantage de puissance et d’impact au milieu de terrain.
« Je l’aime vraiment beaucoup. Je pense que c’est une très bonne recrue. Nous avions besoin d’un autre milieu de terrain avec un peu de puissance physique », a expliqué Rooney.
Pour l’ancien international anglais, le Camerounais n’a pas besoin d’être un géant pour imposer sa présence. « Je sais qu’il ne mesure pas 1,93 m ou quelque chose comme ça. Mais il couvre très bien le terrain, il est agressif, il demande le ballon et il possède les qualités dont nous avons besoin », a-t-il ajouté.
L’arrivée de Baleba devrait également renforcer la concurrence dans l’entrejeu mancunien. Avec Youri Tielemans, Carlos Santos et Kobbie Mainoo, Manchester United disposera de plusieurs options pour composer son milieu de terrain.
« C’est un très bon joueur qui va énormément améliorer l’équipe. Ce sera intéressant avec Tielemans, Santos et Kobbie Mainoo, mais c’est comme cela que les choses devraient être : de la concurrence pour les places. Si tu ne joues pas bien, tu ne joues pas », a conclu Rooney.
Avec un investissement proche de 80 millions d’euros, Manchester United affiche clairement ses ambitions. À Carlos Baleba désormais de confirmer sur le terrain les espoirs placés en lui.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le Cameroun déploie la vidéo-verbalisation pour traquer les infractions routières

À travers le contrôle en temps réel de la circulation et des véhicules, cette innovation technologique vise notamment à contribuer à la réduction du taux d’accidents et à faciliter l’identification et le suivi des contrevenants, notamment les récidivistes.
En prélude à l’augmentation attendue du trafic routier à la faveur de la rentrée scolaire, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a instruit, pour la période allant du 17 août au 30 septembre 2026, une intensification coordonnée des opérations de sécurité routière. Celle-ci prévoit notamment le déploiement de la vidéo-verbalisation et du dispositif de radiocommunication de BeSafe dans le cadre des contrôles routiers.
À cet effet, le Directeur des Transports Routiers, Dr Mbamome Nkendong Divine, accompagné des représentants de la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN) et du Secrétariat d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie Nationale (SED/GN), a présidé, ce mardi 25 août 2026, une séance de travail consacrée à l’exploitation de ces nouveaux outils technologiques. La rencontre s’est tenue dans la salle de conférences du bâtiment rond du ministère des Transports.
Les échanges ont notamment permis de rappeler que l’exploitation de ces outils innovants ne se substitue pas à l’action des Forces de Maintien de l’Ordre (FMO), mais constitue un appui aux opérations de contrôle, grâce à leur capacité à retracer, enregistrer et sauvegarder les données relatives aux infractions constatées.
Ces informations permettent ainsi de renforcer l’efficacité et l’efficience des interventions des équipes sur le terrain. L’analyse de la phase pilote de ces dispositifs a permis de faire ressortir principalement trois catégories d’infractions, à savoir les excès de vitesse, le défaut de visite technique et le défaut d’assurance. À travers le contrôle en temps réel de la circulation et des véhicules, ces innovations technologiques visent notamment à contribuer à la réduction du taux d’accidents et à faciliter l’identification et le suivi des contrevenants, notamment les récidivistes.
Dans la suite des travaux, les équipes ont effectué une visite guidée du centre de contrôle du ministère des Transports, avant de poursuivre par une descente sur différents sites, notamment au niveau des radars implantés au quartier Ahala et à Mbankomo, afin de tester et d’inspecter les installations techniques déployées.
L’intégration progressive de ces nouvelles technologies dans le dispositif national de sécurité routière témoigne ainsi de la volonté du ministère des Transports, en synergie avec les Forces de Maintien de l’Ordre, de renforcer les mécanismes de prévention, de contrôle et de répression des comportements à risque, en vue de contribuer à rendre les routes camerounaises plus sûres.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales5 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














