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« Je suis un homme de terrain », David Pagou refuse de rentrer dans la bataille

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« Je suis un homme de terrain », David Pagou refuse de rentrer dans la bataille
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La tension entre le ministère des Sports et la Fédération camerounaise de football semble s’apaiser, du moins en surface. Mais le nouveau sélectionneur des Lions Indomptables préfère se concentrer sur l’essentiel : le terrain.

La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a remporté son bras de fer avec le Minsep. L’affaire avait pris une tournure spectaculaire le 29 novembre 2025, lorsque Samuel Eto’o, fraîchement réélu président de la Fécafoot sans opposition, avait lancé un message sans équivoque : aucun joueur ou entraîneur ne serait au-dessus du Cameroun. Les observateurs savaient déjà qui était visé.

Quarante-huit heures plus tard, le coup de massue tombait. Le comité d’urgence présidé par Eto’o limoge Marc Brys, le sélectionneur pourtant nommé par le ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi. Un départ brutal, à quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations, qui aurait pu déclencher une nouvelle escalade.

Au ministère des Sports, le silence s’est installé. Aucune réaction officielle face à cette mise à l’écart. Certains attendaient une sortie musclée de Narcisse Mouelle Kombi pour recadrer la Fécafoot. Contre toute attente, lors d’une réunion de préparation de la CAN, le ministre a salué le travail accompli par Marc Brys. Un geste surprenant qui laisse perplexe.

Cette crise touche-t-elle à sa fin ? Faut-il s’attendre à un nouveau rebondissement dans ce feuilleton qui n’en finit plus ? La question a été posée directement à David Pagou, l’ancien adjoint de Brys propulsé sur le devant de la scène comme nouveau patron du banc de touche des Lions Indomptables.

Lors de la conférence de presse d’avant-match, le technicien a choisi la prudence et la diplomatie. «Je suis entraîneur de football. Je suis un homme de terrain et je ne souhaite m’immiscer de la politique », a déclaré David Pagou, refusant de se laisser entraîner sur un terrain miné.

Le nouveau sélectionneur a préféré mettre l’accent sur l’ambiance au sein de l’équipe. « Tout ce que je sais actuellement, c’est que nous sommes sereins dans la tanière. Bryan peut le témoigner. Et nous vivons très bien ensemble. Et tous les Camerounais sont contents. Je pense que c’est ça le plus important », a-t-il confié, tentant de ramener le débat vers l’essentiel : la préparation de la compétition.

Une position sage pour un homme qui se retrouve au cœur d’une tourmente qu’il n’a pas provoquée. En refusant de commenter les aspects politiques du conflit, David Pagou cherche visiblement à préserver l’unité de son groupe et à concentrer les énergies sur les objectifs sportifs.

Reste à savoir si ce calme apparent résistera aux pressions et aux enjeux de la CAN qui approche. Entre la Fécafoot d’Eto’o et le ministère des Sports, la trêve semble fragile. Pour l’instant, David Pagou a choisi son camp : celui du football, loin des querelles institutionnelles.

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Lions Indomptables : le MINSEP lance les préparatifs des prochaines échéances

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Le ministère des Sports a réuni ce vendredi 18 septembre 2026 les administrations concernées par l’organisation des prochains rendez-vous des Lions Indomptables, notamment face aux […]

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Jeanne Nsoga répond aux critiques et défend la complexité de la gestion de l’État

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Jeanne Nsoga répond aux critiques et défend la complexité de la gestion de l’État
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Le dossier du complexe sportif d’Olembé continue de susciter des réactions au Cameroun. Dans une publication consacrée aux difficultés de la gestion publique, la femme politique Jeanne Nsoga défend une lecture fondée sur les contraintes auxquelles sont confrontés les décideurs et appelle à davantage de recul dans les critiques adressées aux responsables publics.

Pour Mme Nsoga, ancienne militante du FSNC d’Issa Tchiroma Bakary, il existe un écart important entre le regard porté de l’extérieur et la réalité de la prise de décision. « De l’extérieur, tout paraît simple. De l’intérieur, tout est systémique », écrit-elle, évoquant notamment les arbitrages budgétaires, les procédures administratives et la nécessité de préserver certains équilibres sociaux.

Elle prend notamment l’exemple du complexe sportif d’Olembé, dont le marché initial avait été confié à l’entreprise italienne Gruppo Piccini. Le projet, lancé dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations, reposait notamment sur des financements apportés par Intesa Sanpaolo et UBA. Le contrat avec Piccini a ensuite été résilié et la poursuite des travaux confiée à l’entreprise canadienne Magil Construction.

Lire la tribune de Jeanne Nsoga :

« Bonjour mes gens,

Tout le monde sait comment diriger une entreprise, sauf ceux qui la dirigent. Et tout le monde sait comment diriger un pays, sauf ceux qui le font.

Dans une entreprise comme dans un État, celui qui regarde de l’extérieur ne voit que le résultat final. Il ne voit pas la contrainte. Il ne voit pas les arbitrages budgétaires, les procédures, la nécessité de ménager les équilibres sociaux.

De l’extérieur, tout paraît simple. De l’intérieur, tout est systémique. C’est pour cela que beaucoup de critiques brillants deviennent des gestionnaires moyens quand on leur confie les clés. Ce n’est pas de l’incompétence, c’est la découverte de la complexité.

Le cas d’Olembe illustre bien cette différence entre le commentaire et la commande. En 2015, le projet de 163 milliards est financé par deux prêts, 138,5 milliards de la banque italienne Intesa Sanpaolo et 24,5 milliards d’UBA, et confié à l’italien Gruppo Piccini.

Ce que beaucoup n’ont pas compris, c’est que c’était un prêt lié. Le prêteur impose son entreprise. Sans Piccini, pas de financement italien. De l’extérieur, on a critiqué le choix de l’entreprise comme si quelqu’un au Cameroun l’avait choisi par plaisir. À l’intérieur, on sait que c’était la condition pour avoir le prêt.

Quand Piccini accumule les retards à l’approche de la CAN, l’État résilie en 2019 et fait appel en urgence au canadien Magil, avec un nouveau prêt de 55 milliards. Magil encaissera 42 milliards sur ces 55 sans achever l’hôtel et le centre commercial, et le chantier finira en arbitrage à

Paris et Washington. Bilan : 218 milliards pour un complexe inachevé, quand la Côte d’Ivoire livre Ebimpe en 4 ans pour 143 milliards. (C’est l’exemple qu’on prend trop souvent et qui me fait sourire).

Les commentateurs ont dit qu’on a mal géré. Celui qui a géré sait qu’il a dû choisir entre perdre l’organisation de la CAN et décider vite. (On sait tous ce que le Cameroun a subi comme chantage sous les quolibets de notre diaspora matango qui avait cru voir en cela une occasion de positionner un politique inachevé en quête de pouvoir).

Ce phénomène de commentateur sabitou n’est pas exclusivement camerounais. En Grèce en 2015, Yanis Varoufakis était le critique le plus brillant de l’Europe. Théoricien redouté, il expliquait comment il fallait gérer la crise. Une fois nommé ministre des Finances, il a découvert la même contrainte : un prêt lié aux conditionnalités de la Troïka et un plafond de verre à Bruxelles et Berlin. En six mois, il a démissionné. Non par incompétence, mais parce que de l’intérieur, on ne gère pas une théorie, on gère des contraintes.

Le Cameroun évolue dans un système mondial qui n’a pas toujours intérêt à voir un pays africain stratégique aller vite. Plus que d’autres, le Cameroun est craint pour ses prises de position géostratégiques. Soumis encore au Franc CFA, il subit des « arbitrages orientés » qui lui sont défavorables, en plus des conditionnalités des bailleurs.

Il est au cœur du Golfe de Guinée, avec 400 km de côte, du pétrole, du gaz, et une position qui fait le lien entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Une telle position ne nous attire pas que des amitiés. Elle attire les convoitises, les ingérences et les jeux d’influence des grandes puissances. Chaque grande décision – un port, une route, un stade, un contrat minier – se prend donc sous le regard, et parfois la pression, d’acteurs qui n’ont pas toujours intérêt à nous voir aller trop vite.

Quand je vous lis cracher sur votre pays pour les condamnations qu’il subit, je souris de voir autant de superficialité s’étaler, mais je le dis souvent, c’est de la faute de ceux qui vous ont formés en mystifiant le savoir. Pourtant on leur a dit qu’en transmettant le savoir, il faut en donner la clé de lecture.

Ce que le commentateur appelle lenteur est souvent le temps de la défense de la souveraineté. Quand à cela s’ajoutent le manque de civisme, le manque de patriotisme, l’illettrisme diplômé et la corruption, le pays est sous pression.

Critiquer est utile. Mais juger sans avoir porté la charge est TROP facile.

ATTERRISSONS ».

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Guinée : suspendue de diffusion, France 24 demande la «bienveillance» de Doumbouya

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Après un incident sur son antenne impliquant un qualificatif jugé inexact à l’égard du président guinéen Mamadi Doumbouya, France 24 présente ses excuses et sollicite […]

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