Actualités locales
Précarité réelle ou manipulation de l’opinion ?

La nomination de David Pagou à la tête de l’équipe nationale du Cameroun en décembre dernier a suscité son lot de controverses et d’interrogations. Parmi les critiques formulées, une rumeur persistante affirme que le technicien camerounais exercerait ses fonctions sans contrat officiel, dans une précarité administrative qui jetterait le discrédit sur la gestion de la Fédération camerounaise de football. Pourtant, les faits racontent une tout autre histoire.
Un contrat signé bien avant la promotion
Contrairement aux allégations qui circulent, David Pagou dispose bel et bien d’un contrat officiel avec la FECAFOOT depuis le 9 août 2025. Cette signature intervient à un moment crucial de l’histoire récente du football camerounais, alors que Marc Brys occupait encore le poste de sélectionneur national et que les tensions entre la Fédération et le ministère des Sports atteignaient leur paroxysme.
L’arrivée de Brys avait en effet déclenché une véritable bataille d’influence autour de la composition du staff technique des Lions indomptables. D’un côté, Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT, souhaitait imposer ses propres choix techniques, notamment David Pagou et Martin Ntdoungou. De l’autre, le ministère des Sports se retranchait derrière une convention existante stipulant que seuls les techniciens désignés par ses soins bénéficieraient d’une rémunération gouvernementale.
Une décision stratégique d’Eto’o
Face à ce blocage, Samuel Eto’o a tranché en assumant financièrement ses choix. Le 9 août 2025, il a officialisé les contrats de David Pagou, Martin Ntdoungou et Idriss Carlos Kameni, avec une prise en charge salariale directe par la Fédération. Cette décision, loin d’être anodine, marque une volonté d’autonomie de la FECAFOOT vis-à-vis des instances gouvernementales dans la gestion technique de l’équipe nationale.
Lorsqu’en décembre, Eto’o a décidé de se séparer de Marc Brys et de réorganiser le staff, c’est tout naturellement que David Pagou, jusqu’alors adjoint numéro 2, a été promu sélectionneur. Martin Ntdoungou, précédemment adjoint numéro 1, a quant à lui été repositionné comme superviseur. Les deux hommes continuent d’exercer sur la base des contrats signés en août, assurant une continuité juridique indéniable.
Des zones d’ombre persistent
Si la situation de David Pagou et Martin Ntdoungou est donc claire, des interrogations légitimes demeurent concernant d’autres membres du staff technique remanié en décembre. Qu’en est-il d’Alexandre Belinga, nouvel adjoint de Pagou ? De Clément Assimba, entraîneur des gardiens qui a remplacé Carlos Kameni ? Et des autres techniciens intégrés lors de cette restructuration ?
Ces questions méritent des réponses transparentes. Car si les rumeurs sur la précarité contractuelle de David Pagou s’avèrent infondées, elles révèlent néanmoins une communication défaillante de la part de la Fédération. Dans un contexte où la confiance entre les différents acteurs du football camerounais reste fragile, la clarté administrative n’est pas un luxe, mais une nécessité.
La FECAFOOT aurait tout intérêt à rendre publics les statuts contractuels de l’ensemble du staff technique. Non pas pour répondre aux polémiques, mais pour assainir un climat où le doute profite toujours aux rumeurs. David Pagou dispose d’un contrat depuis le 9 août 2025. C’est un fait. Reste à savoir si tous ses collaborateurs peuvent en dire autant.
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Un exploit historique en tant qu’entraîneur

Un an après l’autre, les portes de la Ligue des champions s’ouvrent aux techniciens africains. Mais cette fois, un homme vient de franchir une frontière symbolique. Yaya Touré est devenu le premier entraîneur africain à conduire un club jusqu’à la phase de groupes de la prestigieuse compétition européenne. Une première qui donne une autre dimension à la reconversion de l’ancien milieu de terrain ivoirien.
Une première qui dépasse le simple résultat
Il y a des qualifications qui valent plus que les trois points ou qu’un passage au tour suivant. Celle obtenue par Yaya Touré avec le Slovan Bratislava appartient à cette catégorie. En venant à bout de Celje, les Slovaques se sont imposés 2-1 au match retour et 3-2 sur l’ensemble des deux rencontres. Un résultat qui offre au technicien ivoirien bien davantage qu’un billet pour la suite de la compétition : une place dans l’histoire.
Car avant lui, aucun entraîneur africain n’avait réussi à franchir tous les tours de qualification pour installer un club en phase de groupes de la Ligue des champions. Le Nigérian Ndubuisi Emmanuel Egbo avait déjà ouvert une brèche en 2020 avec le KF Tirana, devenant le premier technicien africain à diriger une équipe dans la compétition. Mais son parcours s’était arrêté lors des qualifications.
Touré, lui, vient de franchir l’obstacle qui manquait encore à cette histoire.
De la légende du terrain à un nouveau défi
Cette réussite prend une saveur particulière lorsqu’on regarde le parcours de Yaya Touré. L’Ivoirien n’arrive pas sur un banc comme un technicien anonyme. Son nom appartient déjà à l’histoire du football européen. Passé notamment par le FC Barcelone et Manchester City, il a connu les plus grandes soirées continentales comme joueur.
Le voilà désormais de l’autre côté de la ligne de touche.
Cette transition n’était pourtant pas gagnée d’avance. Être une grande figure du vestiaire ne garantit rien une fois assis sur le banc. La connaissance du haut niveau doit se transformer en choix tactiques, en gestion des hommes, en capacité à maintenir une équipe sous pression. La qualification du Slovan Bratislava constitue donc un premier signal particulièrement fort.
Elle montre surtout que Touré n’est pas venu chercher un simple rôle honorifique dans sa nouvelle carrière.
Une qualification qui change déjà son statut
Pour une première expérience comme entraîneur principal, difficile de rêver meilleure vitrine. La Ligue des champions expose immédiatement un technicien à un niveau d’exigence hors norme. Chaque décision est scrutée, chaque erreur peut coûter cher, tandis que les adversaires disposent souvent de moyens supérieurs.
Le Slovan Bratislava aura désormais l’occasion de mesurer son projet à ce qui se fait de mieux en Europe. Pour Touré, cette campagne sera autant un défi sportif qu’un examen grandeur nature.
C’est là que commence réellement son histoire sur les bancs. La qualification est un exploit, mais elle ne doit pas devenir une fin en soi. Le plus difficile sera désormais de confirmer.
L’Afrique des bancs attend aussi son grand tournant
L’exploit de Yaya Touré possède enfin une portée qui dépasse son propre parcours. Pendant longtemps, les anciens grands joueurs africains ont davantage été attendus comme des ambassadeurs, des consultants ou des adjoints que comme de véritables patrons techniques capables de s’imposer au plus haut niveau européen.
Touré vient bousculer cette perception.
Son parcours pourrait inspirer une nouvelle génération d’anciens internationaux africains désireux de se lancer dans le métier d’entraîneur. La question n’est plus seulement de savoir si les techniciens africains peuvent atteindre les grands bancs européens, mais s’ils peuvent y construire une véritable légitimité.
Le premier chapitre est désormais écrit. Et il porte la signature de Yaya Touré.
Une histoire à poursuivre
Cette qualification restera quoi qu’il arrive une étape majeure de sa carrière d’entraîneur. Mais elle ouvre surtout une question passionnante : jusqu’où Yaya Touré peut-il aller ?
L’ancien maestro de Manchester City a déjà réussi là où aucun technicien africain n’était allé avant lui. Il lui reste maintenant à démontrer que cette première historique n’est pas un coup d’éclat, mais le début d’une véritable aventure sur les bancs du football européen.
Yaya Touré est entré dans l’histoire. À lui, désormais, d’écrire la suite.
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Jean-Pierre Bekolo pose la question qui dérange sur la responsabilité de l’État

Le cinéaste camerounais Jean-Pierre Bekolo appelle à ne pas réduire les féminicides à un simple phénomène de société et invite à replacer la responsabilité de l’État, de la police et de la justice au centre du débat sur les violences faites aux femmes.
Dans une tribune consacrée aux meurtres de femmes, Jean-Pierre Bekolo estime que la multiplication des références aux « féminicides » peut conduire à diluer la question de la responsabilité institutionnelle.
« FÉMINICIDE : ATTENTION À NE PAS DÉPOLITISER LE CRIME
À force de parler des « féminicides » comme d’un phénomène de société, ne risque-t-on pas de faire disparaître ceux qui ont la responsabilité de maintenir l’ordre dans la société ?
Une femme assassinée est d’abord victime d’un meurtre, donc d’un crime.
Et face au crime, une société organisée doit d’abord vérifier si ses institutions fonctionnent : police, justice, parquet, services sociaux, dispositifs de protection.
Le meurtre peut avoir des causes sociales. Mais sa prévention et sa répression relèvent aussi d’une responsabilité politique et institutionnelle.
Il revient à l’État de prévenir les meurtres liés aux violences sexistes, de poursuivre leurs auteurs et de rendre compte de ses défaillances lorsqu’il n’a pas protégé une victime pourtant connue comme étant en danger.
La catégorie « féminicide » permet-elle toujours de mieux comprendre et combattre le crime, ou peut-elle parfois déplacer la responsabilité du terrain politique et institutionnel vers celui, beaucoup plus vague, de « la société » ? »
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un prêtre camerounais retrouvé mort dans sa chambre en Italie

Il s’agit du père François Emmanuel Boock, prêtre du diocèse d’Ezeka. Son corps sans vie a été retrouvé dans sa chambre à Vérone, en Italie ce jeudi 27 août 2026.
Diocèse d’Eseka en deuil. Actu Cameroun apprend l’annonce du décès de l’abbé François Emmanuel Boock, prêtre du diocèse d’Ezeka retrouvé sans vie ce jeudi 27 août 2026 dans sa chambre à Vérone, en Italie.
Difficile pour le moment de connaitre les circonstances de son décès. Dans un avis de décès signé par l’abbé Legeo Pascal Bitjocka, chancelier du diocèse d’Eseka, l’on apprend que Mgr François Achille Eyabi, évêque du diocèse éponyme invite tout le peuple de Dieu à prier pour le repos éternel de l’abbé François Emmanuel.
Le diocèse d’Éséka est une circonscription ecclésiastique de l’Église catholique au Cameroun, située dans la région du Centre et le département du Nyong-et-Kéllé.
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