Actualités locales
Gaston Eloundou Essomba face aux capitaines d’industries

Au dernier jour de sa visite de travail à Douala, le 22 janvier 2026, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a pris part à un échange de concertation avec les capitaines d’industries, à l’initiative du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM).
Selon les responsables du ministère, cette rencontre visait à mettre les opérateurs économiques au même niveau d’information sur les actions engagées par le Gouvernement pour répondre aux défis du secteur de l’électricité, considéré comme un socle essentiel de l’essor économique du pays. Le Ministre a souligné l’importance de ces cadres d’échanges pour présenter les réformes en cours, mais aussi pour recueillir les attentes et suggestions du secteur privé, en vue de bâtir une stratégie plus efficace et réaliste.
Les discussions ont porté sur les réformes contenues dans le Compact énergétique du Cameroun, la renationalisation en cours de la société ENEO Cameroon, ainsi que sur la valeur ajoutée attendue de cette démarche en matière de stabilité de la fourniture de l’électricité. Le Ministre a également présenté les perspectives et opportunités offertes au secteur privé dans le cadre de la mise en œuvre du Compact énergétique.
En effet, l’État a officiellement racheté 95 % du capital d’Eneo au fonds Actis, pour un montant de 78 milliards de FCFA. Une décision majeure pour remettre de l’ordre dans le secteur de l’électricité et lancer une restructuration en profondeur, explique le ministère de L’Eau et de l’énergie.
S’adressant à la presse au sortir de la signature, le Ministre Gaston Eloundou Essomba a affirmé : «Cette signature marque la reprise effective du contrôle d’ENEO par l’État du Cameroun. C’est une étape indispensable pour engager les réformes d’urgence nécessaires à la stabilisation du secteur électrique».
Aussi, un diagnostic clair a été fait: le vrai problème, c’est le déséquilibre financier. Le Ministre l’a rappelé sans ambiguïté : Le secteur est fragilisé par un déséquilibre financier profond, à l’origine, des retards de paiement aux producteurs (Nachtigal, Kribi, Memve’ele), des tensions avec SONATREL, des difficultés opérationnelles persistantes.
Le plan d’urgence du Gouvernement
Pour redresser durablement le secteur, un plan prioritaire est déjà en marche. L’on parle du refinancement de la dette d’Eneo. Ceci, pour améliorer la trésorerie et stabiliser les paiements.il faut aussi, une discipline de paiement. « Tout le monde doit payer sa facture, y compris les entités publiques. » Avec le second corridor énergétique vers Douala, 150 MW de demande supplémentaire sont prévus en 2026 (≈ 50 milliards de FCFA de revenus additionnels).
Pour y arriver, le gouvernement doit lutter contre la fraude. On le sait, la fraude représente près de 15 % du système, soit 60 milliards de FCFA par an. Le Gouvernement engage, la généralisation des compteurs, la normalisation des branchements, des contrôles renforcés. La reprise d’ENEO est un acte de souveraineté énergétique. Elle ouvre la voie à une modernisation profonde, à la sécurisation des investissements et à une amélioration durable de la qualité du service public de l’électricité.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Yaoundé : Un élève tué par des braqueurs
Le quartier Ekounou à Yaoundé a été ce 28 Juillet 2026 aux environs de 2 heures du matin, le théâtre d’une tentative de hold-up spectaculaire, […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
L’affaire Martinez Zogo : où est la vérité interprétable au-delà du buzz et des règlements de comptes ?
« Au-delà de l’émotion légitime et du spectacle macabre qui entourent l’assassinat effroyable de Martinez Zogo, l’exigence de vérité impose un recul critique et une rigueur […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards pour renforcer ses capacités de financement

(Investir au Cameroun) – Alios Finance Cameroun sollicite 13 milliards de FCFA sur le marché obligataire de la Cemac, un an après une émission dont le montant effectivement placé avait atteint 9 milliards de FCFA. Proposée à des taux de 6,60 % et 7,20 %, cette nouvelle opération doit renforcer ses capacités de financement.
Les souscriptions à cet emprunt obligataire à tranches multiples sont ouvertes jusqu’au 7 août 2026, selon les paramètres communiqués pour l’opération. D’une valeur nominale de 10 000 FCFA, les titres sont répartis entre une tranche de trois ans, rémunérée à 6,60 % brut par an, et une tranche de cinq ans, assortie d’un coupon annuel brut de 7,20 %.
Si l’émission est intégralement souscrite, Alios Finance placera 1,3 million d’obligations. L’établissement ne peut toutefois pas encore être présenté comme ayant « levé » 13 milliards de FCFA : ce montant constitue l’objectif de l’opération et ne pourra être considéré comme effectivement levé qu’à l’issue du placement.
Des coupons relevés par rapport à l’émission de 2025
Alios Finance Cameroun revient rapidement sur le marché. En 2025, l’établissement avait proposé un emprunt de 10 milliards de FCFA, réparti à parts égales entre une tranche de trois ans rémunérée à 6 % et une tranche de cinq ans à 7 %.
Au terme de cette opération, la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) avait admis à sa cote 900 255 obligations. À une valeur nominale de 10 000 FCFA par titre, ce volume correspond à 9,00255 milliards de FCFA, soit environ 90 % de l’objectif initial.
La nouvelle enveloppe recherchée est donc supérieure de 30 % à l’objectif de 2025 et de 44,4 % au montant effectivement placé cette année-là. Alios relève également les taux proposés de 60 points de base sur la maturité de trois ans et de 20 points de base sur celle de cinq ans. Cette hausse améliore l’attractivité des titres pour les investisseurs, mais augmente parallèlement le coût nominal des nouvelles ressources de l’établissement.
La clôture des souscriptions, annoncée pour le 7 août 2026, coïncide avec le paiement de la quatrième échéance de l’emprunt de 2025. Selon un avis publié le 21 juillet par la BVMAC, Alios doit décaisser 771,037 millions de FCFA à cette date, dont 627,831 millions au titre du principal et 143,207 millions au titre des intérêts. Les encaissements par les investisseurs doivent débuter le 10 août.
L’IFC annoncée comme investisseur de référence
La Société financière internationale (IFC), institution du Groupe de la Banque mondiale chargée du financement du secteur privé, est présentée dans les documents de placement comme investisseur de référence. Le montant de son engagement et la tranche dans laquelle elle investira ne sont toutefois pas précisés.
Le montage de l’opération réunit également Attijari Securities Central Africa, Elite Capital Securities Central Africa et Société Générale Capital Securities Central Africa. Plusieurs sociétés de Bourse de la Cemac doivent participer au placement des titres.
Les ressources recherchées sont destinées au développement des activités historiques d’Alios Finance : crédit-bail mobilier, crédit d’investissement, location longue durée et crédits à court terme. Contrairement aux banques, cet établissement financier n’est pas autorisé à collecter des dépôts dans le cadre de comptes courants. Le recours au marché obligataire constitue donc l’un de ses principaux leviers pour mobiliser des ressources longues et financer de nouveaux crédits.
Un test pour le nouveau propriétaire
Cette opération intervient quinze mois après la prise de contrôle d’Alios Finance Cameroun par Credaf Group. La holding financière de l’homme d’affaires ivoirien Serge-Aimé Bilé a finalisé l’acquisition le 30 avril 2025, après l’obtention des autorisations réglementaires requises.
Selon le communiqué officiel relatif à l’opération, l’acquisition a porté sur les entités d’Alios Finance au Cameroun, au Gabon et en Côte d’Ivoire, l’entité ivoirienne disposant de succursales au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal. Credaf Group est ainsi devenu l’actionnaire principal des activités concernées dans les zones Cemac et Uemoa.
Dans un communiqué publié début juillet 2026, Alios a affirmé détenir, à fin décembre 2025, 28 % de l’encours camerounais de leasing, avec un portefeuille de 52,7 milliards de FCFA. Son principal concurrent était alors crédité de 25 %. La même communication faisait également état d’une progression de 3 % enregistrée par Alios sur le segment des nouveaux crédits au premier trimestre 2026.
Amina Malloum
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales4 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














