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L’anti-modèle en Afrique, c’est le Conseil constitutionnel du Cameroun

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L’anti-modèle en Afrique, c’est le Conseil constitutionnel du Cameroun
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L’éditorialiste Edmond Kamguia n’a pas eu de mots assez durs pour dénoncer le Conseil constitutionnel camerounais.

Sur le plateau de l’émission “Droit de réponse“ sur Equinoxe Tv, ce dimanche, Edmond Kamguia est revenu sur l’épisode de l’invalidation de la candidature de Maurice Kamto par le Conseil constitutionnel camerounais.

« Au niveau du Conseil constitutionnel, l’événement, j’allais dire le drame, que l’opinion nationale et internationale a vécu, c’est le rejet barbare et sauvage de la candidature du principal leader de l’opposition, Maurice Kamto. Je dis bien rejet barbare et sauvage, parce que c’était basé sur le faux. Une décision que le Conseil constitutionnel ne devrait pas s’appuyer sur le faux », a indiqué Edmond Kamguia sur Equinoxe Tv.

À en croire Edmond Kamguia, l’anti-modèle en la matière dans ce domaine en Afrique, c’est le Conseil constitutionnel camerounais.

« Le Conseil constitutionnel est la honte du droit au Cameroun. C’est la honte de tous les conseils constitutionnels en Afrique. L’anti-modèle en Afrique, c’est le Conseil constitutionnel du Cameroun », a ajouté Edmond Kamguia.

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Pétrole : la valeur du brut vendu pour l’État recule de 62,4 milliards de FCFA au premier semestre 2026

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Pétrole : la valeur du brut vendu pour l’État recule de 62,4 milliards de FCFA au premier semestre 2026
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(Investir au Cameroun) – La valeur du pétrole brut commercialisé pour le compte de l’État camerounais a reculé de 62,4 milliards de FCFA au premier semestre 2026. Elle est passée de 300,3 milliards de FCFA sur les six premiers mois de 2025 à 237,9 milliards un an plus tard, soit une baisse de 20,8 %, selon les calculs effectués à partir des tableaux de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), publiés le 6 octobre 2026. Ce recul intervient alors que les prix internationaux du pétrole ont fortement augmenté au cours du deuxième trimestre.

La diminution tient d’abord aux quantités commercialisées. Entre janvier et juin 2026, la SNH a vendu 4,635 millions de barils de brut pour le compte de l’État, contre 7,059 millions sur la même période en 2025. La différence atteint 2,424 millions de barils, soit une contraction de 34,3 %.

L’essentiel du recul a été enregistré au premier trimestre. Sur cette période, la valeur des ventes de brut pour l’État est tombée de 186,5 milliards de FCFA en 2025 à 64,2 milliards en 2026, soit une chute de 65,6 %. Les volumes commercialisés ont diminué de 58,7 %, passant de 4,027 millions à 1,662 million de barils.

La situation s’est inversée au deuxième trimestre. La valeur des ventes est passée de 113,8 milliards de FCFA en 2025 à 173,6 milliards en 2026, en hausse de 52,6 %. Les volumes sont pourtant restés légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente, à 2,974 millions de barils contre 3,032 millions. Cette progression en valeur intervient avec le redressement du prix officiel moyen des cargaisons commercialisées pour le compte de l’État, passé de 65,04 à 104,15 dollars le baril, soit une augmentation de 60,1 %.

La conversion des ventes en monnaie locale a également pesé sur leur valeur. Exprimées en dollars, les ventes de brut pour le compte de l’État ont diminué de 14,1 % au premier semestre, à 425,6 millions de dollars, contre 495,6 millions un an auparavant. Leur recul atteint en revanche 20,8 % en FCFA. Les tableaux de la SNH font apparaître une baisse de la valeur du dollar par rapport au franc CFA : le taux moyen retenu est passé de 624,87 à 554,19 FCFA au premier trimestre et de 577,20 à 560,66 FCFA au deuxième.

Sur le plan de la production, le Cameroun a extrait 9,009 millions de barils de pétrole brut au premier semestre 2026, contre 9,792 millions sur la même période de 2025, soit un recul de 8 %. Cette évolution est moins prononcée que la baisse de 34,3 % des volumes commercialisés pour le compte de l’État. Les deux indicateurs ne portent toutefois pas sur le même périmètre : la production totale comprend les parts revenant à la SNH et à ses associés, tandis que les ventes examinées concernent uniquement la part publique. Les tableaux ne permettent pas d’expliquer entièrement cet écart.

Ces résultats interviennent dans un environnement pétrolier sensiblement différent de celui envisagé lors de l’élaboration du budget 2026. Dans son rapport sur les marchés des matières premières publié le 28 octobre, la Banque mondiale a relevé de 86 à 91 dollars sa prévision de prix moyen du Brent pour l’année. Ce niveau dépasse de 25,1 dollars, soit 38,1 %, le prix de 65,9 dollars retenu dans le Budget citoyen camerounais pour les hypothèses pétrolières de 2026.

Cette différence ne correspond pas à un supplément de recettes publiques. Les deux références de prix ne sont pas strictement identiques. Les revenus tirés des hydrocarbures dépendent également des volumes produits et commercialisés, des prix obtenus pour les bruts camerounais, des taux de change et des conditions fiscales applicables aux opérateurs.

Le budget camerounais prévoit 523,7 milliards de FCFA de recettes pétrolières et gazières en 2026, soit 9,2 % des recettes du budget général. Cette enveloppe couvre un périmètre plus large que les seules ventes de brut réalisées par la SNH pour le compte de l’État et ne peut être directement rapprochée de leur valeur semestrielle.

Après déduction des dépenses associatives, des engagements gaziers et des autres engagements retracés dans ses tableaux, la SNH affiche un solde transférable à l’État de 182,1 milliards de FCFA au premier semestre 2026, contre 231,3 milliards un an auparavant. La diminution atteint 49,2 milliards de FCFA, soit 21,3 %. Ces montants correspondent aux soldes calculés par la société pétrolière publique et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir les sommes effectivement versées au Trésor pendant les six premiers mois de l’année.

Baudouin Enama

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le Cameroun et la Guinée équatoriale s’accordent avant les négociations avec Chevron

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Réunies à Yaoundé le 4 novembre 2026, les délégations camerounaise et équato-guinéenne ont harmonisé leurs positions sur le projet d’Accord d’Opérations de l’Unité (AOU). Cette étape cruciale solidifie le front commun des deux États d’Afrique centrale en vue des discussions imminentes avec le géant pétrolier américain Chevron, partenaire stratégique du développement de ces gisements transfrontaliers.

Le siège de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) au Cameroun a servi de cadre à une importante session bilatérale. L’objectif principal des travaux était l’examen minutieux du projet d’Accord d’Opérations de l’Unité (AOU) pour les champs gaziers Yoyo-Yolanda.

Les discussions ont été menées par des figures clés du secteur énergétique des deux pays. La délégation camerounaise était conduite par Nathalie Moudiki, Conseiller N2 à la SNH, tandis que la Guinée équatoriale était représentée par Oscar Berniko, Directeur général des entités d’État et des actifs pétroliers au Ministère des Hydrocarbures.

Un pas de plus vers les discussions avec Chevron

L’issue de cette rencontre est hautement stratégique : elle permet au Cameroun et à la Guinée équatoriale de consolider une position commune et unie. Ce consensus bilatéral constitue un préalable indispensable avant d’entamer les négociations directes avec le partenaire privé américain Chevron.

L’entente affichée par les deux délégations marque une avancée concrète vers la mise en valeur effective des gisements, sécurisant ainsi les intérêts partagés des deux nations face à l’opérateur international.

Un modèle d’intégration et de développement régional

Au-delà des aspects purement techniques, le projet Yoyo-Yolanda s’impose comme un exemple de coopération Sud-Sud en Afrique centrale. Il s’inscrit dans la continuité directe de l’Accord bilatéral signé le 17 mars 2023 à Yaoundé par les chefs d’État Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, suivi de l’Accord d’Unitisation paraphé le 3 février 2026 à Malabo.

Pour les deux pays voisins, la finalisation de ce projet représente un levier économique majeur. L’exploitation durable de ces ressources gazières communes est destinée à soutenir l’industrialisation locale, stimuler la croissance économique régionale et répondre directement aux besoins énergétiques des populations.

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Unlocking a vast market for the world

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Unlocking a vast market for the world
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SHANGHAI, Nov. 4 (Xinhua) — After a journey of more than two months across continents and oceans, machinery from WFL Millturn Technologies cleared customs in Shanghai last month for this year’s China International Import Expo (CIIE), carrying the Austrian manufacturer’s hopes of expanding further into Chinese and wider Asia-Pacific markets.

« I don’t see any good reason why we will not be successful in China in the upcoming decades, » said WFL Managing Director Stefan Hackl. His company will make a double debut: its first appearance at the import expo after more than 20 years in the Chinese market, and the Asian debut of its brand-new machine tool.

The company’s confidence is rooted in part in the vision behind the CIIE, an initiative championed by Chinese President Xi Jinping, who has personally planned and steered its development. Designed to give overseas businesses greater access to the vast and growing Chinese market, the expo has increasingly turned China’s development into opportunities for the world.

Now in its ninth year, the CIIE has become a regular fixture on the global trade calendar. Running from Nov. 5 to 10, the expo will bring together 4,142 overseas exhibitors, including more than 2,000 first-time participants like WFL.

In the weeks leading up to the expo, shipments from around the world continued to arrive in Shanghai, bringing in a diverse range of products, from Peruvian bananas and French tires to Australian coffee and Kazakh ice cream, all ready to meet buyers at the event.

As the world’s first national-level exhibition dedicated to imports, the CIIE offers a compelling response to rising protectionism and trade barriers. Rather than viewing trade as a competition for a limited share of global demand, it seeks to make the world economic pie bigger by creating opportunities for businesses and economies to grow together.

« Our aim is to turn the China market into a market for the world, a market shared by all, and a market accessible to all, » Xi has said. « This way, we will be able to bring more positive energy to the global community. »

A PROMISE KEPT

In his keynote speech at the opening ceremony of the first CIIE in 2018, Xi said the expo is « an important decision made by China to pursue a new round of high-level opening-up, and is China’s major initiative to still widen market access to the rest of the world. »

« China’s initiative to expand imports is not a choice of expediency. It is a future-oriented step taken to embrace the world and promote common development, » Xi said, pledging that the event would be held annually and « feature good performance, good results and continued success in the years to come. »

Eight years on, the CIIE has grown into a premier global platform for trade, investment and cultural exchanges, connecting businesses, innovators and consumers from around the world. The promise of an annual expo with lasting results has been borne out by its growth.

Past editions have drawn more than 180 countries, regions and international organizations and seen more than 3,400 new products, technologies and services make their debut, while cumulative intended deals have exceeded 580 billion U.S. dollars, according to the organizer.

« The CIIE is far more than a trade show, » said Jérôme Vanachter, president of Lesaffre Greater China. The French yeast maker is back for a ninth consecutive edition this year.

Calling the expo a « market-intelligence hub, » Vanachter said the CIIE helps turn market insights into products.

Past expos have also seen Xi announce a series of opening-up measures, including advancing the development of pilot free trade zones and the Hainan Free Trade Port (FTP), continuously trimming the negative lists for foreign investment, and expanding the opening of telecommunications, healthcare and other services.

These pledges were followed by concrete actions. In November 2024, China removed the last two manufacturing-related restrictions from its national negative list for foreign investment. Last December, the Hainan FTP launched island-wide special customs operations, a milestone in China’s drive for high-standard opening-up.

« Today, the CIIE has become a showcase of China’s new development paradigm, a platform for high-standard opening-up, and a public good for the whole world, » Xi said at the fifth edition of the event in 2022.

The role of the CIIE in China’s opening-up agenda is expected to continue in the years ahead. In its five-year development blueprint for the 2026-2030 period, the country has called for expanding imports and continuing to hold the CIIE and other major trade fairs, including the Canton Fair in south China, while strengthening trade-promotion platforms.

A MARKET SHARED BY ALL

« Economic globalization represents the trend of history, » Xi said at the second CIIE in 2019, likening it to the world’s great rivers — the Yangtze, the Nile, the Amazon and the Danube, which all « surge forward in relentless flow, and nothing can stop their mighty movement. »

China has been translating this vision into action by opening wider. Quality products from an increasing number of countries are finding a foothold in the Chinese market, generating profits for businesses, wages for workers and tax revenues in their home countries.

For 17 consecutive years, China has remained the world’s second-largest importer. Also in the first three quarters of 2026, the country’s imports rose 22.3 percent year on year, significantly outpacing export growth.

« The vastly huge China market is the most promising in the world, » Xi noted at the third CIIE in 2020, citing the country’s huge population and vast middle-income group.

The country’s retail sales of consumer goods surpassed 50 trillion yuan (about 7.44 trillion U.S. dollars) for the first time last year, and are expected to grow by another 10 trillion yuan over the next five years.

The appeal of the Chinese market is reflected in the growing participation of global businesses in the CIIE, which has attracted a record number of more than 300 Fortune Global 500 companies and industry leaders this year.

In terms of exhibition space, U.S. exhibitors lead for the eighth consecutive year, occupying more than 50,000 square meters, while companies from Germany, the United Kingdom and France also rank among the top participants.

Over 480 products are set to make their global, Asian or China debut at the event, the highest number in history, underscoring the Chinese market’s growing role as a launchpad for global innovation.

Under Xi’s leadership, China has also sought to make the opportunities offered by its market more accessible to developing countries. For years, the CIIE has provided free exhibition booths to exhibitors from the world’s least developed countries.

This year, according to the organizer, the exhibition area for African businesses is set to increase steadily, while the space allocated for free booths for the least developed countries will expand by 17 percent.

An official delegation from Cote d’Ivoire will make its first appearance at the CIIE’s business exhibition this year, showcasing cocoa, coffee, cashews and kola nuts. In May, a zero-tariff policy took effect on imports from all 53 African countries with which China has diplomatic relations.

« We are very happy to participate for the first time, » said Rami Koné, an official with the country’s export agency. « This will be a good opportunity to showcase Cote d’Ivoire to the world. »

« Of the problems confronting the world economy, none can be resolved by a single country alone, » Xi once said. « We must all put the common good of humanity first rather than place one’s own interest above the common interest of all. »

As Xi has pledged, China will continue to open its arms to the world, offering countries greater opportunities for market access, investment and growth. « Together, we can achieve development for all, » he has said. ■

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