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l’ascension silencieuse de David Pagou

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l’ascension silencieuse de David Pagou
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On le voit peu dans les gros titres, il ne fait pas de vagues sur le banc et fuit les effets de manche. Pourtant, David Pagou est en train de s’imposer comme l’une des belles attractions de cette Coupe d’Afrique des nations. Arrivé en décembre à la tête de la sélection camerounaise, le technicien affiche un calme presque déroutant, un flegme assumé, et surtout une efficacité déjà tangible : le Cameroun est qualifié pour les huitièmes de finale.

Dans un tournoi souvent dominé par la pression, les polémiques et les ego, Pagou incarne une autre idée du leadership. Silencieuse, patiente, mais profondément ancrée dans le sens du devoir. On en parle peu, mais le sélectionneur des Lions Indomptables mérite un immense respect, tant son parcours récent force l’admiration.

Nommé adjoint de Marc Brys en 2024, David Pagou aurait pu voir sa trajectoire brisée net. À la suite du conflit ouvert entre le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o, et le ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi, il reçoit une lettre de mutation administrative pour le moins incompréhensible : départ immédiat pour un village reculé à la frontière du Congo, à deux jours de route de son domicile. Une décision vécue par beaucoup comme une sanction collatérale dans une guerre qui le dépassait.

Mais Pagou n’a ni cédé à la colère ni cherché l’exposition médiatique. Samuel Eto’o lui demande de tenir bon, de rester disponible. Il accepte. Résultat : pendant six mois, le technicien vit sans salaire, le ministère refusant de le rémunérer. Une situation humainement éprouvante, professionnellement injuste. Pourtant, pas une plainte publique, pas un mot plus haut que l’autre. « Il est heureux de servir la patrie », résument ses proches.

Depuis, la Fecafoot a repris la main : gestion de son quotidien, règlement des arriérés de salaire, puis nomination comme sélectionneur national. Une promotion qui sonne comme une réparation morale, mais aussi comme un pari assumé sur l’homme.

Dans le vestiaire, David Pagou est décrit comme un entraîneur humble, accessible, qui ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas. Il observe, il écoute, notamment ses cadres, dont il reconnaît ouvertement l’expérience internationale supérieure à la sienne. Loin de l’autoritarisme caricatural, il privilégie l’échange, la confiance et le respect mutuel.

Sur le terrain, cela se traduit par une équipe disciplinée, sereine, concentrée sur l’essentiel. Sans bruit, sans proclamation tapageuse, le Cameroun avance. Et derrière cette progression se dessine le portrait d’un homme resté droit dans la tempête.

À l’heure où le football africain est souvent traversé par des crises institutionnelles, l’histoire de David Pagou rappelle qu’il existe encore des serviteurs de l’État et du jeu, pour qui l’honneur et la patience comptent plus que la reconnaissance immédiate. Aujourd’hui, la CAN lui offre enfin une lumière méritée. Et peut-être, le début d’une reconnaissance à la hauteur de son engagement.

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Une délégation du Rdpc chez le ministre Manaouda Malachie

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C’était ce jeudi 17 septembre 2026, au domicile du ministre de la Santé à Yaoundé. La délégation chapeautée par Jean Kuete le secrétaire général du […]

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le BIR ouvre un nouveau camp à Nkambe malgré les appels au « Ghost Town »

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le BIR ouvre un nouveau camp à Nkambe malgré les appels au « Ghost Town »
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Dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire et du rapprochement entre le BIR et les populations, un nouveau camp a été inauguré le 18 septembre 2026 dans l’arrondissement de Nkambe, département de la Donga-Mantung.

La cérémonie, présidée par le Général de Brigade François Pelene, Coordonnateur Général des BIR, s’est déroulée en présence des autorités administratives, municipales et traditionnelles, ainsi que d’une importante mobilisation des populations.

Prenant la parole à cette occasion, le Général de Brigade François Pelene a indiqué que l’implantation de ce nouveau camp vise à consolider le dispositif sécuritaire déjà en place afin de mieux protéger les personnes et leurs biens, tout en favorisant un climat de paix, de stabilité et de sérénité dans l’arrondissement de Nkambe et ses environs.

Le 3ᵉ Bataillon d’Intervention Rapide (3e BIR), dont la zone d’action couvre la région du Nord-Ouest, joue un rôle stratégique dans la sécurisation de cette partie du pays confrontée à des attaques récurrentes de groupes armés séparatistes.

La participation remarquable des populations à cette cérémonie, malgré les appels au « Ghost Town » lancés par les groupes séparatistes, témoigne de leur attachement au retour durable de la paix et de leur confiance dans les actions menées pour la sécurisation de la localité.

Bon à savoir : le Bataillon d’intervention rapide ou BIR, nommé bataillon léger d’intervention (BLI) de sa création en 2000 jusqu’en 2001, est une unité d’élite, comptant actuellement environ 5 000 hommes, considérée comme la force la mieux équipée et entraînée du Cameroun.

Le BIR est entraîné et contrôlé depuis sa création par d’anciens officiers. Après la tentative de coup d’État de 1984, le président camerounais, Paul Biya, recrute Abraham Avi Sirvan, un colonel retraité de l’armée et ancien à l’ambassade d’Israël à Yaoundé, pour former les soldats de la garde présidentielle (GP), créée après la dissolution de la garde républicaine.

Puis, après la mise en place réussie de la GP, le colonel Sivan, qui a le statut de conseiller contractuel à la présidence camerounaise, forme le bataillon léger d’infanterie (BLI) en 1999, chargé de combattre le grand banditisme et de surveiller les frontières.

Après la mort d’Abraham Avi Sirvan dans un accident d’hélicoptère le 22 novembre 2010, Mayer Herez, un général à la retraite de l’armée israélienne, lui succède.

Le recrutement du BIR est centralisé à la présidence de la République, contrairement à celui du reste de l’armée, y compris les forces spéciales. Le niveau d’équipement du BIR est très élevé par rapport à celui de l’armée régulière.

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Sénégal : Sadio Mané Absent, Koulibaly et Gana Gueye appelés, la première liste de Patrick Vieira

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Patrick Vieira, nommé à la tête des Lions de la Teranga du Sénégal, a dévoilé ce vendredi 18 septembre, sa première liste de joueurs convoqués […]

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