Connect with us

Actualités locales

Le Cameroun met fin à l’exonération de TVA sur l’immobilier social, malgré un déficit de 2,5 millions de logements

Published

on

Le Cameroun met fin à l’exonération de TVA sur l’immobilier social, malgré un déficit de 2,5 millions de logements
Spread the love

(Investir au Cameroun) – A compter de 2026, les intérêts sur les prêts immobiliers, ainsi que les opérations de vente et de location de logements sociaux au Cameroun ne seront plus exonérés de taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La loi de finances de l’État pour 2026 soumet désormais l’ensemble de ces opérations à un taux de TVA réduit de 10 %, contre un taux normal de 19,25 %.

À la direction générale des Impôts (DGI), au ministère des Finances, on présente cette inflexion comme un ajustement de l’architecture fiscale. « Ce taux intermédiaire permet de corriger les inefficiences dues aux exonérations, tout en restant inférieur au taux normal », explique-t-on. Selon les projections de la DGI, la réforme doit générer plus de 3 milliards de FCFA de recettes fiscales supplémentaires pour le Trésor public dès 2026.

Reste que cette hausse de la base taxable intervient dans un contexte de besoins de financement publics croissants et, surtout, de tension sur le logement social. En pratique, l’assujettissement à 10 % renchérit à la fois les projets (via le coût des prêts) et l’accès final des ménages (via les prix de vente et de location), au moment où l’offre reste largement insuffisante.

Obstacle à la promotion des projets immobiliers

Selon les chiffres officiels, le Cameroun enregistre depuis quelques années un déficit d’environ 2,5 millions de logements sociaux. Pour y répondre, le gouvernement a lancé en 2009 un programme de construction de 10 000 logements sociaux, couplé à l’aménagement de 50 000 parcelles constructibles, avec une phase pilote de 1 675 logements.

Seize ans plus tard, ce projet gouvernemental aurait permis de livrer seulement près de 2 000 logements, à Yaoundé, Douala, Bafoussam, Limbé, Bamenda et Sangmélima, signalant des difficultés persistantes de mise en œuvre. Les pouvoirs publics indiquent avoir engagé des diligences avec plusieurs partenaires privés — Pnhg, Addoha, Lafak et Wagas — pour finaliser les préalables au démarrage effectif de nouveaux travaux de construction.

Mais, apprend-on, le processus se heurte à la question de l’accès au foncier. À cette contrainte structurelle s’ajoute désormais un paramètre fiscal susceptible d’affecter l’équation économique des projets : l’instauration d’un taux de TVA de 10 % sur les opérations d’immobilier social (intérêts, ventes, locations), dont la conséquence directe est le renchérissement de l’investissement et de l’accès au logement social. Le partenariat entre l’État et les opérateurs privés concernés pourrait ainsi en pâtir.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

15-10-2025 - Le groupe londonien Wagas ambitionne de construire 1,5 million de logements au Cameroun

03-12-2025 - Habitat : 200 nouveaux logements sociaux annoncés en 2026 après un objectif manqué en 2025

24-10-2025 - Garoua : la SIC s’allie au portugais A1V2 Engenharia pour construire 110 logements sociaux

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

le SNJC dénonce l’impunité des assassinats de journalistes et réclame justice

Published

on

le SNJC dénonce l’impunité des assassinats de journalistes et réclame justice
Spread the love

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) s’indigne contre l’assassinat des journalistes et professionnels des médias au Cameroun ces dernières années en appelant différents intervenants à faire cesser l’impunité qui continue de régner.

L’exercice de la profession de journaliste et d’autres professions connexes expose les professionnels à divers dangers au Cameroun. Outre des menaces passagères, des menaces persistantes, des atteintes à l’intégrité physique ou morale et bien d’autres maux dont ils sont victimes, des professionnels vont jusqu’à perdre leur vie. Dans le monde, 15 journalistes ont été tués en 2026 dans le cadre de l’exercice de leur profession.

Au Cameroun ces dernières années, les décès de Bibi Ngota, de Jules Koum Koum, de Samuel Wazizi, d’Ernestine Quandie, d’Anye Nde Nsoh, de Becky Jeme Iyabo et de Martinez Zogo continuent d’interroger. Les circonstances de ces décès ne sont pas toutes clairement élucidées, les responsabilités ne sont pas non plus établies. Le Syndicat condamne toutes les atteintes à la vie, à l’intégrité physique et morale, à la liberté et à la dignité des journalistes. « Aucun désaccord éditorial, aucune critique, aucune enquête journalistique ne saurait justifier la violence ou la répression ».

Au-delà de cette condamnation, le SNJC se penche avec regret sur la problématique du règne de l’impunité. Les questions soulevées sont multiples : « Qui a commandité le meurtre ? Qui a planifié le crime ? Qui en est véritablement responsable ? », s’interroge le SNJC en montrant que les responsables sont des maillons d’une chaîne. Le syndicat s’indigne ainsi contre une réalité difficile à accepter : l’impunité des crimes commis contre les journalistes et les professionnels des médias. On doit pourtant y mettre fin.

Pour l’organisation, « l’impunité est une responsabilité universelle. Y mettre fin signifie tenir les personnes qui ordonnent l’assassinat de journalistes responsables de leurs crimes et les traduire en justice ». Face à un crime contre ces professionnels, la vérité, la justice indépendante, impartiale et diligente ainsi que la réparation appropriée constituent des droits pour les familles, pour l’opinion. Alors que le pays n’a pas encore atteint ce niveau de protection des journalistes et de sanction de ceux qui les menacent et les tuent, le syndicat interpelle divers acteurs.

D’abord les autorités judiciaires pour la conduite accélérée des procédures, la transparence et l’impartialité. Ensuite les pouvoirs publics pour garantir la sécurité des journalistes et la création d’un environnement favorable à l’exercice libre et indépendant du journalisme. Les forces de défense et de sécurité, afin de respecter les droits des journalistes, s’abstenir de toute intimidation, violence ou entrave à leur travail. Les responsables politiques et administratifs pour qu’ils renoncent aux discours de haine, aux menaces et aux campagnes de stigmatisation contre les professionnels des médias.

Enfin les institutions nationales et internationales de défense des droits humains pour qu’elles suivent les affaires de crimes commis contre les journalistes au Cameroun et contribuent à la lutte contre l’impunité.

À l’occasion de la 13ᵉ journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes le 2 novembre 2026, le SNJC recommande aux journalistes de renforcer leur solidarité. De documenter les menaces et les agressions dont ils sont victimes et d’utiliser tous les mécanismes disponibles pour signaler les atteintes à leur sécurité.

L’édition 2026 de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes est : « Les menaces évoluent, l’impunité demeure ».

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Gasoil : le coût d’importation atteint 984 FCFA/litre, le soutien de l’État approche 440 FCFA en novembre

Published

on

Gasoil : le coût d’importation atteint 984 FCFA/litre, le soutien de l’État approche 440 FCFA en novembre
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Le coût d’importation du gasoil au Cameroun atteint 984,46 FCFA le litre en novembre 2026, contre 974,93 FCFA en octobre, selon la nouvelle structure des prix de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH). Cette hausse de 9,53 FCFA porte la ligne « soutien/remboursement État » à 439,83 FCFA par litre, contre 430,30 FCFA un mois auparavant. Le prix réglementé à la pompe reste fixé à 828 FCFA à Douala. Le seul coût d’importation dépasse ainsi de 156,46 FCFA le montant payé par le consommateur.

L’augmentation du soutien est plus prononcée pour le pétrole lampant. La compensation unitaire inscrite dans la structure tarifaire atteint 722,34 FCFA le litre en novembre, contre 660,09 FCFA en octobre, soit une progression de 62,25 FCFA (+9,4 %). Le coût d’importation de ce produit ressort à 912,93 FCFA, pour un prix de détail maintenu à 350 FCFA. À l’inverse, le super enregistre une légère baisse de son coût d’importation, de 702,60 à 701,82 FCFA le litre. Son soutien unitaire recule également, de 205,76 à 204,98 FCFA, tandis que son prix à la pompe demeure fixé à 840 FCFA.

Pour le gasoil, le renchérissement ralentit nettement après plusieurs mois de hausse. Entre septembre et octobre, son coût d’importation avait augmenté de 114,83 FCFA, soit 13,4 %, contre seulement 0,98 % entre octobre et novembre. Mais depuis juillet, où il s’établissait à 653,85 FCFA, il a progressé de 330,61 FCFA (+50,6 %). Sur la même période, le soutien inscrit dans la structure tarifaire est passé de 109,22 à 439,83 FCFA par litre, soit une augmentation identique de 330,61 FCFA.

Cette évolution intervient alors que le gouvernement fait face à une augmentation de la charge liée au maintien des prix administrés. Dans un entretien publié le 14 octobre parInvestir au Cameroun, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avait évalué à 57 milliards de FCFA le soutien aux carburants pour le seul mois de septembre 2026, sans préciser le statut comptable de cette somme. Le Fonds monétaire international (FMI) avait également averti, le 1er octobre, que les importantes subventions aux carburants contribueraient à une nouvelle dégradation du solde budgétaire camerounais en 2026.

Les montants unitaires de novembre ne permettent toutefois pas de déterminer la dépense effectivement supportée par les finances publiques. La ligne « soutien/remboursement État » correspond à un ajustement dans la formule tarifaire. Le calcul de la charge budgétaire dépend notamment des volumes concernés, des compensations reconnues et des paiements réellement exécutés.

La structure applicable du 1er au 30 novembre 2026 au dépôt de Douala-Bonabéri détaille le mécanisme. Pour le gasoil, le prix du produit importé s’établit à 848,53 FCFA le litre. Après intégration des droits de douane, de la TVA, des autres prélèvements et des frais liés au service d’importation, son coût atteint 984,46 FCFA. La structure ajoute notamment la marge de l’importateur avant de faire intervenir le soutien de 439,83 FCFA, qui contribue à ramener le prix d’entrée au dépôt de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) à 565,37 FCFA TTC.

Le prix final de 828 FCFA intègre ensuite les prélèvements et les charges de distribution. Parmi ces postes figurent notamment 65 FCFA par litre de taxe spéciale sur les produits pétroliers, 54,50 FCFA au titre de la péréquation transport, 47,88 FCFA de soutien à la raffinerie et 22,50 FCFA destinés à la modernisation des infrastructures. Ces composantes restent inscrites dans la structure malgré la hausse du coût d’importation.

Baudouin Enama

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Raymond Chiya Zok choisit Franck Biya comme vice-président de la République

Published

on

Spread the love

Dans une tribune incisive, Raymond Chiya Zok, président du Regroupement des démocrates indépendants (RDI), légitime le choix de Franck Emmanuel Biya comme dauphin potentiel à […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici