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L’Institut français du Cameroun mise sur la co-construction culturelle en 2026

« Cette saison 2026 se déploie comme une invitation à explorer les liens entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Europe, entre histoires partagées, mémoires entremêlées et futurs à imaginer ensemble », a declaré Muriel Piquet Viaux, directrice de l’IFC Cameroun. Ce choix n’est pas symbolique. Il traduit une volonté institutionnelle de repositionner l’action culturelle française au Cameroun dans un contexte international marqué par la remise en question des modèles classiques de diplomatie culturelle, longtemps fondés sur la diffusion verticale des œuvres et des normes.
Le « Tout-monde », dans la pensée de Glissant, désigne un monde structuré par les relations entre cultures, par les circulations et les interdépendances, plutôt que par l’isolement ou la hiérarchisation. Appliqué à une saison culturelle, ce cadre théorique sert ici de grille de lecture pour interroger les liens entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Europe, ainsi que les héritages historiques et les imaginaires contemporains qui les relient.
Vers la co-construction
La saison 2026 se distingue par une inflexion stratégique claire : la diplomatie culturelle n’est plus présentée comme un outil de rayonnement unilatéral, mais comme un espace de co-construction avec les acteurs locaux. La programmation est conçue comme pluridisciplinaire et participative, associant arts visuels, musique, danse, théâtre, cinéma, littérature, sciences humaines, pratiques numériques, architecture, urbanisme ou encore gastronomie. Cette diversité disciplinaire répond à une logique : croiser les savoirs et les formes artistiques pour rendre accessibles des concepts souvent perçus comme abstraits, tels que la créolisation, l’identité-relation ou l’archipel, notions centrales chez Glissant.
Dans cette perspective, la culture est envisagée comme un levier de dialogue et de médiation. Elle devient un outil de compréhension mutuelle entre sociétés, mais aussi un espace où se discutent des enjeux globaux : diversité culturelle et linguistique, rôle de la jeunesse, liens entre création artistique, savoirs endogènes et écologie.
Une programmation territorialisée
La saison 2026 est structurée autour de trois grandes périodes : janvier-avril, mai-août et septembre-décembre. Les activités se déploient à la fois dans les murs des Instituts français de Yaoundé et de Douala et hors les murs, en partenariat avec quatre acteurs culturels camerounais.
Tout au long de l’année, des expositions sont prévues dans les deux villes, notamment dans le cadre du Cabinet de curiosités. En avril, une exposition consacrée à l’Ensemble national du Cameroun, photographié par Adama Sylla, est annoncée à Douala, tandis que Yaoundé accueillera l’exposition Ville cruelle. Entre juillet et août, l’IFC de Douala présentera Arc-en-ciel monochrome, accompagnée de projections de la collection cinématographique Regards des Outre-mer à Douala et Yaoundé. La même période sera marquée par l’Urbain Arts Festival dans les deux métropoles. D’autres activités sont programmées sur le reste de l’année, dans une logique de continuité plutôt que d’événementialisation ponctuelle.
Jeunesse, participation et espaces publics
Un axe central de la saison concerne la jeunesse camerounaise, considérée non comme simple public, mais comme actrice des dispositifs proposés. Plusieurs projets mettent l’accent sur la participation active et l’appropriation des contenus.
Le projet L’archipel des quartiers, porté par Louise Abomba, transforme les quartiers en espaces de récits partagés à travers des parcours artistiques, balades poétiques, performances interactives et installations éphémères. L’espace public devient ainsi un lieu de création et de dialogue, où les mémoires locales sont mobilisées comme matière culturelle.
Le programme Paroles et identités du Tout-monde, développé par The Okwelians, vise à rendre la pensée glissantienne accessible à un large public jeune. Ateliers philosophiques, concours d’éloquence, universités populaires et séminaires en forêts communautaires traduisent des concepts théoriques en outils de réflexion collective. Déployé dans les dix régions du Cameroun, le projet doit aboutir à un Manifeste du Tout-monde camerounais, élaboré autour des questions de cohésion sociale et de transition écologique.
Résidences, transmission et circulation des savoirs
La saison accueille également plusieurs résidences de recherche et de création. Parmi elles, une résidence confiée à Ruben pour une réinterprétation contemporaine du conte musical Pierre et le Loup de Sergueï Prokofiev, présentée à Douala et Yaoundé.
Ces résidences s’inscrivent dans une logique d’hybridation culturelle : il ne s’agit pas seulement de produire des œuvres, mais de créer des espaces de transmission, de dialogue et d’adaptation des formes artistiques à des contextes locaux.
Le projet La parole nomade, porté par Kouam Tawa, illustre cette démarche. Lectures itinérantes, arbres à poèmes, ateliers d’écriture, performances et enregistrements radiophoniques font circuler la parole de Glissant sous des formes accessibles et mobiles, en dehors des cadres institutionnels traditionnels.
Culture, écologie et savoirs endogènes
Avec le Conseil International de Dialogue et de Partenariat (CIDP), la saison 2026 articule culture, écologie et savoirs traditionnels. Quatre actions sont prévues de Maroua à Limbé, de Yaoundé à Garoua : jardins communautaires inspirés de la philosophie de la Relation, ateliers de permaculture et de médecine endogène, débats inter-lycées et dispositifs numériques de médiation culturelle. Cette orientation élargit le champ de la diplomatie culturelle vers des enjeux environnementaux et sociaux, en lien direct avec les réalités locales.
La saison culturelle 2026 de l’Institut français du Cameroun se présente ainsi comme un dispositif de soft power renouvelé. Elle ne repose plus sur la seule diffusion d’œuvres ou de références culturelles françaises, mais sur la mise en relation de territoires, de mémoires et de pratiques. Dans un contexte international marqué par des crispations identitaires et des urgences écologiques, cette programmation propose une diplomatie culturelle fondée sur la relation, la circulation et l’ancrage local. Elle redéfinit le rôle de l’Institut français non comme simple opérateur culturel, mais comme plateforme de co-production d’imaginaires et de débats, à l’intersection du Cameroun, de la France et d’un espace culturel global en recomposition.
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Miss Cameroun 2026: Maellys NGO Mboui succède à Audrey Moutongo

La femme la plus belle du Cameroun est connue depuis cette nuit. Il s’agit de Maellys Ngo Mboui. Âgée de 20 ans, celle qui succède à Audrey Moutongo (il s’agit de l’ex première dauphine qui avait succédé à Josiane Golonga, élue en mai et destituée après une brouille avec le Comité Miss Cameroon (Comica), le 25 février 2025. C’est une confirmation pour celle qui avait déjà été élue Miss Cameroon diaspora en mars dernier. Franco-Camerounaise, Maellys Ngo Mboui est originaire de la région du Nord-Ouest.
Maellys Ngo Mboui est étudiante en Économie-gestion et Mathématiques-Informatiques, en France. Le jury est donc allé trouver la plus belle femme du Cameroun hors du territoire national.
Miss Cameroon 2026 est porteuse d’un projet baptisé Cameroonian girls in stem. Lequel vise à encourager et former les jeunes filles à devenir des leaders dans l’innovation et la cyberdéfense, des actrices de la transformation sociale et des ambassadrices culturelles du Cameroun.
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Maastricht : un corps retrouvé près de la gare, la police soupçonne un décès non naturel

Une découverte macabre a mobilisé la police samedi matin à Maastricht, aux Pays-Bas. Un corps a été retrouvé dans un bosquet situé près de la gare, tandis que les enquêteurs cherchent à comprendre les circonstances du décès.
Un corps retrouvé dans un bosquet à Maastricht
La découverte a eu lieu samedi 19 septembre 2026 vers 7 h 30, dans un bosquet de la Noormannensingel, à proximité de la gare centrale de Maastricht.
Selon la police néerlandaise, une personne a été retrouvée sans vie sur place. Les circonstances entourant son décès ont immédiatement conduit les enquêteurs à envisager la possibilité d’un décès non naturel.
Interrogé par L1 Nieuws, un porte-parole de la police a indiqué que les circonstances dans lesquelles la victime avait été retrouvée justifiaient cette hypothèse. Pour autant, les enquêteurs n’écartent pas à ce stade les autres scénarios.
L’identité de la personne décédée n’a pas encore été communiquée.
Les enquêteurs analysent les images et interrogent les témoins
Un important périmètre de sécurité a été installé autour de la zone. Les spécialistes de la police scientifique procèdent à des relevés afin de recueillir les éventuelles traces utiles à l’enquête.
La police examine également les images des caméras de surveillance installées dans le secteur. Des riverains et d’éventuels témoins sont interrogés afin de déterminer ce qui a pu se passer avant la découverte du corps.
Les enquêteurs ont aussi utilisé un drone pour obtenir une vue plus complète du lieu où la personne a été retrouvée et de ses alentours. Cette opération doit notamment permettre de documenter précisément la scène et de faciliter les recherches.
Pour l’heure, aucune information officielle ne permet d’établir les circonstances exactes du décès, ni de confirmer l’intervention d’une tierce personne.
La police poursuit donc ses investigations à Maastricht. Les analyses médico-légales, les témoignages recueillis dans le quartier et l’exploitation des images de vidéosurveillance pourraient apporter de premiers éléments sur les dernières heures de la victime.
La police néerlandaise précise que tous les scénarios restent ouverts. Les autorités devraient communiquer de nouvelles informations si l’enquête permet de déterminer les circonstances du décès.
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Transferts de fonds des migrants : Les Camerounais moins performants en 2025

Le pays arrive à la 19ème place sur 20 pays africains classés, avec des envois estimés à 960 millions de dollars, soit 548 milliards FCFA. Sans donner les causes précises, FIDA informe que ces transferts des migrants camerounais sont globalement en baisse par rapport à 2024.
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a publié le 14 septembre 2026, les résultats d’un rapport sur les transferts de fonds des migrants africains vers leurs pays d’origine en 2025.
Le rapport intitulé : «Sending Money Home 2026. Beyond remittances : From lifeline to resilience – one family at a time», indique que l’Égypte arrive en tête des pays africains bénéficiaires des transferts de leur diaspora. Le pays le plus peuplé du monde arabe a reçu 41,51 milliards de dollars de ses migrants en 2025. Ce montant le place au 4e rang mondial, derrière l’Inde (150,7 milliards de dollars), le Mexique (64,4 milliards) et les Philippines (41,6 milliards).
Pour le cas du Cameroun, le pays arrive à la 19ème place sur 20 pays africains classés, avec des envois estimés à 960 millions de dollars, soit 548 milliards FCFA. Sans donner les causes précises, FIDA informe que ces transferts des migrants camerounais sont globalement en baisse par rapport à 2024.
En 2024 par exemple, les migrants camerounais ont transférés 652 milliards FCFA dans l’économie nationale et ce flux constaté en 2024 avait alors enregistré une progression de 8% par rapporte à 2023. Selon le rapport d’évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), ces envoies ont aidé à soutenir les ménages et les petites initiatives dans les secteurs de l’agriculture, du commerce et l’artisanat.
Les migrants camerounais installés en France avaient le plus contribué en 2024 avec 35% des transferts effectués, les Etats-Unis ( 20%) ; la Belgique (12%) ; le Royaume-Unis (8%) ; l’Allemagne (7%) ; le Canada (5%) ; l’Italie (3%) et 5% pour les autres migrants installés dans d’autres pays européens.
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