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ALex Nguepi dévoile les “fautes politiques” de Maurice Kamto

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ALex Nguepi dévoile les “fautes politiques” de Maurice Kamto
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Selon l’ancien militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, en reprenant la présidence du parti, il ne reste qu’à Maurice Kamto de négocier un accord politique permettant à son parti de participer aux prochaines élections locales.

Alex Nguepi ne cache pas sa déception après l’annonce de la réélection de Maurice Kamto à la présidence du MRC. Selon lui, Maurice Kamto aurait dû laisser la présidence du parti à Mamadou Mota.

« J’ai honte d’avoir été un jour militant du MRC et d’avoir appelé Maurice Kamto président car il vient de démontrer qu’il est pire que Paul Biya. En effet pour l’intérêt du MRC il aurait dû laisser la présidence du parti à Mamadou Mota Il vient de montrer à la face du monde qu’il est égocentrique et cela est inadmissible pour les mendiants du véritable changement », a réagi Alex Nguepi.

Selon l’ancien militant du MRC, le retour de Maurice Kamto est le résultat de « son tempérament fougueux et son égo surdimensionné ».

« Le vote électronique ne s’improvise pas. C’est un processus strictement encadré par la loi et les statuts des formations politiques. On ne peut pas le bricoler pour satisfaire les ambitions démesurées d’un individu qui se croit indispensable.

M. Maurice Kamto enchaîne les erreurs. Il aurait pu être l’Ousmane Sonko ou le Vladimir Poutine du Cameroun. Il a plutôt choisi la voie de l’échec et de l’oubli. Après 13 ans à la tête de son parti, celui-ci reste populaire auprès de certains frère du village, mais incapable de transformer cette sympathie en victoires électorales.

Le boycott des élections locales de 2020, puis la démission du MRC en 2025 pour tenter une candidature présidentielle, furent des fautes politiques majeures. Beaucoup espéraient qu’il en tirerait les conséquences. Mais son tempérament fougueux et son égo surdimensionné ont une fois de plus pris le dessus.

Pendant ce temps, les militants paient le prix fort. Certains ont vendu terrains et maisons, sacrifié leurs économies et leurs espoirs, pour finalement voir leurs rêves brisés par un leader plus préoccupé par son intérêt personnel que par l’intérêt collectif.

Cette situation prouve qu’un haut niveau de diplôme n’est en rien une garantie de réussite politique au Cameroun. Sans vision, sans humilité et sans stratégie, l’échec est inévitable. Il ne lui reste qu’une option responsable : conclure un accord politique permettant à son parti de participer aux prochaines élections locales.

Alex Nguepi »

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Entre stabilité institutionnelle et urgences structurelles

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Le Cameroun célèbre le 44e anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, marquant plus de quatre décennies d’un pouvoir qui a profondément façonné les structures institutionnelles du pays. Alors que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) célèbre la longévité et la stabilité du « Renouveau », cette commémoration offre l’opportunité de dresser un bilan critique et multidimensionnel d’une nation à la croisée des chemins.

Arrivé au pouvoir le 6 novembre 1982, Paul Biya entame son 44e an de gouvernance au lendemain de sa réélection d’octobre 2025 pour un nouveau septennat. Si le régime vante la préservation de l’unité nationale et de la souveraineté, le pays fait face à des défis majeurs. Crises sécuritaires persistantes, endettement croissant, aspirations démocratiques de la jeunesse et défaillances des services de base dressent le portrait d’un Cameroun en quête de second souffle.

Sur le plan politique, le mot d’ordre du parti au pouvoir reste la fidélité et la préparation des futures échéances législatives et municipales. À 93 ans, le président Paul Biya incarne une longévité record qui alimente d’intenses débats sur sa succession, exacerbés par les rivalités de clans au sein du sérail.

Une économie sous tension : Le grand écart de la « rigueur »

L’opposition et la société civile, bien que fragmentées, continuent de contester la régularité des scrutins et dénoncent un verrouillage de l’espace démocratique. La question du « Cameroun de l’après-Biya » demeure la principale inconnue, oscillant entre des craintes d’instabilité et des appels à une véritable refonte républicaine.

Le slogan fondateur de 1982, axé sur la « rigueur et la moralisation », se heurte à une réalité macroéconomique difficile. Bien que de grands chantiers infrastructurels aient vu le jour (comme le port en eau profonde de Kribi ou des projets énergétiques), la croissance reste insuffisante pour absorber l’arrivée des jeunes sur le marché de l’emploi.

Fracture sociale et détresse de la jeunesse

Le pays ploie sous une dette estimée à plus de 15 000 milliards de francs CFA. De plus, la corruption systémique, le Cameroun stagne à un score de 26/100 selon l’indice de Transparency International, paralyse l’efficacité des dépenses publiques et freine l’investissement privé.

Le contraste démographique est saisissant : face à une population à l’âge médian de 18 ans, l’élite dirigeante affiche une moyenne d’âge très avancée. Cette fracture se traduit par un chômage endémique, un sous-emploi généralisé et une vie chère qui érodent le pouvoir d’achat des ménages.

Un système de santé publique à deux vitesses

Le sentiment de précarité pousse une part croissante de la jeunesse diplômée vers l’exil. Malgré les promesses de prospérité à l’horizon de l’émergence, les inégalités régionales et le clientélisme fragilisent la cohésion sociale nationale.

Le secteur sanitaire camerounais souffre d’un manque criant de plateaux techniques modernes et d’une répartition inéquitable des infrastructures sur le territoire. Les hôpitaux de référence se concentrent dans les métropoles de Yaoundé et Douala, laissant les zones rurales dans un dénuement partiel.

La crise anglophone

Alors que la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU) peine à se généraliser efficacement, l’accès aux soins de qualité reste un luxe. Symbole de cette fragilité, les évacuations sanitaires répétées de la haute élite vers l’Europe rappellent l’urgence d’une mise à niveau profonde du système de soin national.

La stabilité légendaire du Cameroun s’est fissurée au cours de la dernière décennie sous l’effet de crises sécuritaires majeures. La crise anglophone (NOSO) : Le conflit sécessionniste dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’enracine, totalisant plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés internes.

Boko Haram

La menace Boko Haram. Dans la région de l’Extrême-Nord, malgré la riposte de l’armée, les incursions meurtrières de la nébuleuse terroriste continuent de perturber la vie des populations. L’insécurité à l’Est : La porosité des frontières avec la République centrafricaine engendre des incursions de groupes armés et des tensions liées à la gestion des flux de réfugiés.

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Mila Assoute interpelle Paul Biya après 44 ans au pouvoir

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Mila Assoute interpelle Paul Biya après 44 ans au pouvoir
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À l’occasion du 44ᵉ anniversaire de l’accession de Paul Biya au pouvoir, le Pr Chief Mila Assoute adresse un message critique au chef de l’État. Dans une tribune intitulée « Le Cameroun est une République », il dénonce les rivalités de succession au sein du pouvoir, pointe les difficultés économiques et financières du pays et s’inquiète de ce qu’il considère comme des menaces sur les institutions républicaines.

Le débat sur l’avenir politique du Cameroun et la succession de Paul Biya revient au centre de l’actualité à l’occasion de la célébration, le 6 novembre 2026, des 44 ans de son accession à la magistrature suprême.

Dans une tribune adressée au président de la République, le Pr. Chief Mila Assoute, qui se présente comme chef supérieur des Mbo Sanzo en exil, dresse un tableau préoccupant de la situation politique, économique et institutionnelle du pays.

Tout en adressant ses vœux d’anniversaire au chef de l’État, l’auteur estime que les engagements formulés lors du dernier septennat, notamment autour du slogan « Grandeur et Espérance », tardent à se traduire par des résultats suffisamment visibles et mesurables.

Il considère que les rivalités internes et les calculs liés à la succession présidentielle occupent désormais une place importante dans les rapports de force au sein du pouvoir, au détriment, selon lui, de la mise en œuvre des engagements politiques.

Lire la tribune de Mila Assoute :

LE CAMEROUN EST UNE RÉPUBLIQUE (Partie 1)

EXCELLENCE MONSIEUR, PAUL BIYA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN, CHEF DE L’ÉTAT

D’abord Très respectueusement, joyeux anniversaire pour vos 44 ans au pouvoir !

Vous avez prêté serment le 6 novembre 2025 après l’élection présidentielle et cela vous hisse aujourd’hui à 44 ans de pouvoir.

Vous promettiez au peuple camerounais pour ce septennat « Grandeur et Espérance ».

Un an après votre prestation de serment, aucun indicateur sérieux, lisible et mesurable ne fait référence dans votre gouvernement à cette promesse.

Les luttes de pouvoir au lieu du travail

En revanche, les stratégies dominantes de l’actualité dans le sérail sont désormais celles de votre succession. Des luttes internes pour vous remplacer.

La fin de votre ère est spéculée moins par l’opposition que par les propres membres du sérail. Sur les réseaux sociaux, ils assument leurs portraits qui font floraison.

Vos engagements électoraux n’ont plus de place dans aucun agenda politique interne. Les clans se forment, se déchirent et disposent à souhait de la fortune publique pour se neutraliser en mettant en danger la sécurité nationale.

Un climat délétère des affaires et des finances publiques :

Il ne s’agit pas ici de dénigrer mon pays mais de nommer par les mots le risque du péril que la situation présente.

L’exécution budgétaire peine à atteindre 40 %, les tensions de trésorerie sont réelles et justifient des mandats des élus municipaux et législatifs reportés 2 fois. Ce qui pose désormais un hiatus de légitimité.

L’indice de risque politique du pays est très élevé pour les investisseurs qui observent la prudence des incertitudes.

Nous assistons donc à ciel ouvert à une véritable « nuit des longs couteaux » des batailles internes de succession qui dominent le septennat.

Une justice qui ne rassure pas

Le procès de l’assassinat de Martinez Zogo est une illustration parfaite d’un capharnaüm d’intrigues de succession et de révélations d’horreurs au lieu de rassurer sur l’autorité de la justice.

4 ans après le meurtre odieux d’un journaliste, mettant gravement en cause les services secrets, la justice n’a rendu aucun verdict. Le decujus du supplicié est toujours sous scellé.

Serait-il excessif d’affirmer que la justice du Cameroun est l’otage des cartels d’intérêts politiques et financiers ?

Le pouvoir appartient au peuple du Cameroun

C’est le lieu de rappeler que le pouvoir qui est visé appartient au peuple souverain. La République du Cameroun est fondée sur le pacte social qui unit nos quelque 250 composantes sociologiques. Ref. : « Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’ approprier l’exercice du pouvoir », article 2, alinéa 1 de notre Constitution.

Notre République n’est donc pas un jouet constitutionnel pour des nombrilistes qui y verraient le dévolution du pouvoir par des filiations.

Les tentations claniques ou dynastiques du pouvoir du peuple souverain qui se manifestent en ce sens dans l’espace public sont particulièrement mal inspirées.

Elles sont des menaces réelles pour la stabilité de l’État et dangereuses pour notre unité nationale.

Votre responsabilité personnelle et constitutionnelle, Monsieur le Président de la République, ne serait-elle pas engagée si ces velléités émancipées plongeaient la nation dans l’abîme ?

Le choix à faire est par conséquent historique : il est soit de léguer un pays sain et des finances assainies, pour la paix, dans son modèle de République, soit de prendre le risque d’exposer la nation au chaos des aventures de confiscation du pouvoir par une fraction anthropologique de notre pays commun.

(Suite partie 2)

Pr. Chief Mila Assoute
Chef Supérieur des Mbo Sanzo en exil.

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Access Bank Cameroon : bénéfice estimé à 14,6 milliards de FCFA sur neuf mois, en hausse d’environ 180 % sur un an

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Access Bank Cameroon : bénéfice estimé à 14,6 milliards de FCFA sur neuf mois, en hausse d’environ 180 % sur un an
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(Investir au Cameroun) – Access Bank Cameroon a réalisé un bénéfice net équivalant à environ 14,6 milliards de FCFA au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 5,2 milliards sur la même période de 2025, selon une conversion indicative des résultats publiés par sa maison mère nigériane, Access Holdings Plc. Dans les états financiers déposés le 2 novembre 2026 à la Bourse du Nigeria, la progression du bénéfice atteint 158,5 % en nairas, monnaie dans laquelle le groupe présente ses comptes. Elle dépasse largement la hausse de 5,9 % enregistrée par l’ensemble du groupe, également calculée en nairas.

Avec ce résultat, Access Bank Cameroon occupe le troisième rang des filiales bancaires africaines du groupe, hors Nigeria, dont les performances sont présentées séparément. Elle arrive derrière les banques du Ghana et de la Zambie, mais devant celles de République démocratique du Congo, de Sierra Leone et d’Angola.

La hausse du bénéfice s’accompagne d’une augmentation des revenus. Selon les données détaillées dans la note 27(c) du rapport, le produit d’exploitation de la banque représente l’équivalent d’environ 28,9 milliards de FCFA sur les neuf premiers mois de 2026, contre 14,3 milliards sur la même période de 2025, après conversion aux taux moyens retenus pour chacune des deux périodes.

Les dépenses de fonctionnement ont également augmenté, mais moins rapidement que les revenus. Elles sont estimées à 12,7 milliards de FCFA, contre 7,5 milliards un an auparavant. Le bénéfice avant impôt atteint ainsi l’équivalent de 15,6 milliards de FCFA, contre 6,5 milliards sur les neuf premiers mois de 2025.

La banque a également enregistré une diminution de sa charge fiscale, ramenée à l’équivalent d’environ un milliard de FCFA, contre 1,2 milliard un an plus tôt. Les états financiers ne précisent pas les raisons de cette baisse, intervenue malgré l’augmentation du bénéfice avant impôt.

Près de 269 milliards de FCFA de placements financiers

Au-delà des bénéfices, les comptes publiés au Nigeria donnent des indications sur la manière dont Access Bank Cameroon utilise ses ressources. Au 30 septembre 2026, les titres financiers détenus par la banque représentaient l’équivalent d’environ 269 milliards de FCFA, contre 65,6 milliards pour les crédits accordés à la clientèle.

Autrement dit, les placements en titres financiers inscrits au bilan sont plus de quatre fois supérieurs aux crédits à la clientèle. Ils représentent 62 % du total des actifs de la banque présentés dans les comptes du groupe, contre 15 % pour les prêts. Le bilan ainsi converti est évalué à environ 431,5 milliards de FCFA.

Le rapport ne précise cependant pas la part de ces placements constituée de titres publics camerounais, ni les revenus qu’ils ont effectivement rapportés à Access Bank Cameroon. Il n’est donc pas possible de déterminer leur contribution exacte à la hausse du bénéfice.

Cette progression intervient par ailleurs après la reprise des activités de Standard Chartered Bank Cameroon. Les comptes et les soldes des clients de cette dernière ont été transférés à Access Bank Cameroon à compter du 10 novembre 2025.

Les résultats des neuf premiers mois de 2026 intègrent donc ces activités reprises, contrairement à ceux de la même période de 2025. Les états financiers ne permettent pas de déterminer quelle part de l’augmentation des revenus et des bénéfices provient de cette opération.

Les montants en FCFA présentés dans cet article restent des estimations obtenues par conversion des données publiées en nairas. Les taux effectivement utilisés par Access Holdings pour convertir les comptes de sa filiale camerounaise ne sont pas détaillés. Les équivalents calculés ne doivent donc pas être assimilés aux résultats comptables officiellement arrêtés par Access Bank Cameroon en FCFA.

Baudouin Enama

Lire aussi :

19-10-2026 – Access Bank Cameroun : le bilan retombe à 465 milliards de FCFA après une baisse de 36 milliards

15-10-2026 – Standard Chartered a encaissé 16,3 milliards FCFA lors de la cession de sa filiale camerounaise à Access Bank

05-10-2026 – IHS Cameroon : 20 milliards de FCFA de crédits non tirés auprès d’Ecobank et Access Bank à fin juin 2026

22-09-2026 – Access Bank Cameroun dépasse 500 milliards de FCFA d’actifs, avec 199 milliards en titres contre 64 milliards de crédits

23-09-2026 – PME : Access Bank et l’ITC incluent le Cameroun dans un programme africain d’accès au financement et aux marches

11-06-2026 – Access Bank Cameroon ouvre de nouvelles opportunités aux PME et aux entrepreneurs au Salon PROMOTE 2026

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