Actualités locales
Des intellectuels camerounais demandent à l’Union Européenne de sanctionner Atanga Nji, Ngoh Ngoh…

Cette lettre a été adressée au représentant de l’Union Européenne au Cameroun, le 6 décembre 2025.
Lire ici la lettre :
Monsieur l’Ambassadeur,
Nous, intellectuels, chercheurs, universitaires, artistes et acteurs engagés de la société civile camerounaise, vous écrivons au lendemain du décès en détention de Monsieur Anicet Ekane, figure majeure du pluralisme politique depuis les années 1990, militant constant de la liberté, et acteur indéfectible de l’opposition démocratique.
Votre réaction immédiate, digne et rigoureuse — ainsi que la Déclaration du Porte-parole de l’Union européenne du 28 octobre — ont été accueillies au Cameroun comme un rappel nécessaire des principes qui fondent un État de droit : la protection de la vie humaine, le respect des libertés politiques, et l’interdiction absolue de la violence d’État.
Mais les derniers événements exigent désormais plus qu’un rappel. Ils exigent des mesures immédiates.
Une chaîne de commandement clairement identifiée
Les informations aujourd’hui publiques et concordantes permettent d’établir la responsabilité directe de plusieurs hauts responsables de l’État dans l’arrestation, la détention et la mort d’Anicet Ekane :
Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire Général de la Présidence : auteur présumé de l’ordre initial.
Paul Atanga Nji, Ministre de l’Administration Territoriale : relais politique et commanditaire exécutif.
Galax Etoga, Secrétaire d’État à la Défense (SED) : responsable des lieux de détention.
Colonel Otoulou : exécution opérationnelle des instructions.
Ce n’est pas un accident administratif. C’est une décision politique. Et c’est aujourd’hui un décès qui engage la responsabilité de l’État.
Des témoignages d’une gravité exceptionnelle
Les faits rapportés par les avocates Me Dorcas Nkomgne, Me Laurie Meboung et Me Tchakounté Charlotte décrivent une succession de violations flagrantes :
Interdiction d’accès à un détenu politique,
Ordres contradictoires des forces de sécurité,
détention prolongée hors cadre légal,
absence de soins appropriés,
obstruction systématique à la défense.
Plus grave encore, les propos attribués au Ministre de l’Administration Territoriale révèlent un mépris choquant pour la vie humaine :
« Pour celui-là, s’il pouvait même mourir et nous laisser le Cameroun en paix… S’il meurt, je serai le premier à lui acheter le cercueil. »
C’est une banalisation explicite de la mort politique.
C’est un aveu.
Et c’est une rupture radicale avec les obligations internationales du Cameroun.
De son côté, le Ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a déclaré dans un entretien rendu public :
« Je suis triste. Ekane était mon ami. »
« Il y a des décisions prises sans consulter ceux qui ont une position différente. »
« Si j’avais été consulté, je ne l’aurais jamais autorisé. »
Cet aveu montre un État hors de contrôle, où les décisions les plus graves sont prises en dehors de tout cadre institutionnel, sans consultation ni responsabilité.
Un pays au bord de la rupture
La colère exprimée par des acteurs citoyens, notamment dans le message d’Alain Boris Tchientcheu, coordinateur du mouvement Cartes d’Électeurs, témoigne d’un climat explosif :
« Anicet Ekane, le mort de trop. Atanga Nji, prépare-toi. Je n’ai plus peur. »
Ces mots signalent une rupture de confiance entre le pouvoir et la population.
Ils témoignent d’un risque réel de confrontation.
Le Cameroun approche d’un point de bascule.
Notre demande : des sanctions immédiates
Dans l’attente d’une enquête indépendante, transparente et internationale — seule à même d’établir la vérité — nous demandons que l’Union européenne envisage sans délai des mesures ciblées (type travel ban, gel d’avoirs et suspension de coopération individuelle) à l’encontre des responsables identifiés :
Ferdinand Ngoh Ngoh
Paul Atanga Nji
Galax Etoga
Colonel Otoulou
Ces sanctions ne seraient pas une ingérence.
Elles seraient un devoir moral et démocratique, destiné à protéger la vie humaine, prévenir l’escalade, et envoyer un message clair :
la mort d’un opposant politique en détention ne peut rester sans conséquence.
Une exigence de vérité et de justice
Monsieur l’Ambassadeur,
L’heure n’est plus aux constats.
L’heure n’est plus aux regrets.
L’heure est à l’action.
La mort d’Anicet Ekane est un crime politique.
Elle exige des réponses politiques.
Elle exige des sanctions immédiates.
Elle exige une vérité complète.
Nous vous remercions pour votre attention, votre engagement constant en faveur des libertés fondamentales, et le rôle décisif que l’Union européenne peut jouer dans ce moment critique de notre histoire.
Veuillez agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de notre très haute considération.
Le Collectif des Intellectuels Camerounais pour la Vérité et la Justice
(Liste disponible sur demande — noms non publiés ici pour raisons de sécurité.)




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Actualités locales
16 employés brûlés dans un incendie à Metafrique

Le bilan provisoire fait état d’une quinzaine de personnes brûlées.
L’entreprise Metafrique située dans la zone industrielle de Douala 3ᵉ est en flammes ce lundi 2 novembre. Samuel Dieudonné Ivaha, le gouverneur de la région, a fait le déplacement au sein de ladite entreprise. Selon son communiqué, on enregistre plus d’une quinzaine de brûlés. Elles ont été transférées à l’hôpital général de Douala.
Dans un communiqué, Metafrique affirme que les causes de l’incendie restent à déterminer. Il affirme qu’il a causé d’énormes dégâts humains et matériels. L’entreprise remercie les autorités administratives de la ville de Douala pour leur intervention rapide. Elle rassure également les familles des victimes sur la prise en charge.
Il est à rappeler que c’est pas la première fois où l’entreprise Metafrique connaît un incendie. En avril 2026, il y a eu 9 morts lors de cette tragédie.

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Actualités locales
Le MPCC ouvre ses portes : un signal politique à l’adresse des militants du FSNC ? JEAN BLAISE GWET FAIT PREUVE DE GRANDEUR ET D’UNION

Par Cédric AFANE
Nouvelle Télévision AFRICAINE
À l’approche des élections législatives et municipales annoncées pour février 2027, la scène politique camerounaise connaît de nouveaux repositionnements.
Une affiche du Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun (MPCC), dirigé par Jean Blaise GWET, attire l’attention avec un message évocateur : « Votre parti suspendu ? Le MPCC vous accueille. Une seule maison : le Cameroun. »
Derrière cette communication se dessine une invitation qui semble particulièrement s’adresser aux militants, cadres et anciens élus du FSNC, confrontés à une période d’incertitude politique après la suspension de leur formation.
Sans citer directement le FSNC, le MPCC laisse entendre qu’une autre voie de participation politique reste possible. Une manière de rappeler que l’engagement citoyen ne se limite pas nécessairement à une seule appartenance partisane.
Mais au-delà de cette ouverture, plusieurs questions se posent : quelle place sera réservée aux nouveaux adhérents ? Quelle vision politique leur sera proposée ? Et surtout, quel projet commun pourrait réunir ces différentes sensibilités ?
2027 approche et les recompositions politiques pourraient s’accélérer.Pour le MPCC, cette communication constitue une démarche de positionnement dans un paysage politique en mouvement.
La formule « Une seule maison : le Cameroun » résume toute la portée du message : au-delà des partis, des divergences et des ambitions individuelles, la nation demeure le cadre commun.
En politique, les circonstances changent, les alliances évoluent et les formations traversent des périodes difficiles. Mais les convictions, elles, doivent continuer à se construire autour des idées, des valeurs et des projets.
Cédric AFANE
Journaliste
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